Test

Test : Asus Transformer Pad TF701T

Notre avis
8 / 10
Ordinateurs

Par Jerome le

Asus a été parmi les premiers constructeurs à proposer des tablettes convertibles avec sa série Transformer, initiée par la Eee Pad Transformer lancée en mars 2011. Le temps a passé, exit l’appellation “Eee” qui rappelait beaucoup trop les Eee PC dont il était difficile de faire l’éloge. Asus a ensuite tenté “prime” mais cela n’a pas plu à Hasbro, puis Infinity, et s’est finalement décidé à opter pour le plus simple : Transformer Pad comme la TF300T parue en mai 2012.

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Numérotée, TF701T, cette Transformer Pad succède directement à la transformer Pad Infinity immatriculée TF700T. Fidèle à la lignée, elle se positionne sur un segment haut de gamme avec un tarif qui lui correspond : 499 euros, avec clavier détachable et 32 Go de mémoire intégrée. Elle est déjà disponible chez la plupart des revendeurs.

À ce prix, vous aurez également droit à un écran de 10,1 pouces affichant 2560 x 1600 pixels, un processeur Tegra  4 à quatre cœurs épaulé par 2 Go RAM ainsi qu’un capteur 5 mpx à l’arrière, et 1,2 mpx à l’avant. L’ensemble est livré sous Android Jelly Bean 4.2, une mise à jour 4.3 est disponible.

Une configuration musclée à la hauteur de la réputation de la marque qui, au fil des années, a su rimer avec qualité, en dépit de quelques errements. Avec sa TF701T Asus saura-t-il satisfaire sans concession ? Réponse dans ce test.

Design et finition

Premium, assurément. Sortie de son packaging soigné,  la tablette et son clavier sont parés d’une robe tout en aluminium brossé. C’est un plaisir au toucher, et cela donne une bonne impression de solidité. Difficile de la prendre en défaut sur ce point.

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Cela nous donne une tablette épurée, au design léché. Asus a fait simple, avec son logo apposé au dos de la tablette, la triade de boutons habituelle sur les tranches et en insérant les touches de navigation directement dans l’OS. Cela permet d’obtenir un cadre noir très propre. La tablette pose directement son style haut de gamme avant même qu’elle soit allumée.

Elle en impose et vient clairement marcher sur les plates-bandes de l’iPad Air. Elle est en revanche un peu plus lourde que sa concurrente d’Apple avec 585 grammes contre 469 chez Cupertino. Elle est également plus épaisse de 1,4 mm à 8,9 mm. Elle est par ailleurs large (ou longue, au choix) de 26,3 cm et haute de 18,8 cm. Le clavier possède des mensurations identiques, mais avec 7 mm d’épaisseur pour 570 grammes sur la balance.

Ce qui nous donne au total un terminal de 26,3 x 18,8 x 1,59 cm, pour 1,15 kilo, c’est à dire plus qu’un MacBook Air 11 pouces. Ce qui, pour une tablette, est relativement lourd. Toutefois à l’usage, la chose dérange moins dans le sens où la tablette sera généralement posée lorsqu’elle est utilisée avec son clavier. En dépit d’un poids certain, Asus signe donc un sans-faute sur l’aspect extérieur de sa tablette.

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Écran et Interface

La TF701T embarque un écran IPS de 10,1 pouces affichant une définition de 2560 x 1600 ce qui donne une densité avoisinant les 300 ppi. C’est déjà un bel exploit, permettant d’afficher très nettement les icônes et le texte avec, de surcroît, de bons angles de vision offerts par la dalle IPS.

On se serait contenté de ça, mais il faut en plus relever un bon contraste, et un rendu des couleurs très propres. Et quand bien même vous ne seriez pas satisfait, Asus a eu la bonne idée d’intégrer un outil d’étalonnage dans Android.

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On regrette peut-être un manque de luminosité dans des conditions d’utilisation normales, mais il est possible d’activer un mode “outdoor” qui la boostera notablement. Cela pourra s’avérer pratique en cas d’utilisation en extérieur, d’autant plus que le traitement de l’écran est particulièrement brillant.

La surcouche est particulièrement discrète, suffisamment pour se faire oublier et c’est tant mieux. Mis à part l’outil d’étalonnage, on ne note pas d’autres applications intégrées particulièrement intéressantes, ci ce n’est le gestionnaire de fichier qui fonctionnera de concert avec le port USB 3.0, notamment pour mettre ses fichiers sur le stockage externe. Le logiciel est par ailleurs assez bien fichu.

Clavier et Utilisation

Le port USB 3.0 présent sur le dock est d’ailleurs un atout majeur pour TF701T. A priori plutôt gadget, il s’avérera en réalité assez utile. Pour le transfert de fichiers d’une part, mais aussi pour y brancher des périphériques tels qu’une souris. Une chose que l’on conseille assez vivement, car le Touchpad de l’accessoire n’est pas parfait. À cause de sa petite taille et d’un fonctionnement parfois assez erratique. Dommage.

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Le clavier est en revanche réussi. De type chiclet, il est presque aussi large qu’un clavier d’ordinateur portable et offre une frappe assez agréable, quoiqu’un peu molle. Il ne nécessitera en revanche pas vraiment de temps d’adaptation. La chose est si proche d’un ordinateur qu’on en arrive presque à regretter la présence d’un rétroéclairage.

La charnière de ce dernier semble assez robuste, mais elle possède un très léger jeu. Ce léger écart qui va mettre à mal le sentiment d’avoir un produit premium. Si la tablette est facile à brancher sur son dock, il est en revanche un peu plus difficile de l’en séparer à cause d’un loquet délicat à attraper. Nous sommes vraiment ici dans le domaine du détail.

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On apprécie également la présence des ports Micro SDXC (tablette) et SDXC (dock). Pouvant accueillir des cartes jusqu’à 64 Go, ils vont permettre d’étendre assez largement le stockage disponible. Avec 32 Go disponibles de base, on va pouvoir commencer à stocker des données comme on le ferait sur un ordinateur traditionnel. Avec une puissance digne d’un laptop ?

Performances et autonomie

Non, évidemment. Mais le fait est que Nvidia a fait du très beau travail sur sa Tegra 4 TX40, un processeur quad-core ARM Cortex-A15 à 1,9 GHz avec 72 cœurs graphiques. Et oui, tout ça fonctionne bien, très bien. Le processeur gère sans broncher les 4 millions de pixels qui composent les images affichées à l’écran, sans aucun ralentissement.

C’est encore plus frappant en jeux, notamment sur Dead Trigger 2, dont le rendu nous a franchement bluffé.  Un constat qu’on pourra sans doute faire sur la plupart des jeux du Tegra Zone, qui recense justement les jeux optimisés pour les solutions Nvidia. On note un léger dégagement de chaleur après une session de jeu, mais rien de gênant.

Screenshot_2013-11-28-17-31-53

Les amateurs de benchs pourront également constater que la Tegra 4 offre des performances similaires à celles d’un Snapdragon 800. On vous laisse quelques exemples ci-dessous.

Screenshot_2013-11-22-11-05-21

Screenshot_2013-11-22-11-09-56

Tant de puissance et un tel écran devaient bien avoir quelques conséquences sur l’autonomie. Avec une batterie de 7820 mAh, elle assure le minimum avec 6 à 8 h d’autonomie selon les usages. Le dock offrira entre 3 et 4 h d’utilisation supplémentaire.

Photo et Son

La photo sur tablette reste accessoire, mais Asus propose un capteur de 5 mpx assez bon (comprendre moyen) pour une tablette, notamment en intérieur où le grain n’est pas franchement présent. Malheureusement, il ne faudra pas compter sur un flash qu’Asus n’a pas jugé bon d’intégrer. Le capteur frontal accouche de photos pas franchement folichonnes, mais il sera suffisant pour la visio. On apprécie enfin grandement la possibilité d’enregistrer des .gif avec les capteurs et il y a de quoi s’amuser.

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Asus a doté ses haut-parleurs de sa technologie “SonicMaster” censée être digne d’un matériel audiophile… ce n’est pas le cas. Le son est décent, mais ne fera évidemment office que de dépannage. D’autant qu’ils sont placés en bas et au dos de la tablette, les doigts viendront donc naturellement se poser devant, étouffant le son. Le miracle de la “caisse de résonance digitale” n’a pas lieu.

Verdict


Avec sa TF701T, Asus nous offre un matériel de grande qualité, c’est indiscutable. Les reproches qu’on peut lui faire ne sont que du domaine du détail et on en a clairement pour son argent. On regrette simplement qu’elle soit un peu trop dépendante de son clavier pour en profiter pleinement, ce qui la rend un peu moins portable. Pas la peine d’épiloguer plus longuement. Si vous avez 500 euros à mettre dans une tablette Android, c’est un terminal de choix. Point.

Asus a été parmi les premiers constructeurs à proposer des tablettes convertibles avec sa série Transformer, initiée par la Eee Pad Transformer lancée en mars 2011. Le temps a passé, exit l’appellation “Eee” qui rappelait beaucoup trop les Eee PC dont il était difficile de faire l’éloge. Asus a ensuite tenté “prime” mais cela n’a pas plu à Hasbro, puis Infinity, et s’est finalement décidé à opter pour le plus simple : Transformer Pad comme la TF300T parue en mai 2012.

tf701T-001

Numérotée, TF701T, cette Transformer Pad succède directement à la transformer Pad Infinity immatriculée TF700T. Fidèle à la lignée, elle se positionne sur un segment haut de gamme avec un tarif qui lui correspond : 499 euros, avec clavier détachable et 32 Go de mémoire intégrée. Elle est déjà disponible chez la plupart des revendeurs.

À ce prix, vous aurez également droit à un écran de 10,1 pouces affichant 2560 x 1600 pixels, un processeur Tegra  4 à quatre cœurs épaulé par 2 Go RAM ainsi qu’un capteur 5 mpx à l’arrière, et 1,2 mpx à l’avant. L’ensemble est livré sous Android Jelly Bean 4.2, une mise à jour 4.3 est disponible.

Une configuration musclée à la hauteur de la réputation de la marque qui, au fil des années, a su rimer avec qualité, en dépit de quelques errements. Avec sa TF701T Asus saura-t-il satisfaire sans concession ? Réponse dans ce test.

Design et finition

Premium, assurément. Sortie de son packaging soigné,  la tablette et son clavier sont parés d’une robe tout en aluminium brossé. C’est un plaisir au toucher, et cela donne une bonne impression de solidité. Difficile de la prendre en défaut sur ce point.

tf701T-009

Cela nous donne une tablette épurée, au design léché. Asus a fait simple, avec son logo apposé au dos de la tablette, la triade de boutons habituelle sur les tranches et en insérant les touches de navigation directement dans l’OS. Cela permet d’obtenir un cadre noir très propre. La tablette pose directement son style haut de gamme avant même qu’elle soit allumée.

Elle en impose et vient clairement marcher sur les plates-bandes de l’iPad Air. Elle est en revanche un peu plus lourde que sa concurrente d’Apple avec 585 grammes contre 469 chez Cupertino. Elle est également plus épaisse de 1,4 mm à 8,9 mm. Elle est par ailleurs large (ou longue, au choix) de 26,3 cm et haute de 18,8 cm. Le clavier possède des mensurations identiques, mais avec 7 mm d’épaisseur pour 570 grammes sur la balance.

Ce qui nous donne au total un terminal de 26,3 x 18,8 x 1,59 cm, pour 1,15 kilo, c’est à dire plus qu’un MacBook Air 11 pouces. Ce qui, pour une tablette, est relativement lourd. Toutefois à l’usage, la chose dérange moins dans le sens où la tablette sera généralement posée lorsqu’elle est utilisée avec son clavier. En dépit d’un poids certain, Asus signe donc un sans-faute sur l’aspect extérieur de sa tablette.

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Écran et Interface

La TF701T embarque un écran IPS de 10,1 pouces affichant une définition de 2560 x 1600 ce qui donne une densité avoisinant les 300 ppi. C’est déjà un bel exploit, permettant d’afficher très nettement les icônes et le texte avec, de surcroît, de bons angles de vision offerts par la dalle IPS.

On se serait contenté de ça, mais il faut en plus relever un bon contraste, et un rendu des couleurs très propres. Et quand bien même vous ne seriez pas satisfait, Asus a eu la bonne idée d’intégrer un outil d’étalonnage dans Android.

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On regrette peut-être un manque de luminosité dans des conditions d’utilisation normales, mais il est possible d’activer un mode “outdoor” qui la boostera notablement. Cela pourra s’avérer pratique en cas d’utilisation en extérieur, d’autant plus que le traitement de l’écran est particulièrement brillant.

La surcouche est particulièrement discrète, suffisamment pour se faire oublier et c’est tant mieux. Mis à part l’outil d’étalonnage, on ne note pas d’autres applications intégrées particulièrement intéressantes, ci ce n’est le gestionnaire de fichier qui fonctionnera de concert avec le port USB 3.0, notamment pour mettre ses fichiers sur le stockage externe. Le logiciel est par ailleurs assez bien fichu.

Clavier et Utilisation

Le port USB 3.0 présent sur le dock est d’ailleurs un atout majeur pour TF701T. A priori plutôt gadget, il s’avérera en réalité assez utile. Pour le transfert de fichiers d’une part, mais aussi pour y brancher des périphériques tels qu’une souris. Une chose que l’on conseille assez vivement, car le Touchpad de l’accessoire n’est pas parfait. À cause de sa petite taille et d’un fonctionnement parfois assez erratique. Dommage.

tf701T-025

Le clavier est en revanche réussi. De type chiclet, il est presque aussi large qu’un clavier d’ordinateur portable et offre une frappe assez agréable, quoiqu’un peu molle. Il ne nécessitera en revanche pas vraiment de temps d’adaptation. La chose est si proche d’un ordinateur qu’on en arrive presque à regretter la présence d’un rétroéclairage.

La charnière de ce dernier semble assez robuste, mais elle possède un très léger jeu. Ce léger écart qui va mettre à mal le sentiment d’avoir un produit premium. Si la tablette est facile à brancher sur son dock, il est en revanche un peu plus difficile de l’en séparer à cause d’un loquet délicat à attraper. Nous sommes vraiment ici dans le domaine du détail.

tf701T-003

On apprécie également la présence des ports Micro SDXC (tablette) et SDXC (dock). Pouvant accueillir des cartes jusqu’à 64 Go, ils vont permettre d’étendre assez largement le stockage disponible. Avec 32 Go disponibles de base, on va pouvoir commencer à stocker des données comme on le ferait sur un ordinateur traditionnel. Avec une puissance digne d’un laptop ?

Performances et autonomie

Non, évidemment. Mais le fait est que Nvidia a fait du très beau travail sur sa Tegra 4 TX40, un processeur quad-core ARM Cortex-A15 à 1,9 GHz avec 72 cœurs graphiques. Et oui, tout ça fonctionne bien, très bien. Le processeur gère sans broncher les 4 millions de pixels qui composent les images affichées à l’écran, sans aucun ralentissement.

C’est encore plus frappant en jeux, notamment sur Dead Trigger 2, dont le rendu nous a franchement bluffé.  Un constat qu’on pourra sans doute faire sur la plupart des jeux du Tegra Zone, qui recense justement les jeux optimisés pour les solutions Nvidia. On note un léger dégagement de chaleur après une session de jeu, mais rien de gênant.

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Les amateurs de benchs pourront également constater que la Tegra 4 offre des performances similaires à celles d’un Snapdragon 800. On vous laisse quelques exemples ci-dessous.

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Tant de puissance et un tel écran devaient bien avoir quelques conséquences sur l’autonomie. Avec une batterie de 7820 mAh, elle assure le minimum avec 6 à 8 h d’autonomie selon les usages. Le dock offrira entre 3 et 4 h d’utilisation supplémentaire.

Photo et Son

La photo sur tablette reste accessoire, mais Asus propose un capteur de 5 mpx assez bon (comprendre moyen) pour une tablette, notamment en intérieur où le grain n’est pas franchement présent. Malheureusement, il ne faudra pas compter sur un flash qu’Asus n’a pas jugé bon d’intégrer. Le capteur frontal accouche de photos pas franchement folichonnes, mais il sera suffisant pour la visio. On apprécie enfin grandement la possibilité d’enregistrer des .gif avec les capteurs et il y a de quoi s’amuser.

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Asus a doté ses haut-parleurs de sa technologie “SonicMaster” censée être digne d’un matériel audiophile… ce n’est pas le cas. Le son est décent, mais ne fera évidemment office que de dépannage. D’autant qu’ils sont placés en bas et au dos de la tablette, les doigts viendront donc naturellement se poser devant, étouffant le son. Le miracle de la “caisse de résonance digitale” n’a pas lieu.

Verdict


Avec sa TF701T, Asus nous offre un matériel de grande qualité, c’est indiscutable. Les reproches qu’on peut lui faire ne sont que du domaine du détail et on en a clairement pour son argent. On regrette simplement qu’elle soit un peu trop dépendante de son clavier pour en profiter pleinement, ce qui la rend un peu moins portable. Pas la peine d’épiloguer plus longuement. Si vous avez 500 euros à mettre dans une tablette Android, c’est un terminal de choix. Point.

Notre avis

Approuvée

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