Dossier

John Wick, The Raid, Taken… Notre sélection des meilleurs films où on tue tout le monde

Cinéma

Par Henri le

Même s’il a connu son âge d’or durant les années 80-90, le cinéma d’action pur et dur existe encore. On a donc décidé de replonger dans les films les plus explosifs (et parfois stupides) de la dernière décennie.

Ci-gît le cinéma d’art et d’essai

Comme tous les arts existants, le cinéma est capable de retranscrire un panel varié d’émotions. Qu’ils s’adressent au grand public ou aux amateurs très exigeants, certains films nous désarçonnent, nous bouleversent, nous accompagnent pendant un moment particulier de notre existence. Drames, comédies, thrillers, autant de genres qui servent à ce médium si populaire pour nous atteindre. On ne compte plus les chefs-d’œuvre qui ont su reconstituer l’espace d’un instant des sentiments comme la solitude, l’amour, la honte ou la rédemption. Cette sélection… Ne raconte pas leur histoire.

Le 7e art est aussi celui qui réussit le mieux à restituer l’effet d’un coup de poing dans les gencives ou l’explosion d’une grenade. Les producteurs de films d’action américains des années 80-90 l’ont rapidement compris, et nous ont livré une déferlante de films stupides et parfois géniaux, libérant du « temps de cerveau humain disponible » pour Coca-Cola ou la dernière Seat Ibiza.

Vous avez la référence ?

On aurait bien sûr pu évoquer la carrière de Chuck Norris (qui met les pieds où il veut) ou de Steven Seagal (un Professionnel avec un grand « P ») mais on a décidé de vivre à notre époque. Voici donc un passage en revue des films d’action les plus bourrins de la dernière décennie. Un adjectif qui ne va pas forcément de pair avec « chef-d’œuvre » mais qui permet de se détendre au beau milieu de coups de feu et d’explosions en tout genre.

PS : Si vous cherchez des listes de films d’action plus qualitatifs, nous vous renvoyons vers nos anciens dossiers concernant les films d’arts martiaux, d’action ou encore d’espionnage.

John Wick

Dans un monde normal, refuser de vendre sa Ford Mustang peut vous valoir une petite remarque cinglante ou un soupir désabusé. Pas dans celui de John Wick. Dans un monde normal, un client éconduit ne vous vole pas votre voiture en tuant votre chien. Pas dans celui de John Wick. Dans un monde normal, vous n’allez pas vous venger en massacrant les trois quarts de la mafia russe à New-York. Pas dans celui de John Wick.

Si le scénario ne devrait pas vous donner le tournis, le long-métrage de David Leitch et Chad Stahelski se savoure tout de même avec plaisir. Un visionnage facilité par la prestation taciturne de Keanu Reeves et une mise en scène stylisée qui fait passer l’assassinat pour un sport de cardio.

SPOIL : Dans le second, ils font exploser sa maison. Et puis, il y a Morpheus.

Taken

Liam Neeson, c’est Rob Roy, Michael Collins, La Liste de Schindler… Et Taken. Un film qui marque le début d’un nouveau départ pour l’irlandais. Fini les films d’auteur, exit l’émotion, le gaillard d’1m93 a décidé de parler avec ses phalanges. Le film de Pierre Morel va lui en donner l’occasion grâce à une mise en scène efficace et un scénario qui évite les circonvolutions tout en mettant en avant son charisme naturel.

Alors qu’il entend via téléphone portable le kidnapping de sa fille, Bryan Mills, un ancien agent des services secrets américains, sait qu’il n’a que quelques jours pour agir. Il quitte sur le champ les Etats-Unis pour notre belle capitale, afin de se lancer à la poursuite d’un gang de mafieux albanais qui se spécialise dans la traite des femmes. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il se sont trompé de cible. Il n’y a plus qu’à leur souhaiter… “Bon Chance”.

Equalizer

Si Man On Fire est un peu trop vieux pour figurer ici, on avait du mal à ne pas évoquer Denzel (pas besoin de dire son nom). Ses retrouvailles avec le réalisateur Antoine Fuqua ne sont certes pas aussi éclatantes que dans Training Day mais Equalizer se savoure quand même avec plaisir. On aurait aimé que la psyché du personnage principal soit un peu plus travaillée, mais le réalisateur américain nous gratifie tout de même d’une mise en scène très propre et de combats parfaitement orchestrés.

Inspiré de la série télévisée éponyme diffusée dans les années 80, le long-métrage met en scène Robert McCall, un agent secret fatigué qui travaille désormais dans un magasin de bricolage. Une reconversion a priori tranquille jusqu’à ce qu’il rencontre (fortuitement) une prostituée en détresse, travaillant sous le joug de la mafia russe. Il va donc s’attaquer à leur chef, le terrible Vladimir Pushtin. Ça ne s’invente pas.

Machete

Dany Trejo a ce qu’on appelle “une gueule de cinéma”. Et ses copains Quentin Tarantino et Robert Rodriguez l’ont bien compris. Ce dernier lui a donc offert le rôle principal dans Machete, un film volontairement parodique qui fait hommage aux séries Z que les deux larrons apprécient tant.

La mise en scène cultive le vintage et respecte l’esprit Grindhouse avec des scènes ultra-violentes, sur fond d’esprit contestataire. Accusé à tort d’un assassinat politique, un simple jardinier mexicain va devoir affronter les vrais coupables. Mais ce que ses ennemis ne savaient pas, c’est qu’il était autrefois un agent fédéral légendaire, dont le surnom faisait trembler tous les malfrats… LA MACHETTE. Mais parfois une bande-annonce vaut plus qu’un long discours.

Hypertension

Des scénarios débiles, vous en avez déjà croisé pas mal jusque-là. Mais celui d’Hypertension décroche la timbale. Après avoir raté un contrat, un tueur à gages du nom de Chev Chelios se réveille en apprenant qu’il a été empoisonné. S’il ne veut pas mourir, il doit constamment stimuler son adrénaline sous peine de subir un arrêt cardiaque. Il va donc chercher un antidote chez ses anciens employeurs.

En lorgnant vers le cinéma de Guy Ritchie, Mark Neveldine et Brian Taylor livrent un film d’action épileptique qui exploite plutôt bien l’humour badass de Jason Statham. Le postulat de base permet au long-métrage de ne jamais voir la tension retomber. C’est du n’importe quoi, mais ça devrait rassasier les amateurs.

Expendables : Unité Spéciale

Alors que le visage des vieilles gloires du film d’action US commençait à flétrir, Millenium Films a décidé de les réunir pour un baroud d’honneur. Et les premiers concernés ont répondu à l’appel. Ce Super Smash Bros filmique réunit en effet des stars de trois décennies différentes, dans un festival d’explosions et de camaraderie virile.

Schwarzy, Van Damme, Statham, Li, Lundgren, Rourke, Crews ou Willis… Sylvester Stallone a réunit l’immense majorité de ses vieux copains pour livrer un film ou se croisent des fantômes du passé, mine de rien conscient que leur époque est presque révolue. On ne s’attardera pas trop sur le scénario (une bande de bidasses surarmés qui décide de renverser tranquillement un dictateur), mais on profitera en revanche de scènes d’action grandiloquentes et parfois ridiculement drôles. On peut être un gros balèze et avoir de l’autodérision !

John Rambo

Entre Expendables et John Rambo, un vent de nostalgie a soufflé sur le cinéma de la fin des années 2000. Vingt ans après le troisième épisode, les studios de production ont décidé de ressusciter la figure mythique de Rambo, qui a durablement marqué les années 80. Si le premier film est plus profond qu’il n’en à l’air, la saga n’a fait que monter crescendo dans l’action spectaculaire. Ce dernier épisode en date accumule les clichés, mais réserve quelques fusillades franchement impressionnantes et une scène de tir à l’arc ridiculement géniale, qui devraient rassasier les amateurs.

À plus de 60 ans, et après des années d’exil au nord de la Thaïlande, on aurait pu s’attendre à ce que le personnage campé par Stallone se soit assagi. Eh bien non. Reconverti en chasseur de serpent (pas banal), notre bon vieux John décide d’escorter un groupe de missionnaires chrétiens en Birmanie. Mais l’armée ne voit pas d’un bon œil cette aide humanitaire à un de ses peuples opprimés. On ne vous spoile rien en vous disant que les oppresseurs… Vont rapidement changer de camp.

The Raid I & II

Ici, on redevient sérieux puisque le long-métrage qui suit a eu un vrai impact sur le genre. Sous ses airs de petite production indonésienne, ce film dirigé avec brio par Gareth Evans aura mis un grand coup dans la fourmilière. Alors que l’on pensait que le cinéma d’arts martiaux était allé à peu près aussi loin que possible, The Raid a fait l’effet d’une bombe. En un peu plus de 1 h 30, le long-métrage a envoyé paître les derniers ténors du film d’action et a brutalement fait vieillir le reste de la production.

L’inventivité de la mise en scène combinée avec les incroyables talents d’athlètes des acteurs fait des merveilles. The Raid se vit comme un rush. Haletant, violent, parfois virtuose : Le film d’arts martiaux de ces dernières années. Cerise sur le gâteau, sa suite directe n’a pas été gâchée par une débauche de moyens financiers et se veut au moins aussi spectaculaire.