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[Test] Apotheon : Pas exactement divin [PC]

Notre avis
7 / 10

Par Fabio le

« On a trop d’ennui à être trop beau » disait Plaute dans Le Soldat fanfaron. Une maxime qui convient bien au sublime Apotheon, sorti il y a quelques jours sur PC et PS4.

On pourrait d’ailleurs mettre en perspective Apotheon et Child of Light, dont les directions artistiques de grand talent les ont peut-être desservis parce qu’elles ont créé l’attente d’un chef d’œuvre qui n’est jamais venu, la faute à un fond de jeu décevant.

Toujours est-il que le jeu d’Alientrap est un metroid-like visuellement divin qui vous renverra à vos plus belles siestes en cours d’Histoire de l’art. Dans Apotheon comme dans la céramique attique à figures colorées (+3 points culture), les personnages se détachent en couleur (noir et rouge, essentiellement) sur un fond clair, si bien qu’on a l’impression d’évoluer sur une immense frise représentant la géographie de la mythologie grecque, de la forteresse de Zeus aux zones les plus enfouies du Royaume d’Hadès. L’univers est d’ailleurs très référencé et compte la plupart des résidents célèbres de l’époque, à commencer par toutes les divinités du coin.

Apotheon 1

Apotheon mêle exploration, plateforme et combats. Dans la peau du guerrier Nikandreos, on passera donc une bonne partie de notre temps à ratisser les différentes régions d’une Olympe en 2D pour trouver du loot (des armes et des armures) et rejoindre les objectifs de quête, ce qui impliquera, vous vous en doutez, une palanquée de combats à mort contre des divinités qui font 18 têtes de plus que la vôtre. Du fait de la caméra et de la présence des armes de corps à corps (qui s’usent et doivent être changées régulièrement) les combats ressemblent beaucoup à ceux de Nidhogg, la lourdeur en plus.

Et il est là le gros défaut de cet Apotheon, la maniabilité. Les contrôles manquent de précision comme les contrôles de Capsized manquaient de précision. On peut me dire que c’est volontaire, que c’est voulu par les développeurs, que c’est une question de physique, moi je vous dis que ce flottement nuit à l’expérience de jeu et aux combats, quand bien même on s’y habitue au fil des heures de jeu.

Apotheon 2

Au rang des mauvais points, citons également un inventaire mal fichu, l’absence de localisation française et un mode multi sur le même écran pas vraiment palpitant. C’est bien dommage parce qu’à côté de ça, et de ses décors de très haute volée, Apotheon possède une durée de vie solide (une dizaine d’heures) et une bande-son que mes oreilles n’ont toujours pas oublié.

Apotheon 3

Que ce soit un choix délibéré d’Alientrap ou un vrai problème de contrôle, le côté « flottant » du personnage plombe un des plus beaux jeux qui m’ait été donné de voir ces derniers mois. Apotheon reste une aventure tout à fait prenante, entendons-nous bien, d’ailleurs forte de situations variées, mais c’est rageant de se dire qu’il avait presque tout pour valoir tellement mieux.

Apotheon, disponible sur PC (15 euros environ sur Steam) et sur PS4 (11 euros)

« On a trop d’ennui à être trop beau » disait Plaute dans Le Soldat fanfaron. Une maxime qui convient bien au sublime Apotheon, sorti il y a quelques jours sur PC et PS4.

On pourrait d’ailleurs mettre en perspective Apotheon et Child of Light, dont les directions artistiques de grand talent les ont peut-être desservis parce qu’elles ont créé l’attente d’un chef d’œuvre qui n’est jamais venu, la faute à un fond de jeu décevant.

Toujours est-il que le jeu d’Alientrap est un metroid-like visuellement divin qui vous renverra à vos plus belles siestes en cours d’Histoire de l’art. Dans Apotheon comme dans la céramique attique à figures colorées (+3 points culture), les personnages se détachent en couleur (noir et rouge, essentiellement) sur un fond clair, si bien qu’on a l’impression d’évoluer sur une immense frise représentant la géographie de la mythologie grecque, de la forteresse de Zeus aux zones les plus enfouies du Royaume d’Hadès. L’univers est d’ailleurs très référencé et compte la plupart des résidents célèbres de l’époque, à commencer par toutes les divinités du coin.

Apotheon 1

Apotheon mêle exploration, plateforme et combats. Dans la peau du guerrier Nikandreos, on passera donc une bonne partie de notre temps à ratisser les différentes régions d’une Olympe en 2D pour trouver du loot (des armes et des armures) et rejoindre les objectifs de quête, ce qui impliquera, vous vous en doutez, une palanquée de combats à mort contre des divinités qui font 18 têtes de plus que la vôtre. Du fait de la caméra et de la présence des armes de corps à corps (qui s’usent et doivent être changées régulièrement) les combats ressemblent beaucoup à ceux de Nidhogg, la lourdeur en plus.

Et il est là le gros défaut de cet Apotheon, la maniabilité. Les contrôles manquent de précision comme les contrôles de Capsized manquaient de précision. On peut me dire que c’est volontaire, que c’est voulu par les développeurs, que c’est une question de physique, moi je vous dis que ce flottement nuit à l’expérience de jeu et aux combats, quand bien même on s’y habitue au fil des heures de jeu.

Apotheon 2

Au rang des mauvais points, citons également un inventaire mal fichu, l’absence de localisation française et un mode multi sur le même écran pas vraiment palpitant. C’est bien dommage parce qu’à côté de ça, et de ses décors de très haute volée, Apotheon possède une durée de vie solide (une dizaine d’heures) et une bande-son que mes oreilles n’ont toujours pas oublié.

Apotheon 3

Que ce soit un choix délibéré d’Alientrap ou un vrai problème de contrôle, le côté « flottant » du personnage plombe un des plus beaux jeux qui m’ait été donné de voir ces derniers mois. Apotheon reste une aventure tout à fait prenante, entendons-nous bien, d’ailleurs forte de situations variées, mais c’est rageant de se dire qu’il avait presque tout pour valoir tellement mieux.

Apotheon, disponible sur PC (15 euros environ sur Steam) et sur PS4 (11 euros)

Notre avis

Humain

7 / 10