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Love, Death + Robots : Les cinq courts-métrages qui nous ont marqués

Série

Par Henri le

Sortie le 15 mars dernier sur Netflix, la collection de courts-métrages nommée Love, Death + Robots a réussi à faire parler d’elle. Focus sur les cinq œuvres qui nous ont tapé dans l’œil.

Chapeautée par les réalisateurs David Fincher (Seven, Zodiac, Fight Club…) et Tim Miller (Deadpool, Terminator 6), Love, Death + Robot a réussi à créer un véritable engouement chez certains amateurs de science-fiction. Cette série proposée par Netflix se découpe en 18 courts-métrages (de 5 à 15 minutes) et permet d’aborder différents sujets liés à l’amour, au sexe ou à la robotique. Les différents films proposés font la part belle à l’animation puisqu’on retrouve des œuvres dessinées, mais aussi en 3D. Chaque court-métrage a par ailleurs été réalisé par un studio distinct, et des Français sont à l’honneur pour deux d’entre eux.

On vous conseille de tout regarder, mais, par définition, certains d’entre eux vous plairont plus que d’autres. C’est pour cette raison qu’on vous a sélectionné les cinq plus marquants de cette première saison. Un moyen idéal de savoir si le reste vous plaira… En attendant une hypothétique nouvelle fournée.

Les Trois Robots

Cet épisode constitue une intéressante entrée en matière, et devrait certainement séduire un grand nombre de spectateurs. On y suit trois robots très perfectionnés venus faire du tourisme sur Terre. Le hic : tous les humains semblent être décédés brutalement il y a très longtemps, ce qui n’a pas l’air de les émouvoir, bien au contraire.

Au fur et à mesure qu’il découvre les vestiges de notre planète, il devise sur notre comportement de l’époque. Jusqu’à ce qu’un chat fasse son apparition… Un épisode plus fin qu’il n’y parait, qui fait penser à du Pixar pour adulte.

Derrière la Faille

Voilà le genre d’épisode dont vous allez vouloir vous repasser la fin. Ce court-métrage réalisé par les Français de Unit Image pourrait bien vous laisser bouche bée, et pas seulement à cause de la qualité de son animation. On y découvre le réveil houleux de l’équipage d’un vaisseau spatial à la dérive. Ce dernier se trouve en effet à des années-lumière de sa trajectoire d’origine.

Son commandant est heureusement recueilli par une amie (et amante) qui va tenter de lui expliquer la situation. Alors qu’ils conversent sur l’incident, ce dernier commence à se poser des questions sur la station qui l’entoure. Mais il y a certaines réponses qu’il ne vaut mieux jamais connaitre. Alors qu’on pensait que l’œuvre enchaînait les poncifs de la science-fiction, elle opère un retournement de situation assez mémorable.

Une bonne chasse

Il n’y a pas que la 3D dans le monde de l’animation. Une bonne chasse nous le rappelle avec beaucoup de talent, et se classe naturellement parmi nos favoris. En s’inspirant d’un célèbre personnage de conte chinois, ce court-métrage met en scène une « Hulijing », une femme-renarde qui séduit les hommes jusqu’à les rendre fous.

Le fils d’un chasseur se lie d’amitié avec l’une d’entre elle, et l’épargne. Malmenée, elle survit en ville en vendant ses charmes, mais perd peu à peu ses pouvoirs. Pour retrouver sa fougue d’antan, elle décide de robotiser son corps. Au-delà de sa beauté, ce mélange des genres, entre Gunmm et le studio Ghibli, ne nous a pas laissé indifférent.

L’œuvre de Zima

L’œuvre de Zima est peut-être le court-métrage qui nous a le plus marqué. Derrière ce trait particulier se cache une histoire particulièrement originale. Zima est probablement un des plus grands artistes de la planète. Fatigué de tirer le portrait de ses contemporains, il dédie sa vie à peindre la grandeur du cosmos en y laissant sa marque de fabrique : un étrange rectangle bleu.

Sentant qu’il arrive à la fin de sa carrière, il s’apprête à livrer sa dernière œuvre. D’habitude peu loquace avec la presse, il invite pourtant une journaliste dans sa demeure pour lui expliquer le sens de cette dernière… Cette réflexion poétique sur le sens de l’art exprime en dix minutes ce que certains biopics d’artiste n’ont pas réussi à saisir. Chapeau.

Une Guerre secrète

Si le scénario de cet épisode n’étonnera pas grand monde, sa mise en scène est mémorable. On y suit un groupe de soldats soviétiques traquant des bêtes sauvages inconnues qui s’attaque au hasard aux villages de Sibérie. Plus il se rapproche de la menace, plus ils comprennent que ces créatures ne viennent pas de chez eux. Et devant l’ampleur de la catastrophe, ils vont devoir livrer leur dernier combat pour la mère patrie. Un final explosif.

N’hésitez pas à nous communiquer ceux que vous avez le plus appréciés !