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Buzz l’Éclair : “je suis très heureuse de ne pas avoir dû faire de compromis”

Buzz l’Éclair ne sera pas diffusé dans tous les pays du monde, à cause d’un baiser entre deux personnages féminins. On a rencontré le réalisateur et la productrice pour en parler avec eux.

Disney doit composer avec la censure appliquée dans plusieurs pays musulmans. Sorti ce mercredi 22 juin sur nos écrans, le spin-off de Toy Story ne sera pas diffusé partout sur le globe. La cause : un baiser échangé entre deux personnages féminins à l’écran. Pour la première fois dans son histoire, Pixar aborde l’homosexualité, par le biais de la narration de Buzz l’Éclair. Bien que très brève, la séquence a néanmoins été retoquée dans plusieurs pays.

Déjà sujet à controverse, alors que Disney avait envisagé de couper la scène au montage, la séquence a finalement trouvé sa place dans le film. Pour Galyn Susman, productrice, c’est déjà une victoire.

“Fort heureusement, ce n’est pas à nous de gérer les conséquences. Nous faisons nos films du mieux que nous pouvons, nous racontons l’histoire pour qu’elle soit la meilleure possible. Nous voulons faire le meilleur film possible. C’est Disney qui gère la diffusion. Je suis désolée que tout le monde ne puisse pas avoir accès au film. Je suis contente de ne pas avoir à compromettre le film pour accéder à ces territoires.”

Une expérience pour le cinéma

Alors que Disney semble miser essentiellement sur sa plateforme pour les films d’animation, Buzz l’Éclair fait figure de petite exception au moment de sa sortie en salles. Véritable condensé d’action et de science-fiction, le nouveau film des studios Pixar a été pensé pour le grand écran, et ne saurait se passer de cette exploitation.

La saga Toy Story a fait les belles heures de Pixar pendant plus de deux décennies. Premier film des studios, sorti en 1995, le long-métrage de John Lasseter s’est rapidement imposé comme une référence dans le cinéma d’animation. Il a participé à forger la réputation des studios, devenus depuis un incontournable des productions jeunesses. Toy Story a ainsi eu droit à plusieurs suites, dont le dernier volet sorti en 2019 sur nos écrans.

3 ans après ces retrouvailles, Pixar remet le couvert avec une production un peu différente. Cette fois-ci, ce n’est pas une histoire de jouet qui se déroule devant les yeux des spectateurs, mais une véritable aventure mêlant science-fiction et thriller. C’est du moins comme ça que Angus MacLane décrit les différentes inspirations qui ont nourri son récit.

“Visuellement, mes inspirations ont été le cinéma SF de 1977 à 1987 probablement, mais du côté de la narration ça a vraiment été les thrillers. Hitchcock et les films de conspiration des années 70. Tous ces genres ont infusé mon histoire.”

Pour autant, ce mélange des genres n’a pas été une évidence au début. Pixar a toujours eu à cœur de raconter l’humanité, dans ses failles et ses forces, la narration de Buzz l’Éclair n’a pas sacrifié ce volet au profit du grand spectacle.

“Je pense que ça a été beaucoup d’essais et d’erreurs, car il nous fallait trouver des choses qui résonnent avec l’histoire. Nous avons essayé de créer de l’action qui est motivée par les personnages, nous avons fait énormément d’aller-retour. Quand vous faites un film, vous essayez de contourner les problèmes, vous essayez de tester les personnages, tester la comédie et l’action pour découvrir si ces genres finissent par émerger quand vous les mélangez ensemble. C’est vraiment en développant tout cela que vous découvrez si ça fonctionne.”

Pour Galyn Susman, l’idée était vraiment de créer une aventure amusante du début à la fin. Il fallait que la narration raconte quelque chose, mais pas au dépens de l’aspect ludique du film. “Nous voulions faire quelque chose de vraiment amusant, c’était la priorité numéro 1.”

Dans sa volonté de rendre l’aventure la plus amusante et prenante possible, Buzz l’Éclair a ainsi été diffusé au cinéma à travers le globe. Pour la productrice et le réalisateur, cela n’aurait pas pu être autrement.

“Nous faisons toujours nos films pour le cinéma. De notre perspective, les films qui n’ont pas pu y accéder doivent cela au covid. Je pense que nous étions réticents à sortir ces films au cinéma, car nous ne voulions pas que les familles craignent la maladie dans les cinémas. Nous ne voulions pas qu’ils pensent devoir être en insécurité pour regarder ces films. Nous sommes enfin arrivés à un point où nous espérons que les gens se sentent assez en sécurité pour revenir au cinéma. C’est définitivement un film pensé pour le cinéma, d’abord pour l’expérience commune, mais aussi pour l’immersion qu’offrent les salles.”

Pour découvrir Buzz l’Éclair, c’est au cinéma que ça se passe. Le film est sorti sur nos écrans ce mercredi 22 juin. Au casting vocal, on retrouvera François Civil et Lyna Khoudri dans la peau de Buzz l’Éclair et Izzy. Tous deux donnent la réplique à Chantal Ladesou, Tomer Sisley et Michael Gregorio.

Découvrir Toy Story sur Disney+

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6 commentaires
  1. Pitié laisser la communauté LGBT en paix qu’il aime comme ils le veulent.
    Faites que cela soit aussi la normalité !
    Mais surtout qu’on arrête de parler de cette communauté sans cesse et partout!
    Ça me fatigue de lire tout les jours des articles a propos d’un(e) homosexuel(le) qui ce plaint encore et encore..
    Qu’on leurs donne ce qu’ils veulent ainsi on les entendra et on les verra moins .

  2. Je suis père de 2 enfants et interstellar m’avait émeu car on sublimait le rôle du père, et depuis peu, je sent des films Disnez une volonté de mettre en avant la cause LGBT (buzz light years avec son baiser, Dr strange 2 avec les 2 mamans de America) et mettre en retrait le couple hetero du coup je suis pas touché par les nouveau couple Disnez, ces orientations sexuel ne m’émeut pas et me font juste me dire qu’une case d’un cahier des charges a été coché.
    Aussi, on parle bien de film pour enfant de 6 ans et d’orientation sexuel ? Disnez est OK avec ça ?
    Moi je suis désolé mais je n’ai pas envie de faire un cours d’éducation sexuel à ma fille de 6 ans et mon fils de 8 ans ! Les différentes orientation sexuel leur seront largement montré plus tard à l’adolescence et peut-être que eux même seront gays mais là se sont des enfants et il faut les laisser en-dehors des lutes pour les orientations sexuel ! Ce n’est pas leur business à 6 ans !

  3. +1 morgan
    Je me souviens bien de ma façon de penser quand j’avais l’âge de tes enfants, et les trucs d’adultes je n’y comprenais rien, ca me faisait juste des questions insolubles et pourtant inutiles pour moi.
    Maintenant je ne sais pas la façon de penser des enfants actuels… ils sont tellement bousculés par plein de tv et de notions d’adultes hors de leur quotidien que leur esprit est certainement différent.

  4. C’est pas une question de cours d’éducation sexuelle, c’est surtout pour que cela devienne normal dans la société. Voir deux personnes de même sexe s’embrasser dans un film, ça ne devrait pas poser de problème et ça devrait être normal. Dans plein de films pour enfants on voit des couples hétéros s’embrasser, pourquoi pas des couples homos ?
    Bien sûr, c’est lors de l’adolescence que doivent être faits les cours d’éducation sexuelle, mais là il s’agit d’autre chose.

  5. Et nous Morgan, on n’a pas le droit d’être touchés ? Le cinéma ne doit être que pour les hétérosexuels avec enfants, sans quoi c’est une case à cocher ? Nous aussi on a le droit d’avoir des personnages avec qui s’identifier et avoir des émotions, non ?

    Et franchement l’argument de l’éducation sexuelle alors qu’il s’agit d’amour. Quand vous vous embrassez avec votre femme, vous n’expliquez pas aux enfants comment ils sont venus au monde ? Bah là c’est pareil, il ne s’agit pas de dire aux enfants comment ça se passe au lit. Juste de montrer de l’amour et qu’in peut aimer qui on veut. Si ça vous n’êtes pas capable de l’expliquer à vos enfants, c’est que le problème vient de vous, pas de DisneY (oui ça s’écrit pas avec un Z), ni de vos enfants.

    Votre commentaire témoigne d’un égoïsme et d’une ignorance flagrants.

  6. c’est un crime contre l’humanité: contre la nature humaine (si, par exemple, toutes les femmes veulent vivre ensemble, elles ont le droit, ou tous les hommes ne veulent plus de femmes, dans leurs droit , alors il n’y aura plus de descendance naturelle ni de famille naturelle; d’où, pas d’enfants, quelques années plus tard il n’y aura plus d’humains: c’est un génocide; chaque comportement de type Lgbt est crime.)
    si je coupe un arbre, ai-je le droit? si un ensemble de personnes coupent tous les arbres, ont-ils le droit?
    si je coupe un arbre pour fabriquer un meuble, ai-je le droit? si un ensemble de personnes coupent tous les arbres de la planète pour meubler toute la population, ont-ils le droit?
    il faut savoir que tout comportement droit être constructif en faveur de la nature et des humains : trouver l’équilibre stable (attention au déséquilibre ou a` l’équilibre instable : où toute variation minime implique un déséquilibre)

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