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Dossier : Les plus célèbres plagiats au cinéma

Avatar est-il vraiment une création de James Cameron ?

Par Elodie le

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Les paysages somptueux de Pandora

James Cameron Vs Erik Ryder, Gerald Morawski et Bryant Moore

En 2011, James n’a pas eu à affronter un, mais trois plaignants lui contestant l’originalité d’Avatar, son film aux 2,8 milliards de dollars au box-office. Un succès planétaire et un univers foisonnant qui a suscité les convoitises.

Le premier, le scénariste Bryant Moore, reprochait au réalisateur de Titanic et Terminator, de trop grandes ressemblances avec ses œuvres The Pollination et Aquatica. Il a poursuivi la société de production du cinéaste, Lightstorm Entertainment, réclamant plus d’un milliard de dollars de dédommagement.

Mais le juge Titus, en a décidé autrement (jugement en .PDF) :

« Avatar suit un ancien marine paraplégique, Jake Sully – dont l’esprit commande un corps biologique génétiquement modifié -, à la découverte de la planète Pandora. La première œuvre de Moore, The Pollination, raconte l’histoire de deux armées, les pollinisateurs et leurs descendants. La seconde, Aquatica, porte sur une guerre entre deux tribus vivant sous l’eau, dont la plus impitoyable tente de dominer la planète. »

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Jake Sully sur Pandora

Pour lui, Avatar est une œuvre originale et le plaignant n’a pas réussi à démontrer quelques violations de copyright que ce soit. D’autant que James Cameron a fourni, lui, la preuve de son travail préparatoire et ancien sur Avatar, long de 45 pages (concepts-arts et manuscrits).
Il a notamment produit des croquis prouvant que l’idée de « transfert à partir d’un corps handicapé » était née dans son esprit à l’université. Quant au décor d’Avatar, composé notamment d’une faune extraordinaire, saules pleureurs fluorescents et autres merveilles, sont déjà présents dans sa toute première réalisation, le court-métrage Xenogenesis (1978)

Gerald Morawski, un consultant en effets visuels, prétendait quant à lui avoir rencontré James Cameron en 1991 et lui avoir présenté plusieurs illustrations concernant Pandora et les Navi’s tout en lui pitchant son projet, Les Gardiens du Paradis (Guardians of Eden) : l’histoire d’une lutte entre des vilains qui veulent s’emparer des ressources minières d’une planète pour leur propre intérêt, et la tribu indigène qui vit en harmonie dans cet environnement tropical.

Il assure avoir signé un accord de confidentialité qui prévoyait qu’il puisse conserver ses idées originales. Il demandait donc compensation.


Enfin, selon Eric Ryder, il a passé deux ans à travailler pour Lightstorm sur le projet qui servira de base à Avatar : KRZ 2068. Une épopée 3D à propos d’une organisation qui colonise et pille les ressources d’une planète lointaine merveilleuse et luxuriante. La justice a accordé le droit à Ryder d’avoir accès aux enregistrements de l’ordinateur personnel de Cameron pour établir qui des deux avait eu l’idée d’Avatar en premier.

Les deux plaignants ont finalement été déboutés par la justice qui a reconnu qu’Avatar était le fruit d’une création originale de James Cameron.

« Après avoir examiné les croquis de Cameron, il est évident que chaque élément d’Avatar qui viendrait soi-disant de ‘Guardians of Eden’ a été créé par James Cameron, avant sa rencontre avec Morawski. Le plaignant ne peut donc démontrer qu’il a subi des dommages, dont le vol d’idées. »