Le NucBox K13 est disponible directement en deux configurations : 16 Go RAM + 512 Go SSD à 609,99 euros, et 16 Go RAM + 1 To SSD à 659,99 euros. C’est la version 1 To que nous avons testée.
Un design qui fait oublier sa taille
Le NucBox K13 adopte une forme de barre allongée de 182 × 88 × 33,2 mm, soit l’épaisseur d’un gros smartphone. Il pèse 523 grammes. On pense à une station d’accueil plus qu’à un cube classique, ce qui lui permet de se glisser sous un moniteur, de se monter sur un bras VESA ou de voyager dans un sac sans effort. Le bracket VESA est fourni dans la boîte, avec un câble HDMI, un bloc DC 120W et un adaptateur USB-C 30W.
Le boîtier est sobre, tout en noir mat, avec une signature verte au niveau du logo GMKtec. Rien d’ostentatoire. La construction inspire confiance dès la prise en main. Un point à ne pas négliger, c’est que le K13 ne doit pas être posé debout. Aucun pied n’est prévu sur les faces latérales, ce qui bloquerait les grilles de ventilation et risquerait de provoquer une surchauffe à terme.
La connectique est bien pensée. En façade on retrouve deux ports USB 3.2 Gen 2 à 10 Gbps et une prise jack 3,5 mm en façade. À l’arrière, nous avons un port LAN 5 GbE, un USB 2.0, deux ports USB4 40 Gbps avec Power Delivery 3.0 à 100W et DisplayPort 1.4, et une sortie HDMI 2.1. Le port Ethernet 5 Gbits mérite qu’on s’y arrête car c’est encore rare sur ce gabarit, il ouvre la porte à un usage micro-serveur ou NAS avec des débits non bridés.
Les deux ports USB4 et l’HDMI 2.1 permettent de piloter jusqu’à trois moniteurs simultanément en 4K 60Hz. Un verrou Kensington complète le tableau. Le Wi-Fi 6E (Realtek RZ616) et le Bluetooth 5.4 complètent l’ensemble.
L’ouverture du boîtier est redoutablement simple puisqu’une seule vis est à retirer, et le fond se détache par simple pression. À l’intérieur, on trouve le slot M.2 secondaire facilement accessible, la puce Wi-Fi et la batterie CMOS. Tout ce qu’on voudra jamais modifier est là, à portée de tournevis. Un second slot M.2 PCIe Gen4 est disponible, permettant d’atteindre jusqu’à 8 To de stockage total.
| Caractéristique | |
|---|---|
| Prix | 659,99 € (16 Go + 1 To) sur gmktec.com |
| Processeur | Intel Core Ultra 7 256V (Lunar Lake) |
| Architecture | 8C/8T, 4 P-Cores + 4 E-Cores (sans HyperThreading) |
| Gravure | TSMC N3B (3 nm) |
| Fréquence boost | Jusqu'à 4,8 GHz |
| GPU intégré | Intel Arc 140V (8 cœurs Xe2) |
| NPU | 48 TOPS (115 TOPS total avec CPU+GPU+NPU) |
| Bande passante mémoire | ~137 Go/s |
| RAM | 16 Go LPDDR5X 8533 MT/s (soudée via Foveros) |
| Stockage | 1 To PCIe Gen4 M.2 |
| Slot M.2 additionnel | Oui (PCIe Gen4, jusqu'à 8 To) |
| Affichage | Triple écran 4K 60Hz |
| Sorties vidéo | HDMI 2.1 + 2x USB4 (DP 1.4) |
| USB4 | 2x 40 Gbps (PD 3.0 100W) |
| USB 3.2 | 2x Gen2 10 Gbps (façade) |
| USB 2.0 | 1x (arrière) |
| Jack 3,5 mm | 1x en façade |
| OCuLink | Non (eGPU via USB4 uniquement) |
| LAN | 5 GbE |
| Wi-Fi | Wi-Fi 6E |
| Bluetooth | 5.4 |
| Dimensions | 182 × 88 × 33,2 mm |
| Poids | 523 g |
| Alimentation | 100W DC |
| OS | Windows 11 Pro |
| Modes TDP | 15W / 20W / 30W |
| Accessoires fournis | Bracket VESA, câble HDMI, bloc DC 120W, adaptateur USB-C 30W |
Le GMKtec NucBox K13 est proposé à partir de 616,96 euros sur Amazon pour la version 16 Go + 512 Go, et 675,96 euros pour la 16 Go + 1 To. Disponible également sur le site officiel.
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Lunar Lake : l’efficacité comme religion
Le Core Ultra 7 256V est gravé en 3 nm sur les fabs TSMC, une première pour Intel qui externalise ici sa production. Il combine 4 cœurs performance Lion Cove et 4 cœurs efficacité Skymont, pour un total de 8 cœurs, 8 threads, avec un boost jusqu’à 4,8 GHz. Pas de Hyper-Threading, mais une architecture hybride pensée pour l’équilibre plutôt que la puissance brute.
La RAM LPDDR5X cadencée à 8 533 MT/s est intégrée directement sur le package processeur via la technologie Foveros d’Intel. Cela donne une bande passante mémoire de ~137 Go/s, soit environ 37 % de mieux qu’un Ryzen concurrent équivalent. C’est précisément ce qui explique les performances de l’iGPU Arc 140V car il accède à la mémoire beaucoup plus rapidement que sur une configuration avec RAM off-package classique. La contrepartie, c’est que ces 16 Go ne sont pas upgradables.
Ce qui frappe d’abord, c’est la consommation au repos : 1 à 2 watts. En charge CPU maximale, on plafonne à 20 watts. Le ventilateur ne se fait entendre que lorsque la machine en a vraiment besoin. Sous charge soutenue, le son devient perceptible et prend un caractère aigu, plus proche d’un sifflement que d’un bourdonnement grave. Ce n’est pas assourdissant, mais c’est à anticiper si votre environnement de travail est particulièrement silencieux. À noter également que le K13 n’a pas de haut-parleur intégré. Sans casque ou enceinte externe, pas de son. Pour un usage bureau ou développement pur, ce n’est pas un problème. Pour quelqu’un qui voulait aussi s’en servir pour regarder du contenu, faut le savoir.
Le BIOS propose trois modes de consommation : silencieux à 15W, équilibré à 20W, haute performance à 30W. Un détail important, en mode Performance, le TDP alloué prioritairement aux cœurs CPU se fait au détriment de l’iGPU, qui peut perdre jusqu’à 25 % de ses performances graphiques. Pour un usage gaming, le mode Balanced donne donc de meilleurs résultats. Pour un usage bureautique ou compilation, le mode Performance prend l’avantage.
iGPU Arc 140V : une vraie surprise pour le gaming
C’est le principal argument de Lunar Lake, l’Intel Arc 140V intégré représente un saut générationnel par rapport aux iGPU Intel précédents. Sur Cyberpunk 2077 en 1080p, réglages moyens avec upscaling XeSS en mode balanced, la machine tourne autour de 50 fps stables. Ghost of Tsushima et Baldur’s Gate 3, deux titres AAA nettement plus exigeants, affichent également des framerates jouables en 1080p sur des réglages ajustés. Pour un iGPU dessinant 30 watts tout compris, c’est un résultat qu’on aurait qualifié d’impossible il y a deux ans.
L’upscaling XeSS mérite d’être mis en avant car il surpasse le FSR en qualité d’image sur du matériel Intel natif, se positionnant entre le FSR et le DLSS. No Man’s Sky en 1080p affiche entre 45 et 60 fps selon les environnements. Les jeux moins exigeants et les titres plus anciens s’envolent. En émulation, le K13 est à l’aise comme par exemple en mode PS2 à pleine vitesse en résolution native, avec de la marge pour monter en résolution.
En contrepartie, face aux mini PC équipés de Ryzen Zen 4 ou Zen 5, le 256V accuse un retard perceptible en charge CPU pure. Lunar Lake n’a jamais prétendu être un monstre de Cinebench.

Pour les utilisateurs qui veulent aller plus loin, les deux ports USB4 ouvrent la porte à un eGPU externe. À noter que le K13 ne dispose pas de port OCuLink natif. La bande passante est alors limitée à 40 Gbps contre 64 Gbps sur une liaison OCuLink. Ce n’est pas un frein pour la majorité des usages, mais c’est à anticiper si le rendu GPU intensif fait partie de votre projet.
A noter que Cinebench 2026 refuse de faire tourner le module graphique Arc 140V, dont les spécifications sont jugées insuffisantes par ce benchmark. Ce n’est pas un défaut de la machine à proprement parler, mais une limite de compatibilité à connaître si vous utilisez des outils de benchmarking récents. En usage réel sur des tâches créatives (montage vidéo, rendu 3D léger), l’Arc 140V reste performant avec un score PCMark 10 de 6 672 points, dans la fourchette haute des mini-PC de cette génération.
Montage vidéo et IA locale
DaVinci Resolve en 1080p se comporte correctement : scrubbing fluide, transitions quasi instantanées, rendu de 4 à 5 minutes en 3 à 4 minutes. Pour un usage YouTube standard, la machine fait le travail. La 4K est une autre histoire car des stutters apparaissent en lecture, et certains rendus 4K échouent. Pour un créateur travaillant exclusivement en 4K, le K13 n’est pas la bonne machine.

Le NPU intégré délivre 47 TOPS dédiés, soit plus du triple des 13 TOPS d’un Core Ultra 7 255H de génération précédente. En combinant NPU, iGPU et CPU, le K13 atteint 115 TOPS au total, bien au-delà du seuil de 40 TOPS requis pour la certification Copilot+ de Microsoft. Toutes les fonctions IA de Windows 11 tournent en local, sans dépendance sur le cloud. Pour de l’inférence LLM, le K13 tourne à environ 16 tokens par seconde sur un modèle à 8 milliards de paramètres. Au-delà de cette taille, la RAM devient le goulot d’étranglement.
Le plafond à 16 Go est un vrai sujet
L’architecture Lunar Lake impose la RAM directement sur le package CPU. Sur le 256V, c’est 16 Go, point final. Pas de slot DIMM, pas d’upgrade possible. Ces 16 Go sont partagés entre le processeur et l’iGPU : Windows en prend une part, le jeu une autre, et le GPU se sert dans ce qui reste.
En pratique, pour un gaming 1080p et du bureau, ça suffit largement. Mais pour du montage 4K sérieux, des modèles IA de plus de 8 milliards de paramètres, ou du multi-tasking intensif, le plafond arrive vite. C’est un choix d’architecture assumé par Intel, pas un défaut de GMKtec, mais vous devez en être parfaitement conscient.
Le GMKtec NucBox K13 est proposé à partir de 616,96 euros sur Amazon pour la version 16 Go + 512 Go, et 675,96 euros pour la 16 Go + 1 To. Disponible également sur le site officiel.
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