Dossier

[La sélection de la rédaction] Les 10 films et séries à voir sur Netflix en octobre

Un peu de série avec ça ?

Cinéma

Par Henri le

Suburra

Présenté comme un préquel au film (et au roman) éponyme sorti en 2015, Suburra est une série ambitieuse, qui surfe une nouvelle fois sur la nouvelle vague mafieuse qui déferle depuis des années sur l’Italie. Le sujet avait de quoi rebuter, notamment car il a été de nombreuses fois évoqué auparavant via des films et séries comme Gomorra ou Romanzo Criminale. Netflix a pourtant choisi sa série pour être le fer de lance du service dans ce pays, après le flot de critiques reçues pour Marseille dans l’hexagone.

L’ancien quartier antique de la Suburra a toujours été connu pour sa pauvreté et sa violence. Et si la ville de Rome a évolué, ce dernier reste toujours une place forte des trafics en tout genre. Trois jeunes issus de milieux sociaux différents vont ici faire alliance pour sortir de leur pétrin, sans se rendre compte qu’il rentre peu à peu dans un jeu très dangereux, qui ronge leur part d’humanité de jour en jour.

Le show explore la sainte trinité du crime à l’italienne, mêlant mafia, politique et religion, pour dénoncer une réalité parfois occultée en Europe. Mais le traitement différent de chacun des protagonistes offre un regard frais sur la situation. Un début prometteur.

Mindhunter

Les serial killer ont toujours fasciné le grand public, qui voient en eux une énigme insolvable. David Fincher l’a bien compris et excelle dans la mise en scène de ces prédateurs, notamment via de grands succès comme Seven ou Zodiac. Le Britannique remet le couvert avec Mindhunter, qui marque sa seconde collaboration avec Netflix après plusieurs épisodes d’House of Cards.

La série est directement inspirée de l’ouvrage éponyme regroupant le témoignage de dizaines de ces tueurs à travers les États-Unis. Rédigé par John E. Douglas et Mark Olshaker, ce dernier est rapidement devenu un best-seller, mais aussi une véritable mine d’information pour la compréhension du phénomène. On y suit le parcours de deux agents du FBI qui décide de plonger dans la psyché des tueurs pour prévenir de nouveaux drames.

D’autres réalisateurs (Asif Kapadia et Andrew Douglas) viennent d’ailleurs prêter main-forte à Fincher. Le show respecte un rythme lent, principalement basé sur les conversations entre les enquêteurs et les pires tueurs en série américains. Les dialogues sont précis et percutants, et permettent de se frayer un chemin à travers ces esprits tortueux, parfois étonnant d’intelligence. Netflix réalise ici un beau coup.

Big Mouth

Évoquer l’adolescence et ses tourments n’est pas nouveau, mais Big Mouth le fait d’une manière assez originale. Cette série télévisée d’animation pour adultes créée par un quatuor composé de Nick Kroll, Andrew Goldberg, Mark Levin et Jennifer Flackett est exclusive au géant de la sVOD.

On y suit les aventures d’Andrew et de Nick, deux jeunes garçons qui commencent à subir les affres de la puberté. Ils se posent alors des questions sur leur sexualité et les bouleversements liées à cette période. C’est ainsi qu’ils découvrent que le monstre des hormones, qu’ils sont les seuls à voir, contrôle une bonne partie de leurs pensées.

Avec son humour trash, mais décapant, Big Mouth ne s’adresse pas aux enfants. Il offre en revanche une vision attendrissante de la jeunesse, du côté masculin et féminin. La bête et ses incitations de plus en plus vulgaires offrent différents niveaux de lecture. Car sous ses blagues vaseuses, la série propose un véritable message de tolérance et d’acceptation de son corps.