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[Impressions] La Terre du Milieu : L’Ombre du Mordor – Batman, Assassin et Prototype sont dans un bateau

Par Fabio le

Prenez une pincée des derniers jeux Batman, une louche d’Assassin’s Creed. Versez un peu de Prototype. Mélangez doucement le tout à feu doux. Saupoudrez avec Le...

Prenez une pincée des derniers jeux Batman, une louche d’Assassin’s Creed. Versez un peu de Prototype. Mélangez doucement le tout à feu doux. Saupoudrez avec Le Seigneur des Anneaux. Fermez les yeux, respirez, goûtez.

Un jeu sous licence est toujours plus attendu que les autres. Ceux-là, du coin de sa chaise matelassée, on les regarde avec suspicion, on les dissèque sous toutes les coutures. On les compare aux œuvres dont ils sont issus, on ne leur pardonne rien. Et souvent, on est déçu.

Bien évidemment, L’Ombre du Mordor n’échappera pas à ladite autopsie. Dans quelques mois.

MESOM_Wraith_AbilitiesPour l’heure, nous avons eu un premier gros aperçu du jeu, et en sortant de la salle de présentation, j’ai eu la sensation que les environnements – tantôt brulés, tantôt boueux, mais toujours saturés de marron et de gris – manquaient cruellement de variété. Mais avec le recul, ce qui m’a paru comme une lacune pourrait bien se révéler un atout à l’heure de plonger le joueur dans une sombre histoire de vengeance. C’est peu de le dire, le Mordor que nous a présenté Monolith (F.E.A.R., Condemned) est triste à mourir, constitué de longues bandes de terre désertiques, ponctuées ici et là par des villages dépeuplés, des casernes défraichies et des murs vertigineux, beaucoup de murs vertigineux.

L’Ombre du Mordor est un jeu d’action en monde ouvert. Il met en scène Talion, héros imaginé par Monolith, qui a vu sa famille mourir, tuée par les lieutenants de Sauron. Forcément, Talion est énervé et se sent désormais prêt à ratisser toute la région pour rendre justice à ses aïeux.

MESOM_Melee_CombatCette première présentation s’est – malheureusement – focalisée presque exclusivement sur les combats. Combats dont les animations et les mécaniques ressemblent trait pour trait à celles des derniers Batman ; des escarmouches constituées d’esquives, de contres, de roulades… et de pouvoirs spéciaux. Talion pourra basculer temporairement dans un monde en noir et blanc où il pourra (notamment) marquer ses cibles ou décocher des flèches de l’au-delà.

Un des concepts clé du titre réside dans un système que le studio Monolith a appelé « Nemesis System ». C’est, en gros, un outil de gestion des ennemis, un peu comme une encyclopédie qui répertorierait tous les badasses du coin. Bien évidemment, cette encyclopédie est vide au départ, mais la bonne nouvelle, c’est qu’on va pouvoir se servir des connaissances des ennemis que l’on rencontre – boss, sous-boss – pour l’enrichir plus rapidement.

MESOM_TalionPrenons un exemple. Vous êtes sur le point de dégommer Martin Peau-Noire, lieutenant de son état, péteur de tibias humains depuis 230 ans. Vous voulez le tuer ? Vous pouvez. Mais avant de donner le coup de grâce, il serait peut-être plus judicieux de choisir de contrôler les 4 neurones qu’il lui reste. Car dans ces 4 neurones, vous trouverez des informations sur les connexions qu’il partage avec les autres lieutenants du coin : leurs forces, leurs faiblesses, leur lieu de villégiature. Mieux, vous allez pouvoir carrément demander à Martin d’assassiner un de ses collègues (selon celui que vous choisissez, les chances de succès sont plus ou moins grandes). S’il y arrive, il pourra même prendre du galon et se révéler plus tard un émissaire important dans la réalisation de vos objectifs.

MESOM_Nemesis_SystemLa proposition de Monolith, c’est celle-là, créer sa propre histoire, ou du moins, celle de donner la possibilité de pouvoir choisir le chemin par lequel on va remonter le fil de notre vengeance. Il y a un petit côté jeu de plateau et conquête dans cette idée, originale, mais qui paraissait pour l’heure encore un peu brouillonne. Reste à voir aussi si elle sera soutenue par de vrais procédés narratifs.

Batman, PrototypeL’Ombre du Mordor a aussi un aspect Assassin’s Creed sur tout ce qui est déplacements. Les développeurs ont d’ailleurs dû se défendre d’avoir copié Assassin’s Creed. Bref, Talion, saute, grimpe et court comme le ferait un Edward Kenway.

Il me semble que L’Ombre du Mordor se veut un jeu d’action ambitieux, qui puise dans la plupart des genres et des licences « tendance » pour proposer une expérience la plus efficace possible. Pour séduire complètement, il devra néanmoins répondre à deux grandes questions : 1) Est-ce que ce système de Nemesis sera aussi intéressant et riche que les développeurs ont bien voulu le dire ? 2) Est-ce que le cadre de jeu dépassera justement le simple cadre de jeu, et est-ce qu’une vraie épopée dans le monde du Seigneur des Anneaux nous sera racontée ?

Réponses d’ici à la fin de l’année.

L’Ombre du Mordor, sur PC, PS3, PS4, Xbox 360, Xbox One. Fin 2014.

Prenez une pincée des derniers jeux Batman, une louche d’Assassin’s Creed. Versez un peu de Prototype. Mélangez doucement le tout à feu doux. Saupoudrez avec Le Seigneur des Anneaux. Fermez les yeux, respirez, goûtez.

Un jeu sous licence est toujours plus attendu que les autres. Ceux-là, du coin de sa chaise matelassée, on les regarde avec suspicion, on les dissèque sous toutes les coutures. On les compare aux œuvres dont ils sont issus, on ne leur pardonne rien. Et souvent, on est déçu.

Bien évidemment, L’Ombre du Mordor n’échappera pas à ladite autopsie. Dans quelques mois.

MESOM_Wraith_AbilitiesPour l’heure, nous avons eu un premier gros aperçu du jeu, et en sortant de la salle de présentation, j’ai eu la sensation que les environnements – tantôt brulés, tantôt boueux, mais toujours saturés de marron et de gris – manquaient cruellement de variété. Mais avec le recul, ce qui m’a paru comme une lacune pourrait bien se révéler un atout à l’heure de plonger le joueur dans une sombre histoire de vengeance. C’est peu de le dire, le Mordor que nous a présenté Monolith (F.E.A.R., Condemned) est triste à mourir, constitué de longues bandes de terre désertiques, ponctuées ici et là par des villages dépeuplés, des casernes défraichies et des murs vertigineux, beaucoup de murs vertigineux.

L’Ombre du Mordor est un jeu d’action en monde ouvert. Il met en scène Talion, héros imaginé par Monolith, qui a vu sa famille mourir, tuée par les lieutenants de Sauron. Forcément, Talion est énervé et se sent désormais prêt à ratisser toute la région pour rendre justice à ses aïeux.

MESOM_Melee_CombatCette première présentation s’est – malheureusement – focalisée presque exclusivement sur les combats. Combats dont les animations et les mécaniques ressemblent trait pour trait à celles des derniers Batman ; des escarmouches constituées d’esquives, de contres, de roulades… et de pouvoirs spéciaux. Talion pourra basculer temporairement dans un monde en noir et blanc où il pourra (notamment) marquer ses cibles ou décocher des flèches de l’au-delà.

Un des concepts clé du titre réside dans un système que le studio Monolith a appelé « Nemesis System ». C’est, en gros, un outil de gestion des ennemis, un peu comme une encyclopédie qui répertorierait tous les badasses du coin. Bien évidemment, cette encyclopédie est vide au départ, mais la bonne nouvelle, c’est qu’on va pouvoir se servir des connaissances des ennemis que l’on rencontre – boss, sous-boss – pour l’enrichir plus rapidement.

MESOM_TalionPrenons un exemple. Vous êtes sur le point de dégommer Martin Peau-Noire, lieutenant de son état, péteur de tibias humains depuis 230 ans. Vous voulez le tuer ? Vous pouvez. Mais avant de donner le coup de grâce, il serait peut-être plus judicieux de choisir de contrôler les 4 neurones qu’il lui reste. Car dans ces 4 neurones, vous trouverez des informations sur les connexions qu’il partage avec les autres lieutenants du coin : leurs forces, leurs faiblesses, leur lieu de villégiature. Mieux, vous allez pouvoir carrément demander à Martin d’assassiner un de ses collègues (selon celui que vous choisissez, les chances de succès sont plus ou moins grandes). S’il y arrive, il pourra même prendre du galon et se révéler plus tard un émissaire important dans la réalisation de vos objectifs.

MESOM_Nemesis_SystemLa proposition de Monolith, c’est celle-là, créer sa propre histoire, ou du moins, celle de donner la possibilité de pouvoir choisir le chemin par lequel on va remonter le fil de notre vengeance. Il y a un petit côté jeu de plateau et conquête dans cette idée, originale, mais qui paraissait pour l’heure encore un peu brouillonne. Reste à voir aussi si elle sera soutenue par de vrais procédés narratifs.

Batman, PrototypeL’Ombre du Mordor a aussi un aspect Assassin’s Creed sur tout ce qui est déplacements. Les développeurs ont d’ailleurs dû se défendre d’avoir copié Assassin’s Creed. Bref, Talion, saute, grimpe et court comme le ferait un Edward Kenway.

Il me semble que L’Ombre du Mordor se veut un jeu d’action ambitieux, qui puise dans la plupart des genres et des licences « tendance » pour proposer une expérience la plus efficace possible. Pour séduire complètement, il devra néanmoins répondre à deux grandes questions : 1) Est-ce que ce système de Nemesis sera aussi intéressant et riche que les développeurs ont bien voulu le dire ? 2) Est-ce que le cadre de jeu dépassera justement le simple cadre de jeu, et est-ce qu’une vraie épopée dans le monde du Seigneur des Anneaux nous sera racontée ?

Réponses d’ici à la fin de l’année.

L’Ombre du Mordor, sur PC, PS3, PS4, Xbox 360, Xbox One. Fin 2014.