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Capteurs d’empreintes sous l’écran : comment ça marche ?

Smartphone

Par Henri le

Alors que les écrans pliables sont à nos portes, les lecteurs d’empreintes sous l’écran équipent déjà une partie des smartphones haut de gamme. Mais quelles sont les différences avec les capteurs traditionnels ?

Lecteur d’empreintes digitales, mapping 3D du visage ou bon vieux code numérique, les moyens de verrouiller son smartphone sont nombreux et évoluent rapidement. Alors que Face ID, le système de reconnaissance faciale d’Apple, a fait des petits chez la concurrence, une autre technologie s’apprête à se démocratiser sur nos smartphones.

L’industrie l’a décidé, les smartphones doivent afficher le plus grand taux d’occupation d’écran possible en façade. La chasse aux encoches, qui ont pourtant occupé la majorité des appareils haut de gamme de 2017, a déjà commencé. Elles sont soit réduites au maximum, comme celle du OnePlus 6T, soit effacées à la faveur d’un système escamotable comme le Honor Magic 2, l’Oppo Find X (motorisé) ou le prochain Xiaomi Mi Mix 3. Il ne fait nul doute que les autres grands constructeurs prendront le pli.

Cliché issu du réseau social Weibo

Pour occuper un maximum d’espace à l’avant, les constructeurs ont donc décidé qu’il fallait placer le lecteur d’empreinte sous l’écran. C’est le géant Synaptics qui s’est penché sur la question et a introduit la technologie avec le Vivo NEX lors du CES 2018. Cette solution, légèrement plus lente que les lecteurs traditionnels, se révèle efficace et a tous les atouts pour s’imposer. Mais quel est son processus de fonctionnement ?

Parfois désignée par le terme lecteur d’empreintes digitales sur écran », la technologie est en fait intégrée sous les écrans. On l’a retrouve pour l’instant sur des appareils plutôt haut de gamme, car elle ne peut fonctionner que sur des écrans Oled/Amoled. La raison est simple : ces dalles émettent leur propre lumière et sont donc plus fines que les LCD, qui nécessitent un rétroéclairage. Ces dernières sont donc plus épaisses, et ne permettent pas l’intégration de ce nouveau capteur.

Il faut également préciser que seule une partie spécifique de l’écran permet actuellement de déverrouiller le smartphone. Il n’est donc pas question d’appuyer n’importe où sur la dalle. Comme on le voit sur le GIF, l’endroit est indiqué en surbrillance. Peut-être que le capteur sera agrandi dans le temps pour laisser à l’utilisateur plus d’espace sur l’écran pour déposer son doigt.

Un capteur d’empreinte optique est utilisé afin de scanner les données. Quand le doigt se pose, l’écran émet une forte lumière sous ce dernier pour accentuer la lumière reflétée par les sillons de l’empreinte digitale. L’image produite est analysée et le résultat permet de valider ou non le verrouillage du smartphone. Il est donc conseillé de ne pas appuyer trop fort, pour que le capteur puisse bien différencier la hauteur et le dénivelé des plis papillaires.