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Test du Honor 8 : la nouvelle référence du milieu de gamme ?

Interface et performances

Smartphone

Par Gaël Weiss le

Le Honor 8 est un smartphone installé sous Android 6.0 Marshmallow qu’Honor a personnalisé avec son interface EMUI 4.1. Ce qu’il faut retenir de cette interface, c’est qu’il s’agit d’un mélange de ce que l’on retrouve sur la version de base d’Android et sur iOS. Il n’y a, par exemple, pas de tiroir d’application : toutes les applications installées sur le téléphone se retrouvent sur le launcher, les pages principales du téléphone. Certains aiment, d’autres non (c’est mon cas), mais il est possible de ranger tout cela soigneusement dans des dossiers et de les réarranger par thème, par exemple, sur différentes pages.

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La barre de notification ressemble beaucoup à ce que l’on retrouve sur iOS. Elle est séparée d’un côté avec des notifications qui s’affichent sous forme de timeline et de l’autre avec les raccourcis (pour activer le WiFi, la lampe torche, etc.). Le menu des paramètres à quant à lui le mérite de la clarté et reprend encore une fois sans vergogne ce qui se fait chez Apple. Un menu qui permet par exemple de personnaliser la « touche intelligente », qui se situe sur le capteur d’empreintes digitales, pour lancer une application ou activer la lampe-torche.

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Il faut bien reconnaître que cette interface est dans l’ensemble plutôt efficace, assez jolie avec ses nombreux wallpapers et facile à prendre en main. Seul point faible, de base, le téléphone est bourré d’applications inutiles préinstallées. Passe encore les applications de Google (après tout, Honor n’a pas vraiment le choix), l’agenda ou le lecteur musical, là encore, c’est pratique, Facebook, Twitter ou Instagram, je dis pas. Mais préinstaller des machins comme Booking.com, Tripadvisor, Pages Jaunes et une pelletée de jeux free to play made in Gameloft, c’est non, trois fois non. Il est heureusement possible de les désinstaller.

Des performances dans la moyenne haute

Plus que le design et la fiche technique de l’appareil, c’est surtout les composants du téléphone qui impressionnent. Honor a en effet intégré les (quasiment) mêmes composants que ceux présents dans le Huawei P9, sorti il y a tout juste quelques mois de cela. En d’autres termes, la fiche technique du Honor 8 n’est ni plus ni moins que celle d’un smartphone haut de gamme de 2016. On trouve ainsi un SoC Kirin 950 associé à 4 Go de RAM et 32 Go de mémoire interne. Voici les résultats de ses benchmarks face à d’autres smartphones haut de gamme.

 Honor 8OnePlus 3Huawei P9Samsung Galaxy A5 (2016)
Antutu90 086 points140 389 points88 853 points42 082 points
GeekBench (mutlicore)4 830 points5 466 points6 419 points3 858 points
3D Mark (Slinghsot)956 points2 481 points816 points327 points
PC Mark6 569 points7 048 points7 346 points4 034 points

Ce tableau montre que dans l’ensemble, le Honor 8 est plus ou moins équivalent au Huawei P9 et un petit cran derrière des smartphones plus musclés, comme le Galaxy S7 ou le OnePlus 3. C’est surtout au niveau graphique que le GPU du Kirin 950 a du mal à tenir la route face à l’Adreno du Snapdragon 820 du OnePlus 3 et du Mali T880 du Galaxy S7.

Ces benchmarks, comme bien souvent, sont toutefois très théoriques et poussent le téléphone dans ses retranchements. Au quotidien, il faut bien admettre que le Honor 8 est d’une fluidité irréprochable, que ce soit sur l’interface générale ou dans les jeux. Jamais mes parties quotidiennes de Hearthstone n’ont ramé sur le téléphone. En revanche, elle l’ont fait sérieusement chauffer, et ce, très rapidement. Encore un inconvénient de cette jolie coque en verre qui évacue assez mal la chaleur du SoC.

Pas de 4G+ pour le Honor 8

À noter enfin qu’en termes de téléphonie, le Honor 8 se révèle très bon. Durant les communications, le son du haut-parleur se montre très clair et je n’ai jamais eu le moindre problème d’accroche réseau. Ou presque. Puisque si le Honor 8 est bien un smartphone compatible avec la 4G de catégorie 6 (permettant un débit en download pouvant aller jusqu’à 300 Mb/s), il n’est pas capable d’agréger les fréquences et ce pour des raisons difficilement explicables. En d’autres termes, pas de 4G+ — qui devrait rapidement se développer dans les prochains mois — pour ce téléphone. Dernier petit bémol, il n’est pas compatible avec la bande fréquence des 700 MHz, que Free s’apprête à déployer massivement d’ici l’année prochaine.

Continuez la lecture du Test
4 Appareil photo et autonomie
Sommaire
  1. Fiche technique
  2. Design et écran
  3. Interface et performances
  4. Appareil photo et autonomie
  5. Conclusion