X-Men 97 c’est, avant même que l’on parle de cette saison 2, qui débute officiellement ce mercredi 1er juillet sur Disney +, un des meilleurs produits que Marvel Studios et plus exactement son département Marvel Animation, ait mis sur pied. C’est avant tout et surtout la continuité d’un produit phare des années 90, la série autrefois diffusée et produite par la Fox, X-Men 92, qui avait marqué les esprits et son époque pour sa fidélité aux comics, son style graphique et la maturité des intrigues proposées. Si Batman : La Série Animée reste une référence en la matière, X-Men n’est pas loin derrière, portée par un générique iconique et des arcs narratifs que les films live action n’ont pas hésité à reprendre, avec beaucoup moins de réussite dans l’ensemble.
Alors, il y a deux ans, l’enjeu était quand même de taille. Garder l’esthétique et l’ambiance de la série d’origine, la mettre quand même au goût du jour et assurer la continuité scénaristique avec la dernière saison, tout en devenant un point d’entrée pour tous ceux qui seraient passés à côté de la pépite de 1992. Marvel Animation a confié les clés du projet au studio Mir (Cyberpunk Edgerunners) pour un résultat vintage, totalement fidèle au design de l’époque. Graphiquement, la saison 1 était incroyable.
Une saison 1 marquante à tous points de vue
Niveau scénario, on n’était pas en reste non plus. La saison 1 d’X-Men 97 avait corrigé plein de choses, poussé le fan service à fond et mis en place quelques arcs savoureux à suivre. Dans le désordre, Cyclope nous offrait il y a deux ans un récital de l’usage de ses pouvoirs, loin de la version déclassée et critiquable en live action. Wolverine et Diablo nous offraient un ballet, griffes et épées mélangées, contre les Sentinelles Primes de Bastion. Wolverine perdait son adamantium, arraché par Magneto, dans une séquence reprenant trait pour trait la page de comics. Gambit se sacrifiait lors du massacre de Genosha, dans un moment qui donne encore quelques frissons. Et encore, on n’a listé que quelques-uns des moments marquants.

Alors forcément, après le final incroyable de la saison 2, il y avait une certaine pression. Pression d’autant plus grande parce que l’un des principaux artisans de ce comeback réussi, Beau DeMayo, été viré du projet peu avant la diffusion de la saison 1. Il n’était donc pas mobilisé sur cette saison 2. Nous avons eu la chance de découvrir en avant-première les quatre premiers épisodes de la saison en question, soit quasiment la moitié, puisque seuls neuf épisodes seront disponibles cette fois. N’ayez crainte : c’est encore meilleur que la saison 1.
Une nouvelle saison, trois équipes, trois temporalités, un seul ennemi
On avait abandonné les X-Men, éparpillés façon puzzle, dans trois temporalités différentes : une partie en Égypte, 3000 ans avant J.-C, une autre toujours dans les années 90 (l’époque contemporaine de la série) et, enfin, une dernière dans le futur, 3960 ans après J.-C. Toutes ces époques ont le même point commun : Apocalypse. Ppremier mutant de l’histoire et le plus dangereux de tous est la némésis des X-Men. Ils vont devoir le combattre sur plusieurs fronts du coup : avant son avènement en tant que méchant, au moment où ils sont le plus vulnérable et enfin, quand ce dernier a littéralement instauré un règne de terreur.

On ne vous spoilera rien, on évoquera même certains points dans des articles dédiés plus tard car il y a beaucoup de choses à dire. Cette saison attaque fort, avec un méchant inattendu et des révélations surprenantes, notamment pour ceux qui auront fait leur devoir et connaissent certains arcs des X-Men par cœur. L’autre gros plus de cette nouvelle saison, c’est d’ailleurs le fait qu’on ne s’attardera pas sur une seule équipe de super-héros, puisque les X-Force et les X-Factor sont aussi de la partie.
L’occasion d’étendre le lore, de faire du fan service aussi, avec les présences de Polaris, Havok, mais aussi de Psylocke, déjà aperçue dans la saison 1 sous la forme d’une transformation de Morph. Et puisque le fan service est ici totalement au service de l’action, des personnages comme Jubilee (à l’image de Cyclope lors de la précédente saison ou de Gambit) ont une fenêtre plus large d’exposition, avec des moments bien à eux. Et c’est fortement appréciable, histoire de ne pas toujours se reposer sur les mêmes visages.
Une saison 3 déjà prête à être servie, une quatrième déjà au four
Quatre épisodes, c’est suffisamment assez pour vous dire que cette saison 2 est du même acabit que la précédente, si ce n’est même meilleure. Le générique s’adapte totalement aux événements des épisodes, on le savait, mais aussi aux équipes en présence et c’est particulièrement bien fait. Si la disparition de Gambit avait choqué lors de la saison 1, que dire des dernières secondes de l’épisode 4 et des révélations fortes de ce même épisode ?
Disney a bien compris le potentiel de sa série, puisque la saison 3 est déjà produite et que le feu vert de la 4 a été donné il y a quelques semaines. On ne devrait donc pas attendre deux ans pour la suite, mais basculer sur un rythme annuel, une volonté de la firme pour la plupart de ses nouveaux projets (Daredevil : Born Again, Votre Fidèle Serviteur Spider-Man). Tant mieux, car quand c’est bon, on en redemande tout de suite.
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