Dossier

American Truck Simulator : Didier Pingeon ou le rêve américain

Notre avis
7 / 10

Par Pierre le

Didier Pingeon est un entrepreneur. Un vrai. Sur Eurotruck Simulator 2, Didier a monté une sacrée entreprise de transport et s’est fait beaucoup d’argent. Néanmoins, il ne rechignait jamais à prendre le volant pour un Metz-Prague. Originaire de Lille, il a toujours eu un rêve : devenir routier aux Etats-Unis.

Avec American Truck Simulator, il a décidé de vivre pleinement son rêve américain. Didier a donc quitté son Nord-Pas de Calais natal pour s’installer à San Francisco. Il sait qu’il doit tout recommencer de zéro. Mais Didier n’a pas peur. Didier sait que tout rêve a son prix. Et Didier est prêt, comme il n’a jamais été prêt dans toute sa vie.

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Arrivé à San Francisco, Didier remarque que les Etats-Unis, c’est avant tout l’Europe avec un autre décor. Bon, c’est vrai que ça a tout de même plus la classe que Roubaix, mais à part ça, c’est pareil. Son premier réflexe est de jeter un œil à la carte du coin, histoire de voir son nouveau terrain de jeu. Et il fût un peu déçu. Il se voyait déjà arpenter les routes des Rocheuses, conduire entre les champs du Kentucky et aller profiter des plages de Floride pendant sa pause. Mais non. American Truck Simulator ne lui propose qu’une carte somme toute mineure, comprenant la Californie et le Nevada. De plus, les routes se montrent moins nombreuses que sur le vieux continent. En réalité, les Etats-Unis proposent une carte environ deux fois plus petite que l’Europe. Mais Didier ne se décourage pas. Certes, il imaginait une carte à la The Crew, mais tant pis.

Premier constat, les villes sont mieux reproduites
Premier constat, les villes sont mieux reproduites

Comme en Europe, Didier doit commencer sa carrière en enchaînant des petits boulots. Sa première mission ? Un San Francisco – Sacramento. Une cargaison de jouets. Et lorsqu’il commence à prendre possession de son Peterbilt, il se rend compte que rien n’a changé. D’un côté à l’autre du monde, un bahut se conduit de la même manière. Et le camion, c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas.

En France, Didier traînait pas mal au Balto d’Armentières, histoire de faire son loto et se boire un petit ballon. Et son pote de bar, Hervé, lui racontait souvent son voyage à Los Santos. Il lui avait dit que conduire un camion, là-bas, c’était n’importe quoi. Vitesse de folie, non respect du code de la route, saltos arrière dans le désert… Rien à voir avec son début de carrière dans American Truck. Didier doit respecter la loi, prendre soin de son poids-lourd, s’arrêter au feux rouges, garder un œil sur les limitations de vitesse et mettre son clignotant avant de tourner. Un aspect qui ne plaira pas à tout le monde, mais qui satisfait notre routier nordiste qui ne veut pas avoir à faire avec les képis du coin.

Respecter les feux rouges ? La règle d'or d'American Truck
Respecter les feux rouges ? La règle d’or d’American Truck