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[Test] Castlevania : Lords of Shadow 2 : Le retour du Pur-Sang ? [PS3]

Par Henri le

Après un excellent coup d’essai avec le premier Lords of Shadow, le studio Mercury Steam a ressorti les canines pour conclure l’épopée de Gabriel Belmont. Faut-il...

Après un excellent coup d’essai avec le premier Lords of Shadow, le studio Mercury Steam a ressorti les canines pour conclure l’épopée de Gabriel Belmont. Faut-il croquer la pomme ou se faire raboter les chicots ?

castlevania-lords-of-shadow-2-pc-xbox-360-screenshots-2

La fin du premier Lords of Shadow laissait entendre qu’une suite pouvait être développée. C’est chose faite, et Gabriel Belmont, poseur devant l’éternel, est devenu la seule personne qui pouvait être plus m’as-tu-vu que lui-même : le prince Dracula. Et malgré un manteau en cuir top moumoute, la vie du bellâtre n’est pas si facile. Le suceur de ces dames a en effet tué son propre fils et cherche la rédemption à tout prix. Mais ses sujets maléfiques voient cette entreprise d’un mauvais œil. Le destin du Dr.Acula se retrouve donc dans les mains de Zobek, un vieil ami qui lui promet de lui retirer son immortalité. L’ambiance n’est donc pas à la franche rigolade.

Le changement, c’est maintenant

Conscient d’avoir déjà réalisé un très bon compromis des meilleurs beat them all de cette génération, Mercury Steam a voulu livrer un produit différent. En plus de s’être débarrassés d’une caméra 2.5D pourtant pas désagréable, les développeurs ont voulu alterner entre ère gothique et contemporaine. Une idée pour le moins intéressante, dont on perçoit néanmoins vite les limites. Si l’univers de Dracula, rempli de châteaux et autres catacombes baignant au clair de lune, séduit immédiatement, l’ère moderne fait plutôt penser au paysage industriel de Choisy-le-Roi.

Avouez qu'entre ça...
Avouez qu’entre ça…

Ces environnements, tristes comme un dimanche soir, font encore plus ressortir l’aliasing très prononcé dont souffre le jeu. Un problème considérablement atténué sur PC. Pire encore, le passage d’un monde à l’autre se fait par le biais d’un laborieux processus, qui ne donne pas envie de se balader pour le plaisir. Certains panoramas médiévaux, visuellement somptueux, rendent malgré tout hommage à l’héritage Castlevania. Mais on regrette un peu la verdure du premier épisode. Pas de quoi se planter un pieu dans le cœur non plus.

...et ça, la différence est énorme !
…et ça, la différence est énorme !

Gabriel Van Damme is back

Heureusement, vous passerez plus de temps à tabasser des hordes de démons qu’à regarder les décors. Et de côté-là, Lords of Shadow 2 convainc toujours autant. Les combos sont variés, et la montée en puissance se fait progressivement. Les combats ne laissent pas la place à l’ennui, malgré une durée de vie bien plus généreuse que la moyenne (comptez une quinzaine d’heures). Les boss, toujours aussi savoureux, demandent un plaisant mélange de stratégie et de dextérité. Les amateurs de beat them all seront donc heureux de retrouver un jeu au challenge ardu, qui ne se laisse pas envahir par les QTE. Le trio d’armes, composé du fouet de base, d’une épée voleuse de vie et de gants «spécial armures récalcitrantes», exige une utilisation parcimonieuse de chaque jauge de magie. C’est certes connu, mais on se prend pour un surhomme. Et c’est ça l’essentiel.

L'épée du néant "vampirise" la vie de vos adversaires.
L’épée du néant “vampirise” la vie de vos adversaires.

Rat Simulator 2014

Au cours de son aventure, un peu comme un cheveu sur la soupe, le joueur est confronté à des phases d’infiltration. Une idée bien hasardeuse, qui m’a personnellement fait penser à la tentative infructueuse de Shadow of Rome (quel jeu !). Ces étapes ne requièrent l’utilisation que de deux de vos pouvoirs, et deviennent vite ridicules. Si se transformer en rat peut faire sourire la première fois, l’effet kiss cool passe très vite à la trappe, et on a plus l’impression que ces séquences servent à aérer les combats plutôt qu’à vraiment nous divertir. Bref, c’esr rat-té. Je sors.

L’envie d’avoir envie

Ces défauts pourraient démoraliser une bonne partie des curieux. Et pourtant, on continue à jouer. Malgré quelques passages à vide, Mercury Steam a malgré tout réussi à sans cesse renouveler l’intérêt du joueur en quête de combat. Le premier tiers du jeu est relancé par un affrontement épique contre une gorgone, le second grâce au superbe univers d’un marchand de jouets démoniaque. Enfin, les trois dernières heures, où vous jouissez de vos pleins pouvoirs filent à un rythme plus que soutenu. Arrivé au bout de l’aventure, ces moments marquants sont ceux qui restent en mémoire. Plus que les nombreux petits ratés. Repu, on se dit qu’on a eu notre dose de beat them all pour l’hiver.

La rencontre avec le fabricant de jouet est marquante.
La rencontre avec le fabricant de jouet est marquante.

Lords of Shadow 2 n’est peut-être pas un grand Castlevania, mais c’est un bon beat them all. Mercury Steam a voulu injecter des idées neuves dans le gameplay, sans réussir à les rendre cohérentes ou intéressantes. Restent des phases de combat de haute volée, qui ne laissent aucun répit au joueur. Les affrontements s’enchainent sans pour autant lasser, notamment grâce à des boss dotés d’une vraie direction artistique. Les amateurs de combos rageurs peuvent donc envisager de se laisser « sucer » un peu de leur temps.

Après un excellent coup d’essai avec le premier Lords of Shadow, le studio Mercury Steam a ressorti les canines pour conclure l’épopée de Gabriel Belmont. Faut-il croquer la pomme ou se faire raboter les chicots ?

castlevania-lords-of-shadow-2-pc-xbox-360-screenshots-2

La fin du premier Lords of Shadow laissait entendre qu’une suite pouvait être développée. C’est chose faite, et Gabriel Belmont, poseur devant l’éternel, est devenu la seule personne qui pouvait être plus m’as-tu-vu que lui-même : le prince Dracula. Et malgré un manteau en cuir top moumoute, la vie du bellâtre n’est pas si facile. Le suceur de ces dames a en effet tué son propre fils et cherche la rédemption à tout prix. Mais ses sujets maléfiques voient cette entreprise d’un mauvais œil. Le destin du Dr.Acula se retrouve donc dans les mains de Zobek, un vieil ami qui lui promet de lui retirer son immortalité. L’ambiance n’est donc pas à la franche rigolade.

Le changement, c’est maintenant

Conscient d’avoir déjà réalisé un très bon compromis des meilleurs beat them all de cette génération, Mercury Steam a voulu livrer un produit différent. En plus de s’être débarrassés d’une caméra 2.5D pourtant pas désagréable, les développeurs ont voulu alterner entre ère gothique et contemporaine. Une idée pour le moins intéressante, dont on perçoit néanmoins vite les limites. Si l’univers de Dracula, rempli de châteaux et autres catacombes baignant au clair de lune, séduit immédiatement, l’ère moderne fait plutôt penser au paysage industriel de Choisy-le-Roi.

Avouez qu'entre ça...
Avouez qu’entre ça…

Ces environnements, tristes comme un dimanche soir, font encore plus ressortir l’aliasing très prononcé dont souffre le jeu. Un problème considérablement atténué sur PC. Pire encore, le passage d’un monde à l’autre se fait par le biais d’un laborieux processus, qui ne donne pas envie de se balader pour le plaisir. Certains panoramas médiévaux, visuellement somptueux, rendent malgré tout hommage à l’héritage Castlevania. Mais on regrette un peu la verdure du premier épisode. Pas de quoi se planter un pieu dans le cœur non plus.

...et ça, la différence est énorme !
…et ça, la différence est énorme !

Gabriel Van Damme is back

Heureusement, vous passerez plus de temps à tabasser des hordes de démons qu’à regarder les décors. Et de côté-là, Lords of Shadow 2 convainc toujours autant. Les combos sont variés, et la montée en puissance se fait progressivement. Les combats ne laissent pas la place à l’ennui, malgré une durée de vie bien plus généreuse que la moyenne (comptez une quinzaine d’heures). Les boss, toujours aussi savoureux, demandent un plaisant mélange de stratégie et de dextérité. Les amateurs de beat them all seront donc heureux de retrouver un jeu au challenge ardu, qui ne se laisse pas envahir par les QTE. Le trio d’armes, composé du fouet de base, d’une épée voleuse de vie et de gants «spécial armures récalcitrantes», exige une utilisation parcimonieuse de chaque jauge de magie. C’est certes connu, mais on se prend pour un surhomme. Et c’est ça l’essentiel.

L'épée du néant "vampirise" la vie de vos adversaires.
L’épée du néant “vampirise” la vie de vos adversaires.

Rat Simulator 2014

Au cours de son aventure, un peu comme un cheveu sur la soupe, le joueur est confronté à des phases d’infiltration. Une idée bien hasardeuse, qui m’a personnellement fait penser à la tentative infructueuse de Shadow of Rome (quel jeu !). Ces étapes ne requièrent l’utilisation que de deux de vos pouvoirs, et deviennent vite ridicules. Si se transformer en rat peut faire sourire la première fois, l’effet kiss cool passe très vite à la trappe, et on a plus l’impression que ces séquences servent à aérer les combats plutôt qu’à vraiment nous divertir. Bref, c’esr rat-té. Je sors.

L’envie d’avoir envie

Ces défauts pourraient démoraliser une bonne partie des curieux. Et pourtant, on continue à jouer. Malgré quelques passages à vide, Mercury Steam a malgré tout réussi à sans cesse renouveler l’intérêt du joueur en quête de combat. Le premier tiers du jeu est relancé par un affrontement épique contre une gorgone, le second grâce au superbe univers d’un marchand de jouets démoniaque. Enfin, les trois dernières heures, où vous jouissez de vos pleins pouvoirs filent à un rythme plus que soutenu. Arrivé au bout de l’aventure, ces moments marquants sont ceux qui restent en mémoire. Plus que les nombreux petits ratés. Repu, on se dit qu’on a eu notre dose de beat them all pour l’hiver.

La rencontre avec le fabricant de jouet est marquante.
La rencontre avec le fabricant de jouet est marquante.

Lords of Shadow 2 n’est peut-être pas un grand Castlevania, mais c’est un bon beat them all. Mercury Steam a voulu injecter des idées neuves dans le gameplay, sans réussir à les rendre cohérentes ou intéressantes. Restent des phases de combat de haute volée, qui ne laissent aucun répit au joueur. Les affrontements s’enchainent sans pour autant lasser, notamment grâce à des boss dotés d’une vraie direction artistique. Les amateurs de combos rageurs peuvent donc envisager de se laisser « sucer » un peu de leur temps.

Notre avis

Plaisant

7 / 10