Test

Test : Assassin’s Creed 3 Libération. Enfin un vrai AC sur portable !

Notre avis
8 / 10

Par Pierre le

Alors qu’Assassin’s Creed 3 vient de débouler sur nos consoles, Ubi Sofia nous sert un épisode inédit à la PSVita. Les portages de la licence sur consoles mobiles n’ont jamais été très brillants. Cet épisode arrivera-t-il à sortir son épingle du jeu ?

La Nouvelle Orléans est maginifique

Saligauds de Templiers !

Adieu l’Italie de la Renaissance et Ezio, bienvenue aux Etats-Unis du XVIII ème siècle ! Vous le savez, Assassin’s Creed 3 vous plonge au cœur de la guerre d’indépendance américaine. Assassin’s Creed Libération, lui, prend le contexte sous un autre angle. Episode totalement indépendant de son alter ego console, il vous place dans la peau d’Aveline de Grandpré, noble française de la Nouvelle Orléans dans les années 1760. Fille d’un riche commerçant et d’une esclave, Aveline est une assassine à ses heures perdues, et elle devra se battre pour bouter les espagnols hors de sa ville. Comme d’habitude dans la série, la petite histoire est racontée par le biais de la grande Histoire. Ici, c’est le traité de Fontainebleau qui est détourné. L’accord secret signé par Louis XV avec les espagnols est en effet l’œuvre de ces saligauds de templiers. Il vous faudra prendre les armes pour expulser les templiers mangeurs de paëlla.

La beauté de la Nouvelle-Orléans

La première chose qui frappe au lancement d’AC3 Libération, ce sont les graphismes. Le constat est clair : nous avons là un vrai Assassin’s Creed de poche ! Le jeu utilise le même moteur que son homologue sur consoles, et le résultat s’avère tout simplement bluffant sur l’écran 4,7 pouces de la Vita. Nous notons tout de même la présence d’un certain aliasing et de quelques ralentissements en jeu, mais rien de bien méchant. La véritable prouesse d’Ubi Sofia, c’est de ne pas avoir sacrifié l’environnement pour la beauté des graphismes. La Nouvelle Orléans est d’une taille assez respectable, et d’autres environnements, comme les marais, regorgent de vie et avèrent tout simplement immenses. Ubi Soft a donc pour la première fois réussit à nous sortir un vrai Assassin’s Creed sur portable.

En tenue d’assassin, les gardes ne vous laisseront pas de répit

L’habit ne fait pas l’assassin

AC 3 Libération tente, comme AC 3, de faire évoluer son gameplay par petites touches bienvenues. Ici, la particularité du jeu est d’avoir 3 gameplays en 1. En effet, Aveline dispose de 3 tenues propres pour chaque situation. Tout d’abord, nous avons la tenue classique d’assassin, avec un gameplay très classique pour la saga. Aveline peut grimper au mur, tuer les gardes, combattre avec tout un arsenal… rien de nouveau de ce côté-là. Mais notre héroïne peut également enfiler une tenue d’esclave, qui la prive de ses armes mais qui lui permet de mieux passer inaperçu. Le costume de Dame (rappelez-vous qu’Aveline vient d’une riche famille), quant à lui, lui permet d’être ignorée des gardes, de les soudoyer, et d’engager des mercenaires pour sa protection. Revers de la médaille, vous serez dans l’incapacité de grimper aux murs et de courir. Une idée originale qui trouve vite ses limites. En effet, les passages en Dame sont un vrai calvaire. Vous êtes dans l’obligation de traverser les environnements très lentement, et le fait de rester clouer au sol est assez frustrant. Dommage, surtout que les phases vous obligeant d’enfiler cette tenue sont nombreuses. Enfin, le jeu propose quelques nouveautés de gameplay, comme le fait de pouvoir grimper aux arbres (comme dans la version console), et de pouvoir se plaquer aux murs, chose très utile dans les phases d’espionnage.

Du classique revisité

Une fois les éléments du gameplay apprivoisés, vous serez donc prêt à bouter les espagnols hors de votre ville. Les missions en ville sont assez classiques, mais efficaces. Ainsi, il n’est pas rare que le jeu vous demande de suivre un homme, de vous infiltrer dans une demeure ou même de tout simplement faire une course chronométrée. En ville, vous pourrez également gérer votre empire commercial, dans un mini jeu qui rappelle fortement celui de la confrérie des Assassins dans Brotherhood et Revelation, et également acheter des établissements. Mais Libération prend toute son ampleur dans les environnements naturels. Le Bayou, marécage entourant la ville, offre un terrain jeu des plus aboutis, avec une tonne de choses à faire et des missions très bien scénarisées. D’autres environnements, que je ne dévoilerais pas ici, sont un vrai régal pour le joueur.

Utilisez le tactile pour réaliser des combos

Loin d’être parfait

Libération n’est pas un jeu parfait, loin de là. Par exemple, l’histoire racontée dans ce volet est d’une banalité affligeante, et sans grand intérêt. De même, beaucoup de missions s’avèrent ennuyeuses, notamment en phase Dame. Certaines baisses framerate en ville sont également à noter, même si celles-ci ne sont pas réellement handicapantes. Autre problème, qui n’en est pas réellement un, ce sont les fonctions gadget de l’écran tactile de la console. A l’image d’Uncharted Golden Abyss, Libération fait le strict minimum pour exploiter les capacités de la console. Seules quelques phases et les finish move demanderons l’usage du tactile. Un défaut dont on ne se plaindra pas. Enfin, notons également un multi-joueurs anecdotique, qui n’accrochera pas grand monde.

Enfin, un vrai Assassin’s Creed sur console portable ! L’exploit n’est pas mince, surtout que le jeu s’avère très réussi. En plus d’être un jeu à la hauteur de ses homologues consoles et PC, Libération nous sert une ambiance et un univers unique, encore jamais exploité dans le jeu vidéo. Une vraie réussite, qui donne dans le même temps une bouffée d’air frais à la PSVita en grave manque de jeu. Une seule chose regrettable : Libération sort en même temps qu’AC 3, et se verra donc occulté par son grand frère. Un épisode qui mérite tout de même tout notre attention.

Aveline manque quand même de charisme
Alors qu’Assassin’s Creed 3 vient de débouler sur nos consoles, Ubi Sofia nous sert un épisode inédit à la PSVita. Les portages de la licence sur consoles mobiles n’ont jamais été très brillants. Cet épisode arrivera-t-il à sortir son épingle du jeu ?

La Nouvelle Orléans est maginifique

Saligauds de Templiers !

Adieu l’Italie de la Renaissance et Ezio, bienvenue aux Etats-Unis du XVIII ème siècle ! Vous le savez, Assassin’s Creed 3 vous plonge au cœur de la guerre d’indépendance américaine. Assassin’s Creed Libération, lui, prend le contexte sous un autre angle. Episode totalement indépendant de son alter ego console, il vous place dans la peau d’Aveline de Grandpré, noble française de la Nouvelle Orléans dans les années 1760. Fille d’un riche commerçant et d’une esclave, Aveline est une assassine à ses heures perdues, et elle devra se battre pour bouter les espagnols hors de sa ville. Comme d’habitude dans la série, la petite histoire est racontée par le biais de la grande Histoire. Ici, c’est le traité de Fontainebleau qui est détourné. L’accord secret signé par Louis XV avec les espagnols est en effet l’œuvre de ces saligauds de templiers. Il vous faudra prendre les armes pour expulser les templiers mangeurs de paëlla.

La beauté de la Nouvelle-Orléans

La première chose qui frappe au lancement d’AC3 Libération, ce sont les graphismes. Le constat est clair : nous avons là un vrai Assassin’s Creed de poche ! Le jeu utilise le même moteur que son homologue sur consoles, et le résultat s’avère tout simplement bluffant sur l’écran 4,7 pouces de la Vita. Nous notons tout de même la présence d’un certain aliasing et de quelques ralentissements en jeu, mais rien de bien méchant. La véritable prouesse d’Ubi Sofia, c’est de ne pas avoir sacrifié l’environnement pour la beauté des graphismes. La Nouvelle Orléans est d’une taille assez respectable, et d’autres environnements, comme les marais, regorgent de vie et avèrent tout simplement immenses. Ubi Soft a donc pour la première fois réussit à nous sortir un vrai Assassin’s Creed sur portable.

En tenue d’assassin, les gardes ne vous laisseront pas de répit

L’habit ne fait pas l’assassin

AC 3 Libération tente, comme AC 3, de faire évoluer son gameplay par petites touches bienvenues. Ici, la particularité du jeu est d’avoir 3 gameplays en 1. En effet, Aveline dispose de 3 tenues propres pour chaque situation. Tout d’abord, nous avons la tenue classique d’assassin, avec un gameplay très classique pour la saga. Aveline peut grimper au mur, tuer les gardes, combattre avec tout un arsenal… rien de nouveau de ce côté-là. Mais notre héroïne peut également enfiler une tenue d’esclave, qui la prive de ses armes mais qui lui permet de mieux passer inaperçu. Le costume de Dame (rappelez-vous qu’Aveline vient d’une riche famille), quant à lui, lui permet d’être ignorée des gardes, de les soudoyer, et d’engager des mercenaires pour sa protection. Revers de la médaille, vous serez dans l’incapacité de grimper aux murs et de courir. Une idée originale qui trouve vite ses limites. En effet, les passages en Dame sont un vrai calvaire. Vous êtes dans l’obligation de traverser les environnements très lentement, et le fait de rester clouer au sol est assez frustrant. Dommage, surtout que les phases vous obligeant d’enfiler cette tenue sont nombreuses. Enfin, le jeu propose quelques nouveautés de gameplay, comme le fait de pouvoir grimper aux arbres (comme dans la version console), et de pouvoir se plaquer aux murs, chose très utile dans les phases d’espionnage.

Du classique revisité

Une fois les éléments du gameplay apprivoisés, vous serez donc prêt à bouter les espagnols hors de votre ville. Les missions en ville sont assez classiques, mais efficaces. Ainsi, il n’est pas rare que le jeu vous demande de suivre un homme, de vous infiltrer dans une demeure ou même de tout simplement faire une course chronométrée. En ville, vous pourrez également gérer votre empire commercial, dans un mini jeu qui rappelle fortement celui de la confrérie des Assassins dans Brotherhood et Revelation, et également acheter des établissements. Mais Libération prend toute son ampleur dans les environnements naturels. Le Bayou, marécage entourant la ville, offre un terrain jeu des plus aboutis, avec une tonne de choses à faire et des missions très bien scénarisées. D’autres environnements, que je ne dévoilerais pas ici, sont un vrai régal pour le joueur.

Utilisez le tactile pour réaliser des combos

Loin d’être parfait

Libération n’est pas un jeu parfait, loin de là. Par exemple, l’histoire racontée dans ce volet est d’une banalité affligeante, et sans grand intérêt. De même, beaucoup de missions s’avèrent ennuyeuses, notamment en phase Dame. Certaines baisses framerate en ville sont également à noter, même si celles-ci ne sont pas réellement handicapantes. Autre problème, qui n’en est pas réellement un, ce sont les fonctions gadget de l’écran tactile de la console. A l’image d’Uncharted Golden Abyss, Libération fait le strict minimum pour exploiter les capacités de la console. Seules quelques phases et les finish move demanderons l’usage du tactile. Un défaut dont on ne se plaindra pas. Enfin, notons également un multi-joueurs anecdotique, qui n’accrochera pas grand monde.

Enfin, un vrai Assassin’s Creed sur console portable ! L’exploit n’est pas mince, surtout que le jeu s’avère très réussi. En plus d’être un jeu à la hauteur de ses homologues consoles et PC, Libération nous sert une ambiance et un univers unique, encore jamais exploité dans le jeu vidéo. Une vraie réussite, qui donne dans le même temps une bouffée d’air frais à la PSVita en grave manque de jeu. Une seule chose regrettable : Libération sort en même temps qu’AC 3, et se verra donc occulté par son grand frère. Un épisode qui mérite tout de même tout notre attention.

Aveline manque quand même de charisme

Notre avis

Bluffant

8 / 10