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[Impressions] Ghost Recon Wildlands

Par Mathieu le

Le 7 mars prochain, un nouvel de la série des Ghost Recon verra le jour sur nos PS4, Xbox One et PC. Wildlands, puisque c’est son nom, a pu se laisser approcher durant une belle session de jeu et nous en apprendre plus sur ses capacités à laisser de côté le passé de la série pour se tourner vers de nouveaux idéaux.

Bienvenue en Bolivie. C’est au sein de ce pays de plus de dix millions d’habitants que vous allez devoir vous familiariser avec ce nouvel opus. Vous incarnez toujours un membre de l’unité d’élite des Ghosts avec pour objectif d’atteindre un certain El Sueño, grand méchant de cet opus. Ce dernier est à la tête d’un des plus grands réseaux de drogue au monde et notamment de cocaïne, les Santa Blanca. Vous devrez alors vous infiltrer au sein de ces cartels pour comprendre mieux la personnalité de ce personnage aussi charismatique qu’effrayant et pouvoir ainsi espérer l’approcher. Votre but ? Détruire et révéler les connexions qui existent entre Santa Blanca et le gouvernement local.

Les bases sont donc rapidement posées. Mais au-delà de l’aspect purement scénaristique du jeu, Ghost Recon Wildlands a de quoi faire saliver. La carte du jeu est d’ores et déjà décrite comme « la plus vaste jamais proposée par Ubisoft », pourtant déjà aguerri dans la construction de mondes ouverts. 21 régions composent finalement cette Bolivie plus vraie que nature, doux mélange entre civilisation moderne et plaines désertiques. Nous n’avons pu nous rendre que dans une seule de ces régions mais le fait est qu’il y avait déjà de quoi faire. De quoi vivre, serait-on même tenté de dire.

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L‘univers fourmille de détails et présente des diaporamas qui feront plaisir aux collectionneurs de screenshots. La population locale se veut bien représentée et il est rare de se retrouver seul pendant très longtemps. De ce côté là, on reconnaît par ailleurs l’influence d’un certain Far Cry. Que ce soit dans la modélisation ou la conception de cet immense terrain de jeu, on sent que les équipes d’Ubisoft avaient déjà une expérience certaine lorsqu’il a s’agi de modéliser une carte comme la Bolivie. On nous promet ainsi onze écosystèmes tous différents et dépendants les uns des autres qui rythmeront l’aventure du joueur.

Néanmoins, dans cette version, le jeu n’était techniquement pas encore au point. Textures baveuses, clipping, aliasing, profondeur de champ limitée… Il y avait encore de réels efforts à faire de côté-là. Alors que le jeu sort dans un peu plus d’un mois et demi, c’est assez inquiétant.

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[nextpage title= »Un gameplay savoureux »]
Venons-en maintenant à ce qui fait le charme de ce nouveau Ghost Recon : la liberté. Dès le départ, le joueur est prévenu, il est ici en terre inconnue et va devoir trouver les solutions pour mettre un terme au trafic d’El Sueño. La Bolivie qui se présente face à nous compte 26 boss, tous ayant une relation particulière avec le grand méchant du jeu. Avant de les affronter, vous devrez obtenir des informations, libérer des prisonniers rebelles, vous infiltrer dans des camps de forces spéciales, etc. Mais ça, c’est vous qui décidez où, quand et surtout comment. En fait, vous n’êtes même pas obligé d’affronter certains boss. C’est vous qui choisirez si aller à leur rencontre vous aidera réellement à terminer votre quête. Mise à part El Sueño, on nous a même assuré qu’il était possible de n’affronter aucun de ses sbires.

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Le fait est qu’aller les défier pourrait vous aider à obtenir documents, informations, expérience et aide supplémentaire. Les créateurs du jeu nous ont en tout cas promis que « chaque région proposera une expérience différente » et qu’il sera donc nécessaire de s’y adapter pour survivre. De plus, Wildlands ne bénéficie d’aucun script, ce qui devrait rendre en théorie chaque session différente et unique. Les PNJ pourront avoir une réaction contraire à ceux de votre collègue ou voisin en situation similaire. Bien que nous n’ayons pas vraiment pu vérifier ce point, notons tout de même que l’I.A. semblait de bonne qualité. On pense notamment à nos alliés, puisque nous formons une équipe de 4, et que ceux-ci ont un véritable intérêt, ce qui est rare pour être souligné. Si c’est vous qu’ils écouteront en priorité, le fait est qu’ils ont été d’une grande aide sur les missions que nous avons pu mener. Les ennemis eux aussi paraissaient particulièrement perspicaces. Si quelques bugs sont à noter dans leur comportement, le fait est qu’ils réagissaient intelligemment aux situations auxquelles ils étaient confrontés. Un vrai bon point.

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Wildlands assume aussi son petit côté RPG. Tout d’abord, il vous faudra débuter la partie en créant votre avatar parmi les milliers de possibilités qui s’offrent à vous. Pendant le reste du jeu, vous aurez également la possibilité de gagner de l’expérience qui vous permettra de débloquer les points de compétences nécessaires afin de faire évoluer votre personnage. De plus, crafter son équipement et ses armes s’avère extrêmement important afin de gérer toutes les situations futures et les combats à venir.

Pour se déplacer dans cette Bolivie plus vraie que nature, vous aurez la possibilité de conduire une soixantaine de véhicules dont des avions, des hélicoptères, des motos, des tanks et même des tracteurs. Tout se prenait en tout cas aisément en main, malgré certains mouvements étranges et quelque peu abruptes. En fait, ce nouvel épisode de Ghost Recon parait beaucoup plus accessible et intuitif que ses prédécesseurs et devrait toucher un public plus vaste. Reste à savoir si l’expérience vaut le coût sur la durée et si elle réussira à tenir toutes ses promesses, sans oublier de corriger les actuels petits problèmes techniques. Réponse en mars prochain.

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Ghost Recon Wildlands, c’est le 7 mars sur PC, Xbox One et PC