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Test : Deus Ex : Human Revolution

Par Rédacteur Invité le

Suivre les traces d'un géant tel que Warren Spector, à l'origine de la saga Deus Ex, n'est jamais aisé. C'est pourtant l'idée que l'équipe d'Eidos Montreal...

Suivre les traces d’un géant tel que Warren Spector, à l’origine de la saga Deus Ex, n’est jamais aisé. C’est pourtant l’idée que l’équipe d’Eidos Montreal s’est mise en tête, accouchant après des années de gestation d’un Human Revolution largement attendu. Et pour cause…



Les amoureux de la série Deus Ex auront sans doute rongé leur frein en attendant de voir débouler ce 3ème volet. Confié aux mains de l’équipe d’Eidos Montreal, il ne veut pourtant aucunement trahir l’essence même d’une licence devenue malgré elle mythique. Mieux : on sent que ses géniteurs ont largement puisé leur inspiration dans l’épisode fondateur, en vue de développer une pré-quelle fidèle, et à la fois en osmose avec les codes du jeu vidéo actuel. Une pré-quelle dites-vous ? Et bien oui : Human Revolution se déroule 25 ans avant les évènements nous ayant conduit à prendre le contrôle de J.C. Denton. Pour le coup, on se retrouver cette fois aux commandes d’Adam Jensen, un ex-S.W.A.T. reconverti dans le privé, et loin d’être en accord avec la politique des augmentations, soit ces espèces de retouches qu’il va être possible de greffe au corps humain, afin d’augmenter sa force, son esprit, où que sais-je encore. Surfant une question politico-morale complexe ouvrant à un débat sans doute sans fin et nous catapultant dans la peau d’un héros modifié contre sa volonté (on ne vous en dira pas plus), la trame arrive à rapidement nous absorber, tout en nous autorisant à la diriger comme bon nous semble, grâce à des phases de pseudo aventure-RPG, où notre héros pourra tenter de demeurer le maître de sa destinée. Deus Ex : Human Revolution n’étant évidemment pas un FPS classique, il nous poussera d’ailleurs à adopter une attitude furtive, aux dépends d’une attitude écervelée (comprenez : ou tout le monde fonce dans le tas), sans doute trop souvent favorisée chez la concurrence classée dans le ventre mou du genre.

C’en est d’ailleurs déboussolant, du moins, au départ, de devoir se retrouver à scruter toutes les grilles de conduits accessibles, d’observer les rondes effectuées par les gardes, et d’aller fouiller (où plutôt d’aller hacker, via un mini-jeu toujours semblable mais à la difficulté allant crescendo -ce point prenant d’ailleurs une place prépondérante dans le jeu-) et ce dans le but évident d’éviter au maximum une confrontation directe avec la menace en place, malheureusement trop précise dans ses tirs, et nous vous laissant souvent que peu de chances. En plus de cela, les entrepôts et autres usines où vous serez bien souvent amenés à vous faufiler sont truffées de caméras de surveillances, de drones d’attaque, auxquels il faudra bien entendu coupler les alertes données par les gardes, vous obligeant à rester TRES bien planqué, le temps que le tout se tasse. Là où c’est jouissif, c’est que vous allez vous rendre rapidement compte qu’il sera possible d’arriver à vos fins en usant de différentes manières. En assommant ou non les gardes un à un en prenant soin de planquer les corps, en allant jouer à l’équilibriste de service sur les toits pour passer inaperçu : la plupart du temps, la balle sera dans votre camp.

En fait, comme je vous le disais quelques lignes plus haut, le jeu, en plus d’être généralement avare en munitions, va rapidement vous faire comprendre que l’assaut frontal est inutile, et qu’il est d’ailleurs autrement plus efficace d’errer dans l’univers vaste du jeu à la recherche de missions secondaires, bien utiles pour amasser de quoi vous payer des augmentations bien pratiques. Augmentations qui vous permettront de devenir temporairement invisible, d’améliorer vos compétences en hack informatique, d’être plus résistant, et j’en passe. De quoi poser mine de rien une courbe d’évolution plaisante, en totale adéquation avec la difficulté corsée dont a hérité la production. A coté de ça, Deus Ex : Human Revolution se permet également de faire la part belle à l’exploration, et aux dialogues à choix multiples. Et c’est d’ailleurs ce qui fait sa force : votre héros aura tout loisir de se comporter durant sa quête en ex-flic exemplaire, où au contraire en pourri de service, capable d’user du chantage, ou encore de demander à être payé après avoir réalisé une tâche noble. Les décisions que vous prendrez viendront évidemment influencer (légèrement) le cours de l’histoire, et les plus téméraires se feront sans doute un plaisir de tâter au replay-value du soft, conséquent malgré l’absence totale de mode multijoueur digne de ce nom. Et en même temps, entre avoir le choix de s’offrir un FPS dont la durée de vie frôle largement avec les 30h, et un FPS axé multi traînant une campagne solo bouclée en 6h montre en main, le choix est plutôt vite fait.

En deux temps trois mouvements, Eidos Montreal aura balayé toutes nos craintes. Le studio ayant réussi l’exploit de bâtir un épisode capable de rivaliser avec le volet fondateur de la saga, aussi bien grâce à son scénario fouillé et captivant qu’à ses mécanismes de jeu rodés, permettant de mettre en place des approches aussi diverses que variées, et à chaque fois jouissives. Et si la production réussissait à glaner le titre de FPS de l’année ?

Le verdict ?


Que signifie cette pastille ?

Les +
Un scénario qui tient la route
Des mécanismes de jeu rodés et efficaces
Le mélange FPS/RPG au poil
Une durée de vie très conséquente

Les –
Doublage parfois maladroit
L’I.A trop adroite au tir

Suivre les traces d’un géant tel que Warren Spector, à l’origine de la saga Deus Ex, n’est jamais aisé. C’est pourtant l’idée que l’équipe d’Eidos Montreal s’est mise en tête, accouchant après des années de gestation d’un Human Revolution largement attendu. Et pour cause…



Les amoureux de la série Deus Ex auront sans doute rongé leur frein en attendant de voir débouler ce 3ème volet. Confié aux mains de l’équipe d’Eidos Montreal, il ne veut pourtant aucunement trahir l’essence même d’une licence devenue malgré elle mythique. Mieux : on sent que ses géniteurs ont largement puisé leur inspiration dans l’épisode fondateur, en vue de développer une pré-quelle fidèle, et à la fois en osmose avec les codes du jeu vidéo actuel. Une pré-quelle dites-vous ? Et bien oui : Human Revolution se déroule 25 ans avant les évènements nous ayant conduit à prendre le contrôle de J.C. Denton. Pour le coup, on se retrouver cette fois aux commandes d’Adam Jensen, un ex-S.W.A.T. reconverti dans le privé, et loin d’être en accord avec la politique des augmentations, soit ces espèces de retouches qu’il va être possible de greffe au corps humain, afin d’augmenter sa force, son esprit, où que sais-je encore. Surfant une question politico-morale complexe ouvrant à un débat sans doute sans fin et nous catapultant dans la peau d’un héros modifié contre sa volonté (on ne vous en dira pas plus), la trame arrive à rapidement nous absorber, tout en nous autorisant à la diriger comme bon nous semble, grâce à des phases de pseudo aventure-RPG, où notre héros pourra tenter de demeurer le maître de sa destinée. Deus Ex : Human Revolution n’étant évidemment pas un FPS classique, il nous poussera d’ailleurs à adopter une attitude furtive, aux dépends d’une attitude écervelée (comprenez : ou tout le monde fonce dans le tas), sans doute trop souvent favorisée chez la concurrence classée dans le ventre mou du genre.

C’en est d’ailleurs déboussolant, du moins, au départ, de devoir se retrouver à scruter toutes les grilles de conduits accessibles, d’observer les rondes effectuées par les gardes, et d’aller fouiller (où plutôt d’aller hacker, via un mini-jeu toujours semblable mais à la difficulté allant crescendo -ce point prenant d’ailleurs une place prépondérante dans le jeu-) et ce dans le but évident d’éviter au maximum une confrontation directe avec la menace en place, malheureusement trop précise dans ses tirs, et nous vous laissant souvent que peu de chances. En plus de cela, les entrepôts et autres usines où vous serez bien souvent amenés à vous faufiler sont truffées de caméras de surveillances, de drones d’attaque, auxquels il faudra bien entendu coupler les alertes données par les gardes, vous obligeant à rester TRES bien planqué, le temps que le tout se tasse. Là où c’est jouissif, c’est que vous allez vous rendre rapidement compte qu’il sera possible d’arriver à vos fins en usant de différentes manières. En assommant ou non les gardes un à un en prenant soin de planquer les corps, en allant jouer à l’équilibriste de service sur les toits pour passer inaperçu : la plupart du temps, la balle sera dans votre camp.

En fait, comme je vous le disais quelques lignes plus haut, le jeu, en plus d’être généralement avare en munitions, va rapidement vous faire comprendre que l’assaut frontal est inutile, et qu’il est d’ailleurs autrement plus efficace d’errer dans l’univers vaste du jeu à la recherche de missions secondaires, bien utiles pour amasser de quoi vous payer des augmentations bien pratiques. Augmentations qui vous permettront de devenir temporairement invisible, d’améliorer vos compétences en hack informatique, d’être plus résistant, et j’en passe. De quoi poser mine de rien une courbe d’évolution plaisante, en totale adéquation avec la difficulté corsée dont a hérité la production. A coté de ça, Deus Ex : Human Revolution se permet également de faire la part belle à l’exploration, et aux dialogues à choix multiples. Et c’est d’ailleurs ce qui fait sa force : votre héros aura tout loisir de se comporter durant sa quête en ex-flic exemplaire, où au contraire en pourri de service, capable d’user du chantage, ou encore de demander à être payé après avoir réalisé une tâche noble. Les décisions que vous prendrez viendront évidemment influencer (légèrement) le cours de l’histoire, et les plus téméraires se feront sans doute un plaisir de tâter au replay-value du soft, conséquent malgré l’absence totale de mode multijoueur digne de ce nom. Et en même temps, entre avoir le choix de s’offrir un FPS dont la durée de vie frôle largement avec les 30h, et un FPS axé multi traînant une campagne solo bouclée en 6h montre en main, le choix est plutôt vite fait.

En deux temps trois mouvements, Eidos Montreal aura balayé toutes nos craintes. Le studio ayant réussi l’exploit de bâtir un épisode capable de rivaliser avec le volet fondateur de la saga, aussi bien grâce à son scénario fouillé et captivant qu’à ses mécanismes de jeu rodés, permettant de mettre en place des approches aussi diverses que variées, et à chaque fois jouissives. Et si la production réussissait à glaner le titre de FPS de l’année ?

Le verdict ?


Que signifie cette pastille ?

Les +
Un scénario qui tient la route
Des mécanismes de jeu rodés et efficaces
Le mélange FPS/RPG au poil
Une durée de vie très conséquente

Les –
Doublage parfois maladroit
L’I.A trop adroite au tir