The Royal Writ est certainement le jeu de cartes le plus mignon de ces dernières années. La scène vidéoludique a beaucoup parlé de Balatro, Slay the Spire ou encore Inscryption. Mais le genre du deckbulding n’a pas a paraître aussi inaccessible. Ça tombe bien, The Royal Writ est aux antipodes de ces titres. Avec sa direction artistique digne d’un dessin animé pour enfant, et sa narration super rigolote, il pourrait être le jeu de votre weekend (faites nous confiance).
Désormais disponible dans le Game Pass sur PC, il bénéficie d’une porte d’entrée particulièrement simple pour celles et ceux qui auraient envie de lui donner sa chance sans dépenser un centime supplémentaire, bien que sur Steam il soit également très peu cher, à 7,39 euros actuellement.
Le deck-building, c’est quoi ?
Le deck-building est un genre de jeu dans lequel vous construisez progressivement votre propre paquet de cartes en gagnant de nouvelles cartes et en améliorant celles que vous possédez déjà. L’objectif est de créer les meilleures combinaisons possibles entre leurs effets afin de devenir plus puissant au fil de la partie.
Entre les effets des cartes, les ressources à gérer, les synergies à comprendre et les choix qui peuvent parfois déterminer toute une partie, les premières heures peuvent rapidement donner l’impression d’avoir besoin d’un Bac+18 en stratégie. The Royal Writ prend exactement le problème à l’envers. Son système est suffisamment intelligent pour donner envie d’expérimenter, mais suffisamment lisible pour qu’un joueur totalement novice puisse comprendre progressivement ce qu’il fait.

Vous n’avez jamais la pression
La première chose qui saute aux yeux, c’est évidemment sa direction artistique. Les petits personnages sont adorables, l’univers est coloré et le roi oiseau qui se trouve être le protagoniste de cette histoire, vous accompagne et apporte une belle touche d’humour à l’ensemble. Derrière cette apparence très accessible se cache surtout une narration qui donne envie de continuer.
Le jeu prend également son temps pour vous apprendre ses mécaniques. Le didacticiel est particulièrement bien pensé, et surtout, The Royal Writ ne vous pousse jamais à jouer dans la précipitation. Vous pouvez prendre le temps de lire les effets d’une carte, comprendre une capacité, réfléchir à la prochaine action et expérimenter différentes possibilités. Pour quelqu’un qui découvre le deck-building, cette approche change absolument tout.

Le système lui-même est d’ailleurs assez éloigné de l’image classique que l’on peut avoir du genre. Ici, vous ne faites pas face à un adversaire qui possède lui aussi un deck qu’il faudrait contrer tour après tour. Vous êtes le seul à poser vos cartes. Votre objectif consiste plutôt à faire progresser votre petite armée sur un parcours linéaire tout en lui permettant d’infliger suffisamment de dégâts pour venir à bout des obstacles qui se dressent devant elle, avant qu’elle ne soit décimée par l’adversaire principal.
Une armée de cartes à faire progresser
Visuellement, le fonctionnement est presque aussi simple à comprendre qu’une partie de jeu de plateau. Les cartes avancent progressivement de colonne en colonne, comme une petite armée qui progresserait sur un champ de bataille. Sur leur route, elles peuvent rencontrer différents obstacles, mais aussi découvrir des trésors, obtenir des récompenses ou subir des pénalités diverses.

C’est ici que le jeu commence à demander un peu plus de réflexion. Il faut apprendre à utiliser correctement ses cartes, qui reprennent quelques espèces du monde animal, anticiper les dégâts nécessaires et comprendre progressivement quelles combinaisons fonctionnent le mieux.
On expérimente, on se trompe, on recommence et, surtout, on comprend progressivement pourquoi une stratégie fonctionne mieux qu’une autre. Le jeu réussit à produire l’effet assez rare de donner aux débutants suffisamment d’espace pour apprendre tout en offrant aux habitués du genre de quoi optimiser leurs parties. Avec son arrivée dans le Xbox Game Pass, c’est probablement le meilleur moment pour essayer ce petit jeu indépendant.