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[Dossier] Mad Max : le point sur l’avant et l’après Fury Road

Mad Max : les origines du cowboy de la route

Cinéma

Par Gaylord le

Mad Max : les origines du cowboy de la route

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Nombreux sont les fans à avoir découvert l’univers de George Miller à partir du second épisode, celui-là même qui a forgé le mythe maintes et maintes fois repris du monde post-apocalyptique aux allures de western spaghetti poussiéreux et désespéré. Les choses s’expliquent en grande partie par une reconnaissance en demi-teinte du premier opus, largement censuré dès son arrivée en 1980 dans nos contrées. Anecdote qui peut vous faire sourire aujourd’hui : le film échappe de peu à la mention pornographique, mais écope d’une interdiction pour un public de moins de 18 ans et d’une absence d’aide qui lui vaut de n’être diffusé que dans les salles pour films X — salles qui ne sont pas réputées pour leur technologie de pointe. Autre souci : le pitch, légèrement trompeur. Toute la communication se construit autour d’un film de vengeance, celle d’un policier qui voit femmes et enfants tués par un groupe de motards. Ce n’est pas totalement faux, mais ce n’est qu’une facette qui intervient dans le dernier tiers du film. Beaucoup de choses ont joué en sa défaveur, pourtant le premier Mad Max reste un film important, un film choc qui pose les bases d’une légende.

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À 21 ans, pour son premier rôle au cinéma, Mel Gibson interprète Max Rockatansky. Max est un « interceptor », comprenez un flic équipé d’un bolide dont la mission se résume à pourchasser des anarchistes aux allures de punks lancés à toute vitesse sur les routes australiennes. L’univers du jeune réalisateur George Miller (34 ans) prend racine après une première apocalypse, même si celle-ci reste encore de surface et ne répond pas à l’esthétique mise en place dans ses suites. Le film ne fait cependant aucune concession sur la violence de son univers. Violence visuelle des carcasses qui explosent, des mutilations et corps brûlés, mais violence morale surtout, soutenue par ses hommes devenus des prédateurs fanatiques et par toute l’horreur suggérée des scènes hors champ. C’est véritablement la naissance du mythe, le moment où Max le justicier devient Mad Max. Comme tout point de départ qui se respecte, on retrouve déjà tous les ingrédients qui feront la richesse de cette saga : les grandes lignes droites de bitumes qui traversent le désert, les bolides lancés à toute allure, les pneus qui crissent, la poussière (et la tension) qui ne retombe jamais, les méchants grandiloquents, et bien sûr, les accidents de la route et exécutions spectaculaires.

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