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[Chronique] Et si… Batman et le Joker étaient la même personne ?

Chronique

Par Feel le

On inaugure une nouvelle rubrique, « Et si… » dans laquelle nous reviendrons sur des éléments de la pop culture pour y apporter une analyse différente, un regard alternatif. Le but n’est pas ici d’imposer une vérité absolue, mais simplement de vous permettre de (re)découvrir vos classiques, d’une façon à laquelle vous n’auriez pas forcément pensé. Le tout argumenté, sinon c’est trop facile. Et pour commencer, qui mieux que Batman, le super détective, le justicier masqué, le chevalier noir… le schizophrène ?

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Il est assez inutile de s’étaler sur les origines de Batman, tant elles nous ont été maintes fois relatées ici et là. Un court résumé est cependant de circonstance, afin de bien comprendre ce qui a pu amener le raisonnement d’aujourd’hui. Le jeune Bruce Wayne, âgé d’une dizaine d’années, sort du cinéma avec ses parents, Thomas et Martha. Ils sont allés voir The Mark Of Zorro, et le petit Bruce n’en peut plus, tellement il a kiffé.

Parce qu’on peut être milliardaire et pas bien malin, Thomas Wayne décide de passer avec sa femme et son fils par une petite ruelle, le genre qui porte généralement le sobriquet de « Guet-apens », pour se rendre à leur voiture, qui les ramènera dans leur somptueux manoir, aux abords de Gotham City. Seulement voilà, en chemin, ils vont croiser un voleur armé, qui semblera particulièrement intéressé par le collier de perles de Martha Wayne. Encore une fois, beau symbole d’intelligence que de sortir de chez soi avec un collier qui à lui seul vaut plus cher que le cinéma où vous allez, dans un quartier mal famé. Une rixe s’ensuit, et Thomas et Martha sont froidement assassinés par la petite frappe, sous les yeux du petit Bruce, dont le cerveau est alors inconsciemment switché sur l’envie d’être comme Zorro. Et c’est là que démarre normalement la légende de Batman telle qu’on la connait. Mais si toutes ses aventures, tous ses gadgets, et surtout, tous ses alliés et ennemis n’étaient en réalité que le fruit de l’imagination de Bruce Wayne ?

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16 réponses à “[Chronique] Et si… Batman et le Joker étaient la même personne ?”

  1. Cool cette nouvelle rubrique :)!
    Même si je n’y crois pas une seul seconde, j’ai pris un grand plaisir à lire le développement 🙂

  2. En un mot : propre !
    Merci, un vrai plaisir à lire ce dossier, ça stimule la matière grise.
    La théorie est plus qu’intéressante, pas étonnant de la part de quelqu’un qui a compris la vraie nature de Zack Snyder ^^

  3. La théorie est intéressante mais le développement est bien ficelé dans ces idées. Après Batman-Joker sont 2 personnages de Comics les mieux construits de l’univers Comics, des Nemesis parfaitement calibré pour que l’un soit l’anti-thèse de l’autre. Tellement bien calibré qu’on aime l’un comme l’autre.

    Mais bon la théorie c’est bien, juste que parfois il faut arrêter de chercher trop loin dans les histoires car sa ne reste que des histoires.

  4. Super sympa !!!
    La théorie est captivante et pousse à se remémorer les batailles épiques entre le Joker et Batman !
    Quand le Joker réussi à atteindre gravement Batgirl, Gordon ou Robin, ce serait le signe d’une aggravation du cas psychologique du gamin Bruce dans son pyjama avec les manches dans le dos ?

    Du coup, le personnage le plus équilibré de ce délire psychotique est Double-Face, car il représente ce que Bruce ne peut faire : l’agrégation de ses 2 principales personnalités !

    Merci pour cette article, Feel. Au plaisir de te lire à nouveau !

    ps : cet article me donne une furieuse envie de revoir Sucker Punch !!!!!! :p

    • On peut imaginer que la période Killing Joke représente en effet le passage à la puberté, ou à l’âge adulte, avec cette hyper violence qui vient se mêler à une sorte de sexualité malsaine, et surtout la perte de repères de Batman, qui rit comme un malade mental face au Joker. Ça se tient, en effet.
      En fait, il y avait beaucoup d’autres éléments de Batman qui venaient corroborer ma théorie, comme le concept improbable de la Batcave, même dans l’univers DC, mais l’idée n’était pas de faire un dossier de fond. On reste dans du divertissement.

      Merci à toi pour ton commentaire 🙂

      Et t’es sérieux pour Sucker Punch ? J’ai détesté ce film, alors que je voulais vraiment l’aimer… C’est là que j’ai commencé à me méfier de Snyder, d’ailleurs.

      • Oui, je suis sérieux pour Sucker Punch !
        En fait, la première fois que je l’ai vu j’ai pris ça pour un délire bizarre dans un univers de jeux.
        Mais à la vision du Bluray, en version longue, j’ai d’un coup compris qu’il y a au moins 3 niveaux de lectures du film et que, finalement, la vraie héroïne est Sweet Pea (et non Baby Doll). Toutes les autres sont des facettes de se psyché et chacune lui sert à “exorciser” une part d’elle-même pour accéder à une vraie libération de son esprit ….. qui finalement sera vaine car elle finit lobotomisée.
        En re-regardant le film sous cet angle, on constate un nombre incroyables d’indices en ce sens !

        • C’est un peu le truc qui m’emmerde avec Snyder. Le gars ne sait pas faire un film pour le cinéma. À chaque fois sa version salle est merdique, ratée, montée avec les pieds, et le gars te sort un director’s cut six mois après, plus long d’une demi-heure, et soi-disant plus compréhensible. C’est insupportable.
          Imagine si le mec qui te construit ta maison faisait ça. Il te fait saliver avec des super plans, tu kiffes, il te construit un taudis tout pourri qui s’effondre à moitié et il te dit : “Mais vous inquiétez pas, je suis pas content de ce que j’ai fait, mais je reviens dans six mois et si vous rallongez le double du prix de votre maison, je rajoute des poutres porteuses et une jolie véranda.”
          Le mec tu lui fais manger ses dents.

          Un vrai bon réal, il te fait un masterpiece du premier coup, pas en y revenant.

          • oui, c vrai ! 😀
            et d’ailleurs, Sucker Punch à eu une critique plutôt mauvaise… et, quelque part, méritée.
            L’écriture est bancale et le scénario mal exploité.
            MAIS les idées sont là et franchement sympa pour celui qui s’obstine ! 😉

  5. J’ai juste adoré l’article, et pourtant Dieu sait que j’aime pas les théories de fans tirées par les cheveux. Ça donne juste envie de relire certains tomes 🙂

  6. bon heureusement que les commentaires sont encourageant, parce que perso je suis pas fan des theories qui commence par:
    “…n’étaient en réalité que le fruit de l’imagination…”

    donc a la vue des commentaires je vais aller plus loin que cette ligne (cité ci dessus)

  7. Tu as presque trouvé la réponse mais tu est passé à coté de l’élément central : Bruce Wayne est l’assassin. C’est lui qui tue ses parents dans la ruelle, c’est lui le tueur. Hahahahahahah !!!!!

  8. Merci pour cet article, j’y ai pris beaucoup de plaisir 🙂
    Batman étant mon héros DC (voire tout confondu) préféré depuis ma plus tendre enfance, j’aime me nourrir de tout ce qui tourne autour de la psychologie du héros et de son antithèse (promis, pas la peine d’appeler le 15).

    SPOILER jeu Batman Arkhams (fin Arkham City et intrigue Arkham Knight) :
    Ta théorie m’a beaucoup fait penser au dernier jeu WB ft. Rocksteady – certes critiqué pour des problèmes de portage console->PC et un univers très/trop sombre – où Crane est le principal antagoniste, connu pour ses expériences qui ont pour but de réveiller les peurs les plus profondes de ses victimes. Tout le long du jeu, l’accent est donné sur le psyché de Batman et la fine limite qui le sépare du Joker. Ce dernier, pourtant mort dans Arkham City, reste un personnage principal, survivant dans le cœur de notre cher Batou.

    PS : J’aurai personnellement rajouté une petite référence à Flashpoint Paradox où on retrouve non pas Bruce Wayne, mais Thomas Wayne et sa femme (je déconseille à ceux qui regardent le show Flash de s’informer la dessus)

  9. J’arrive pas à retrouver l’endroit où je l’avais lu du coup je vous la propose ici :

    Batman a connu de nombreuses aventures alliant parfois la science fiction voir le surnaturel, et il lui est déjà arrivé de voyager dans le temps. Et si, à point précis de sa timeline, ce Batman renvoyé dans le temps se retrouvait une trentaine d’année plutôt dans une certaine ruelle de Gotham. La ruelle même où ses parents ont été assassiné sous ses yeux, et c’est justement ce soir là qu’il s’y retrouve, nu comme un ver (forcement le Bat-Costume ne passe pas dans le vortex temporel). Fort heureusement pour lui sur une poubelle traîne de vieilles guenilles de clochards. Il les enfile (et ressent un certain frisson en raison de leur aspect familier) et s’avance dans la ruelle, c’est alors qu’ils les voient. Thomas et Martha Wayne, ainsi que lui même à ses 9 ans, et il sait de quel soir il s’agit, il se retourne alors, s’attendant à voir surgir Joe Chill mais… Personne… Joe Chill n’est pas là… Joe Chill ne viendra pas ici ce soir. Mais si il ne vient pas, les Wayne ne mourront pas, et sans la mort de ses parents, Bruce ne deviendra jamais Batman, et sans Batman, le monde est perdu. Alors, tremblant, le héros réalise quels habits il porte, et, de sa main moite, il palpe la poche de son imperméable pour y découvrir un revolver. Celui la même qui lui servira a tuer ses propres parents dans quelques secondes.

    Bien entendu, il sait qu’il DOIT le faire. Il est Batman, il n’a pas d’autre choix mais vous vous imaginer soumis à un dilemme pareil ? Ca à de quoi rendre dingue non ? Imaginez un peu… Batman assassine ses propres parents, devant les yeux d’une version plus jeune de lui afin que plus tard il devienne le héros qui sauvera le monde… Et devra recommencer ce cycle. Après de tels événements il dérive dans la ville, dévasté, tel un zombie ne regardant même plus où il se dirige, et s’est ainsi qu’il chute dans un déversoir de produits chimiques, sa peau devient blanche, ses cheveux verts et lorsqu’il voit son refeler un sourire se dessine sur son visage, car il est le seul à comprendre l’ironie de la situation. Et c’est cet homme brisé, hors de son temps, sans identité qui s’exclaffe à la lune car il connaît la blague la plus drôle du monde mais ne peut raconter sa chute à personne…

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