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[Test] Mario & Luigi : Paper Jam Bros. – État d’urgence : les Italiens présentent leurs papiers [3DS]

Notre avis
7 / 10

Par Corentin le

Expliquer à un béotien le concept du cross over entre Paper Mario et Mario & Luigi est une entreprise risquée. En effet, dans l’absolu, il s’agit d’un cross over entre Mario et… Encore Mario. Une licence de RPG figurant le célèbre plombier et… Une autre licence de RPG faisant figurer Mario. Et le pire dans tout ça, c’est que d’un pur point de vue du gameplay, les deux jeux sont extrêmement proches. Il se distingue uniquement par leurs univers, plutôt classique pour Mario & Luigi et tout fait de papier pour Paper Mario.

Le mélange ne semble ainsi pas contre nature. Au contraire, le principal enjeu de game design de ce Paper Jam était bel et bien de faire ressortir l’incursion du papier dans les combats. Et c’est justement sur ce point que ce cross over s’en tire avec les honneurs.

Mario & Luigi Paper Jam Bros. 2

On est toujours dans du tour par tour dynamique. Entendez qu’en appuyant sur le bon bouton au bon moment, il est théoriquement possible d’esquiver toutes les attaques qu’on tente de vous porter. Les boutons A, B et Y sont respectivement attribués à Mario, Luigi et Mario de Papier, et il faudra appuyer dessus au bon moment pour sauter par-dessus un projectile qu’on vous envoie, punir un assaillant d’un bon coup de marteau, accentuer vos attaques pour les rendre plus puissantes.

L’enjeu des combats reste ainsi le même : trouver les mimiques des adversaires pour savoir qui ils vont attaquer et comment ils vont le faire. Pour ceux qui ne s’y font pas, il sera toujours possible d’appuyer sur X, bouton de la garde d’urgence qui permettra de réduire les dégâts. Cependant, la puissance de certaines ripostes vaut toujours la chandelle.

Si Mario est porté sur l’attaque et Luigi sur la défense, Mario de papier n’a strictement aucun avantage statistique, si ce n’est la vitesse. Sa force, il la tirera de ses copies de papiers qu’il peut régénérer au sacrifice d’un tour de jeu. Mario de papier se verra ainsi accompagné de 5 autres reproductions de lui-même avec lesquelles il sera possible d’attaquer en liasse entière (plus il y a des copies, plus il pourra porter d’attaques à la suite) et qui prendront les coups à sa place.

Quant aux ennemis, c’est la même chose. Outre les ennemis piquants (sur lesquels il ne faut surtout pas sauter) et les ennemis volants (qui esquivent sans mal les coups de marteau), il sera possible de tomber sur les ennemis de papiers. Parfois en liasse, il faudra se débarrasser de chacune des copies pour espérer s’en défaire. Il sera donc plus intelligent d’infliger plusieurs coups faibles plutôt qu’une seule attaque dévastatrice, qui n’infligera des dégâts qu’à la copie du dessus.

Cette nouvelle profondeur du système de combat est également enrichie par le système des cartes de combats, qui apparaissent sur l’écran inférieur, à raison d’une carte par tour. Pour chaque attaque portée avec succès, une jauge étoile se remplit. Il sera possible d’utiliser les points étoiles obtenus pour utiliser une carte, contre son coût d’invocation. Les actions peuvent être extrêmement diverses, du buff d’attaque à la récupération de point de vie, en passant par la résurrection de tous les membres du groupe à terre et la multiplication par 1,5 des pièces glanées à la fin du combat.

Mention spéciale aux cartes qui demandent de parier sur la prochaine action. « Doublez vos points d’expérience et l’or récupéré si vous parvenez à tuer les ennemis restants durant ce tour » ou bien « Multipliez par 1,5 vos points étoiles si vous esquivez avec succès la prochaine attaque ennemie » pourront être des cartes particulièrement efficaces si elles sont bien utilisées, surtout contre les boss.