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[Test] Etrian Odyssey Untold: The Millenium Girl – Le dungeon crawler qui envoie du bois [3DS]

Notre avis
8 / 10

Par Corentin le

Etrian Odyssey Untold: The Millenium Girl est une version revisitée d’Etrian Odyssey premier du nom, sorti il y a 6 ans, sur DS.

EOUTMG1

Les combats au tour par tour vont très vite.
Les combats au tour par tour vont très vite.

Cette saga d’Atlus, on ne sait toujours pas trop comment elle est arrivée par chez nous. Il s’agit d’un RPG au tour par tour affublé d’une grosse part de dungeon crawler. Il est épuré, ultra rapide, ultra efficace, ultra difficile, aussi. Quasiment pas d’histoire, vous devez simplement descendre le plus profondément possible dans un donjon unique composé de cinq strates elles-mêmes composées de cinq étages chacune. C’est tout.

Pour bien saisir comment fonctionne Etrian Odyssey, il faut le voir comme votre pote un peu bourru. Il ne rejette pas nécessairement votre présence, mais il ne vous montre pas des signes particuliers de sympathie envers vous.

– J’ai soif.
– Va te servir, je ne suis pas ta bonniche.

Là, c’est pareil. Vous voulez une carte dans cet immense donjon unique que vous êtes en train d’explorer ? Vous n’avez qu’à la dessiner vous même. Le jeu vous y invite régulièrement et vous donne tous les outils pour le faire, mais ne le fera jamais vraiment pour vous.

Cet ami un peu abrupt serait également un peu chafouin et aurait tendance à vous faire quelques mauvaises plaisanteries de temps à autre.

– T’as une tache.
– Ah bon ou ç…
– PISTACHE. *pichenette sur le nez*

Les FOEs ont droit à leurs modélisations en 3D dans les environnements du jeu.
Les FOEs ont droit à leurs modélisations en 3D dans les environnements du jeu.

Le jeu est un peu comme ça aussi. Il vous met très souvent devant des choix qui, vous le savez, ont une chance sur deux de vous péter à la figure. Par exemple, durant votre exploration, quand vous trouvez un point d’eau et que le jeu vous demande si vous souhaitez vous arrêter pour boire, vous savez que vous avez une probabilité de 50 % de vous faire attaquer en traître par un ours.

Mais c’est aussi un ami qui, malgré son aspect revêche, sait reconnaître votre opiniâtreté et sait vous en récompenser. En fait, plus vous allez passer du temps avec cet ami et plus il va s’attendrir, prendre ses aises avec vous. Vous allez même finir par l’apprécier plus que n’importe quel autre ami.

En effet, la descente toujours plus profonde augmente également ce sentiment de travail accompli. En regardant toutes ces cartes que vous aurez dessinées, vous aurez toujours sous les yeux toutes les difficultés que vous aurez traversées. Le jeu possède un très bon ratio risk / reward qui, si vous daignez faire quelques efforts, vous donnera un très grand sentiment de satisfaction à moyen et long terme.

Ce qui change dans cette version Untold, c’est l’ajout d’un mode histoire plus conséquent avec des dialogues sympa, mais accessoires, et, du moins c’est l’impression que j’en ai eue, une difficulté revue très légèrement à la baisse. On peut également noter l’ajout d’une zone inédite qui s’effectue en parallèle du donjon principal et de deux nouvelles classes : le highlander et l’artilleur.

Dans le nouveau mode du jeu, vous ne choisirez plus votre guilde, mais vous aurez un background plus approfondi.
Dans le nouveau mode du jeu, vous ne choisirez plus votre guilde, mais vous aurez un background plus approfondi.

Les graphismes ont également eu droit à leur petit lifting. Les « FOEs » – ces ennemis redoutables, affichés dans les environnements et qui se déplacent en même temps que vous dans le donjon – ont chacun droit à leur modélisation en 3D ce qui contribue un peu plus à rendre le jeu moins austère. Le jeu tente également d’inaugurer de nouvelles mécaniques comme celle des pierres grimoires qui permettent aux personnages d’utiliser des capacités qui leur sont normalement interdites. Cependant, le jeu les introduit tellement mal, qu’il ne donne absolument pas envie de s’y intéresser de plus près. Il faudra vous faire violence.

Etrian Odyssey Untold propose également un mode classique qui reprend le jeu tel qu’il était dans sa version originale. Ça ne coûtait pas bien cher de le mettre et il s’agit là d’un ajout bienvenu.

Évidemment, si vous avez déjà fait Etrian Odyssey sur DS, n’attendez pas une révolution d’Etrian Odyssey Untold. Il s’agit clairement d’un semi-remake qui n’apporte pas tant de contenu inédit que ça. Cependant, voilà une formidable occasion pour quiconque découvrirait la série de se lancer dans le premier épisode qui a su inventer un gameplay rapide, original et efficace. Si d’aucuns le trouvaient âpre il y a quelques années, le titre est maintenant beaucoup plus accueillant et vous accompagne davantage dans cette aventure aussi difficile que jouissive.

Etrian Odyssey Untold: The Millennium Girl est disponible sur 3DS, ça coûte dans les 40 euros.

Etrian Odyssey Untold: The Millenium Girl est une version revisitée d’Etrian Odyssey premier du nom, sorti il y a 6 ans, sur DS.

EOUTMG1

Les combats au tour par tour vont très vite.
Les combats au tour par tour vont très vite.

Cette saga d’Atlus, on ne sait toujours pas trop comment elle est arrivée par chez nous. Il s’agit d’un RPG au tour par tour affublé d’une grosse part de dungeon crawler. Il est épuré, ultra rapide, ultra efficace, ultra difficile, aussi. Quasiment pas d’histoire, vous devez simplement descendre le plus profondément possible dans un donjon unique composé de cinq strates elles-mêmes composées de cinq étages chacune. C’est tout.

Pour bien saisir comment fonctionne Etrian Odyssey, il faut le voir comme votre pote un peu bourru. Il ne rejette pas nécessairement votre présence, mais il ne vous montre pas des signes particuliers de sympathie envers vous.

– J’ai soif.
– Va te servir, je ne suis pas ta bonniche.

Là, c’est pareil. Vous voulez une carte dans cet immense donjon unique que vous êtes en train d’explorer ? Vous n’avez qu’à la dessiner vous même. Le jeu vous y invite régulièrement et vous donne tous les outils pour le faire, mais ne le fera jamais vraiment pour vous.

Cet ami un peu abrupt serait également un peu chafouin et aurait tendance à vous faire quelques mauvaises plaisanteries de temps à autre.

– T’as une tache.
– Ah bon ou ç…
– PISTACHE. *pichenette sur le nez*

Les FOEs ont droit à leurs modélisations en 3D dans les environnements du jeu.
Les FOEs ont droit à leurs modélisations en 3D dans les environnements du jeu.

Le jeu est un peu comme ça aussi. Il vous met très souvent devant des choix qui, vous le savez, ont une chance sur deux de vous péter à la figure. Par exemple, durant votre exploration, quand vous trouvez un point d’eau et que le jeu vous demande si vous souhaitez vous arrêter pour boire, vous savez que vous avez une probabilité de 50 % de vous faire attaquer en traître par un ours.

Mais c’est aussi un ami qui, malgré son aspect revêche, sait reconnaître votre opiniâtreté et sait vous en récompenser. En fait, plus vous allez passer du temps avec cet ami et plus il va s’attendrir, prendre ses aises avec vous. Vous allez même finir par l’apprécier plus que n’importe quel autre ami.

En effet, la descente toujours plus profonde augmente également ce sentiment de travail accompli. En regardant toutes ces cartes que vous aurez dessinées, vous aurez toujours sous les yeux toutes les difficultés que vous aurez traversées. Le jeu possède un très bon ratio risk / reward qui, si vous daignez faire quelques efforts, vous donnera un très grand sentiment de satisfaction à moyen et long terme.

Ce qui change dans cette version Untold, c’est l’ajout d’un mode histoire plus conséquent avec des dialogues sympa, mais accessoires, et, du moins c’est l’impression que j’en ai eue, une difficulté revue très légèrement à la baisse. On peut également noter l’ajout d’une zone inédite qui s’effectue en parallèle du donjon principal et de deux nouvelles classes : le highlander et l’artilleur.

Dans le nouveau mode du jeu, vous ne choisirez plus votre guilde, mais vous aurez un background plus approfondi.
Dans le nouveau mode du jeu, vous ne choisirez plus votre guilde, mais vous aurez un background plus approfondi.

Les graphismes ont également eu droit à leur petit lifting. Les « FOEs » – ces ennemis redoutables, affichés dans les environnements et qui se déplacent en même temps que vous dans le donjon – ont chacun droit à leur modélisation en 3D ce qui contribue un peu plus à rendre le jeu moins austère. Le jeu tente également d’inaugurer de nouvelles mécaniques comme celle des pierres grimoires qui permettent aux personnages d’utiliser des capacités qui leur sont normalement interdites. Cependant, le jeu les introduit tellement mal, qu’il ne donne absolument pas envie de s’y intéresser de plus près. Il faudra vous faire violence.

Etrian Odyssey Untold propose également un mode classique qui reprend le jeu tel qu’il était dans sa version originale. Ça ne coûtait pas bien cher de le mettre et il s’agit là d’un ajout bienvenu.

Évidemment, si vous avez déjà fait Etrian Odyssey sur DS, n’attendez pas une révolution d’Etrian Odyssey Untold. Il s’agit clairement d’un semi-remake qui n’apporte pas tant de contenu inédit que ça. Cependant, voilà une formidable occasion pour quiconque découvrirait la série de se lancer dans le premier épisode qui a su inventer un gameplay rapide, original et efficace. Si d’aucuns le trouvaient âpre il y a quelques années, le titre est maintenant beaucoup plus accueillant et vous accompagne davantage dans cette aventure aussi difficile que jouissive.

Etrian Odyssey Untold: The Millennium Girl est disponible sur 3DS, ça coûte dans les 40 euros.

Notre avis

Bien et bien dur

8 / 10
stopwatch 7 min.
Test : LG G3