Test

Test : Motorola RAZR

Android

Par Anh Phan le

Bien avant Apple et les autres, Motorola avait bien compris l’avantage d’utiliser des noms et non des références pour ses terminaux mobiles. On se souvient ainsi des emblématiques StarTAC ou RAZR. C’est d’ailleurs sur cette dernière marque emblématique que la firme américaine a décidé de revenir sur le devant de la scène des smartphones haut de gamme. Exit donc le simple feature phone à destination du grand public lié à la marque RAZR.

Voici donc le RAZR nouveau et c’est un peu ce qui se fait de mieux actuellement dans le monde des smartphones sous Android voire même des smartphones tout court. Annoncé une petite journée avant l’annonce (officielle) du Google Galaxy Nexus, certains ont eu peur que Motorola se soit fait devancer en annonçant un appareil déjà hors course, ce qui aurait fait quelque part désordre alors que Motorola devrait appartenir définitivement à Google d’ici mi-2012.

Les Caractéristiques

Je pense que vous connaissez déjà les caractéristiques techniques de la bête, mais pour rappel, c’est un smartphone sous Android 2.3.5 (MAJ vers Android 4.0 prévu pour janvier). Le RAZR vous propose un écran Corning Gorilla Glass ainsi qu’une coque faite en fibres de Kevlar, ce qui le rend très solide contre les chocs et les rayures. Et histoire d’enfoncer le clou au niveau des résistances physiques, le boîtier est dit hydrophobe, ce qui le rend plus résistant à l’eau et aux éclaboussures que ses concurrents.

L’écran est de type Super AMOLED Advanced (Plus chez Samsung). Il fait une diagonale de 4,3″ avec une résolution qHD soit 540×960. On retrouve un processeur dual-core TI OMAP de 1,2Ghz, 1Go de RAM, 16Go de mémoire interne, un port mémoire MicroSD, l’enregistrement de vidéos en 1080p, une caméra visio HD de 1,3 Mégapixels, un APN de 8 Mégapixels, un aGPS, du Bluetooth 4.0, du WiFi b/g/n, un port Micro-SIM, un port MicroSD, une sortie Micro-HDMI, une batterie de 1780mAh, le tout dans 130,7×68,9×7,1mm pour 127g.

Comptez à partir de 1€ avec abonnement et 530€ hors abonnement. On remercie au passage Expansys qui nous a fourni un exemplaire de test.

Le Packaging

Le packaging est des plus classiques avec, dans sa boîte rouge et comme vous vous en doutez, le smartphone, un câble USB pour la connexion à un ordinateur et la recharge, un chargeur USB, des manuels d’instructions pour une première prise en main et des écouteurs kit mains libres. Rien de transcendant donc au final.

Le Design

La première chose qui surprend quand on le prend en main, c’est son extrême finesse. Le Samsung Galaxy S II ou le Sony Ericsson Arc avaient déjà fait très fort, mais là, c’est vraiment impressionnant. Je ne pensais pas que j’aurais vu la différence, mais là, 7,1mm, ça se sent de suite. Et puis, même la partie plus épaisse avec l’APN ne fait pas oublier cette extrême finesse.

Pour ce qui est du design, inutile de vous dire que la marque américaine devait rendre honneur à son nom, RAZR. Et c’est ainsi qu’on découvre un design plutôt angulaire qu’on retrouvera d’ailleurs sur les nouvelles Xoom 2. On aime ou on n’aime pas, c’est une autre histoire, mais ça change des designs arrondis de la concurrence. Pour ma part, j’ai trouvé le design épuré et la finition à la hauteur de mes espérances.
C’est d’ailleurs très agréable de voir que les constructeurs nous livrent dernièrement des smartphones vraiment bien finis matériellement parlant, ce qui est valorisant pour les modèles haut de gamme. Le tout respire la solidité et contrairement au Samsung Galaxy S II par exemple, il n’y a aucun craquement quand on appuie sur l’appareil. C’est bien !

Pour en revenir à la description physique, on commence par la face avant qui vous propose donc… un écran. Pas de touches physiques, mais quatre touches sensitives assez classiques sur un smartphone Android (Option, Home, Retour et Recherche). On trouvera juste en bas de la touche Home le micro. Pour une fois que ce n’est pas sur la tranche, c’est assez spécifique pour qu’on vous le signale. En haut de l’écran se trouve donc la caméra visio et le capteur de luminosité/proximité sans oublier une petite LED de notification qui pourra servir à ceux qui ne peuvent plus s’en passer. Enfin, tout en haut se trouve la marque sur une petite plaque en alu brossé.

Au niveau du dos, on retrouve l’APN de 8 Mégapixels avec son flash LED. À côté se trouve le haut-parleur du RAZR. Comme on vous l’avait dit dans les caractéristiques techniques, vous avez un dos en fibres de kevlar. C’est sensé vous apporter solidité et résistance aux rayures. On n’a pas testé pour la solidité, mais comme ça, ça respire effectivement la solidité. À côté, on a aussi testé la résistance aux rayures. Avec nos clés et autres stylos, pas une seule rayure alors qu’on a un peu forcé la chose.
Autre appréciation liée au kevlar, ce touché soft touch des plus agréables. D’ailleurs, j’aurais aimé que ça ne soit pas uniquement le dos, mais que tout le boîtier soit en fibres de kevlar. Notez que l’intégration avec le boîtier qui est en alu est des plus réussis.
Par contre et comme pour l’iPhone 4/4S ou le Nokia Lumia 800, c’est un bloc entier, vous ne pourrez donc pas changer la batterie. L’accès à la Micro-SIM et la Micro SD se faisant sur une des tranches. Il faudra donc passer par la case SAV si vous venez à cramer la batterie…

Sur la tranche droite se trouvent les boutons de volumes ainsi que le bouton de mise sous tension et/ou de veille. On notera que pour ce dernier, il est en alu brossé et si ça ne change pas grand-chose en terme de fonctions, c’est plutôt réussi esthétiquement.
Sur la tranche gauche se trouve une petite trappe vous permettant d’accéder au port Micro-SIM et au port MicroSD. Pour en revenir au format Micro-SIM, ce n’est pas gênant en soi, mais si vous n’aviez pas d’iPhone jusqu’à maintenant, il va falloir faire un tour du côté de votre opérateur.
Sur la tranche basse, vous ne trouverez rien alors que sur la tranche haute, vous retrouverez la fameuse prise jack de 3,5mm, le port MicroUSB pour la synchronisation et la charge et enfin une sortie Micro-HDMI, bien plus pratique que de devoir se promener avec un adaptateur supplémentaire.

On notera au niveau des tranches qu’on a cette impression de voir deux couches dont une qui fait tout le tour et qui a le mérite de vous proposer une finition soft-touch, ce qui a pour résultat d’être un chouia moins glissant… Oui bon, ça ne joue pas tant que ça en fait, mais l’intention est là alors !
Je finis vite fait sur le poids de 127g qui permet, en plus de son extrême finesse, d’oublier assez facilement le RAZR quand il est dans une poche.

L’écran et le Son

Le Motorola RAZR vous propose donc un écran de 4,3″ avec une résolution qHD soit 540×960, ce qui lui confère une très bonne densité de pixels et une finesse dans les détails qui tranchent avec les écrans de 480×800.
Pour la dalle, c’est un écran Super AMOLED Advanced de type PenTyle, équivalent donc au Super AMOLED de Samsung. Du coup, on salue les couleurs qui pètent et surtout la possibilité d’utiliser l’écran en plein soleil. Attention, je ne parle de fidélité au niveau des couleurs, mais plutôt de ce rendu ultra-constrasté des écrans AMOLED qui sublime artificiellement tout votre contenu multimédia. Par contre, c’est un écran brillant… D’un autre côté, c’est un écran Gorilla Glass et j’aime bien, comme sur le Samsung Galaxy S II, le fait que ça glisse mieux. Je ne sais pas comment vous le décrire, mais c’est une sensation que j’ai avec ce type d’écran et je sens la différence avec les écrans non Gorilla Glass.

Pour le son, vous vous en doutez, ce n’est pas avec un simple haut-parleur qu’on va se retrouve avec un son propre. C’est assez classique en soi avec un son fort, mais au détriment de la clarté.

En Utilisation

Quelque part, je ne vais pas trop entrer dans les détails puisque ça reste un smartphone sous Android 2.3 Gingerbread. Du coup, l’expérience utilisateur reste plus ou moins la même qu’avec les concurrents. Il y a bien une surcouche Motorola, mais reste très discret.
Cette surcouche s’appelle désormais MotoCast (exit MotoBlur) et c’est une phase obligatoire pour utiliser son RAZR. En effet, comme à l’époque avec Motoblur, vous allez devoir vous créer un compte Motorola pour y gérer vos réseaux sociaux (Google, Facebook, Twitter, Flickr, Picasa, Foursquare, etc.). Une fois tous vos identifiants saisis, Motorola se chargera de mettre en lien vos différents comptes pour les synchroniser entre eux. Attention, la synchronisation ne concerne que les données sur le smartphone et en aucun cas les comptes respectifs.

Mais Motocast, ce n’est pas qu’une simple surcouche. Alors oui, vous avez droit à des widgets dédiés, une galerie revue et corrigée au niveau de l’affichage, mais c’est surtout une nouvelle technologie qui vous permettra de synchroniser votre RAZR ou plus simplement smartphone Motorola avec votre ordinateur PC/Mac.
En gros, vous installez un client sur votre PC et/ou votre Mac et dès lors que le smartphone sera branché sur le PC/Mac, vous pourrez synchroniser toute sorte de contenu en passant par les photos, musiques, vidéos et autres documents Office.
À côté de cette partie synchronisation, Motocast vous permettra également via DNLA/WiFi d’accéder à votre contenu sur le PC/Mac ou sur un disque UPnP. C’est plutôt pratique et le tout peut marcher en streaming. Et ce n’est pas seulement réservé à votre réseau local puisqu’avec une certaine configuration pour que votre PC soit visible en dehors de votre réseau, Motocast vous permettra d’accéder au contenu de votre PC en streaming et depuis un réseau étranger (Autre WiFi et/ou 3G/4G).
Par contre, et c’est là que c’est un peu dommage, Motocast ne permet pas de lancer une application spécifique en fonction d’un fichier. Dommage. J’ai testé sur des vidéos non reconnues et impossibles de lancer MX Video Player. Il a fallu que je copie le fichier sur la mémoire interne avant de lancer la bonne application?

En parlant de vidéos, Motorola vous propose bien entendu la compatibilité avec certains types de vidéos, dont le DivX ou le WMV. Mais ce n’est pas compatible avec tout non plus. J’ai quand même dû installer MX Video Player pour m’assurer de pouvoir lire toutes les vidéos. L’avantage de MX Video Player étant la possibilité d’utiliser le hardware pour décoder matériellement les vidéos.
Au niveau des performances, en vidéo, rien à redire, le processeur dual-core de 1,2Ghz de TI a parfaitement tenu la charge, du moins avec les fichiers de tests qu’on utilise dans la vie de tous les jours. Et avec la sortie HDMI intégrée, c’est encore mieux pour une sortie directe sur n’importe quelle TV. ^^

Pour le reste des changements esthétiques, on notera que la grille d’applications du smartphone pourra être rangée par dossier, et ce, à votre guise. Et dans le genre problème d’affichage, l’APN, en mode portrait affiche toujours une interface comme s’il était en mode paysage, ça ne change rien au fait que l’orientation est bien pris en compte, mais quand même !
Ah oui, les personnes chez Motorola ont dû un peu fumé pour les fonds d’écrans tellement je les trouve ignobles en fait. Sinon, c’est dommage que Motorola ne s’est toujours pas décidé à intégrer dans sa barre de notification les raccourcis pour activer, WiFi, GPS et autres… Vraiment dommage vu comment c’est pratique ! Du coup, ce sont des icônes à mettre sur votre bureau et avec la limite des 5 bureaux, on a un peu d’autres choses à mettre en raccourcis.
Et pour finir sur les petites subtilités autour de la surcouche de Motorola, on notera sur l’écran de veille un raccourci pour le mode silencieux/vibreur et l’accès rapide à l’APN. Mais aussi une application “Imprimer” qui permet d’imprimer un grand nombre de documents (photos, textes, emails…) depuis votre smartphone vers votre imprimante Wifi branchée sur votre réseau domestique, vraiment pratique !

Les Performances

Comme dit plus haut, le Motorola RAZR a très bien tenu la charge au niveau des vidéos, et ce, même en Full HD. Mais qu’en est-il des jeux? Et bien, je peux vous dire que c’est pareil. Malgré la résolution qHD, tous les jeux sont passés sans aucun souci et surtout, c’est toujours resté fluide, même sur des jeux comme Riptide GP, plutôt dédié au Nvidia Tegra 2.

Du coup, vous vous imaginez bien que je n’ai pas rencontré de problème pour les sessions internet. C’était globalement plus que satisfaisant. Sinon, pour ceux qui aiment les chiffres, sur Quadrant, le RAZR a réalisé un score de 2471 contre 3705 pour le Samsung Galaxy S2. Évidemment, ce ne sont que des chiffres, mais ça prouve qu’en terme de calcul pur, Samsung est encore devant. Par contre, dans l’utilisation, de tous les jours, je vous défie de déceler une différence.
Toujours dans les chiffres et les tests, une petite session de SunSpider nous donne un résultat de 3717,3ms pour le Motorola RAZR contre 3485,2ms pour le Samsung Galaxy S II. Pas de grande différence donc en terme de performance sur le navigateur, mais j’ai noté un chargement légèrement plus long sur le smartphone coréen.

Les APNs

Le Motorola RAZR vous propose un capteur de 8 Mégapixels. Malheureusement, ce n’est pas un capteur rétro-éclairé comme sur l’iPhone 4/4S ou le HTC Titan par exemple. Du coup, dans des conditions de luminosité correctes, il n’y aura aucun souci. Par contre, en faible luminosité, attendez-vous à du bruit. On est donc loin des autres Sony Ericsson Xperia Arc ou iPhone 4/4S en terme de qualité photo. J’ai noté une certaine tendance de l’APN à sous-exposer la prise de vues et ce, que ça soit en mode photo ou en mode vidéo.

Pour ce qui est des vidéos, on notera que c’est un des seuls à proposer de l’enregistrement de vidéos en 1080p à 30fps. Pour le coup, le RAZR s’en sort plutôt pas mal en fait, mais je m’attendais à peut-être plus de finesse dans la vidéo finale. Bon, ça ne remplace bien évidemment pas à un caméscope, mais ça dépannera !

Vidéo de Test 1 :

Vidéo de Test 2 :

L’Autonomie

Pour l’autonomie, je vous rappelle que le Motorola RAZR vous propose une batterie de 1780mAh. Et bien, je vous avouerai que je m’attendais à mieux également. En fait, dans une utilisation modérée, vous devriez tenir facilement une journée, ouf. Par contre, je l’ai un peu poussé durant une journée et il s’est vite retrouvé à court de batterie en fin d’après-midi. Bon, il y a très peu de chances que vous en arriviez là, mais il faut le savoir si vous êtes un “poweruser”, et comme la batterie n’est pas amovible…

Conclusion

Il est bon de voir Motorola revenir sur le devant de la scène avec un RAZR très réussi. Il ne révolutionne pas la hiérarchie des smartphones Android, surtout avec l’arrivée prochaine du Samsung Galaxy Nexus mais il est complet et vous propose un design atypique des plus réussis avec une qualité de finition au top. L’ajout de Motocast et l’intégration du smartphone dans votre réseau domestique apporte un plus qui ne demande qu’à être peaufiné dans de futures MAJ. De même, on n’a pas pu encore tester la station multimédia ou le lapdock qui, avec la puissance de ce nouveau smartphone risque de vous donner un écosystème des plus complets, comme l’était le Motorola Atrix.

Prix : 530 euros sans abonnement où à partir de 1 euro avec abonnement !

Bien avant Apple et les autres, Motorola avait bien compris l’avantage d’utiliser des noms et non des références pour ses terminaux mobiles. On se souvient ainsi des emblématiques StarTAC ou RAZR. C’est d’ailleurs sur cette dernière marque emblématique que la firme américaine a décidé de revenir sur le devant de la scène des smartphones haut de gamme. Exit donc le simple feature phone à destination du grand public lié à la marque RAZR.

Voici donc le RAZR nouveau et c’est un peu ce qui se fait de mieux actuellement dans le monde des smartphones sous Android voire même des smartphones tout court. Annoncé une petite journée avant l’annonce (officielle) du Google Galaxy Nexus, certains ont eu peur que Motorola se soit fait devancer en annonçant un appareil déjà hors course, ce qui aurait fait quelque part désordre alors que Motorola devrait appartenir définitivement à Google d’ici mi-2012.

Les Caractéristiques

Je pense que vous connaissez déjà les caractéristiques techniques de la bête, mais pour rappel, c’est un smartphone sous Android 2.3.5 (MAJ vers Android 4.0 prévu pour janvier). Le RAZR vous propose un écran Corning Gorilla Glass ainsi qu’une coque faite en fibres de Kevlar, ce qui le rend très solide contre les chocs et les rayures. Et histoire d’enfoncer le clou au niveau des résistances physiques, le boîtier est dit hydrophobe, ce qui le rend plus résistant à l’eau et aux éclaboussures que ses concurrents.

L’écran est de type Super AMOLED Advanced (Plus chez Samsung). Il fait une diagonale de 4,3″ avec une résolution qHD soit 540×960. On retrouve un processeur dual-core TI OMAP de 1,2Ghz, 1Go de RAM, 16Go de mémoire interne, un port mémoire MicroSD, l’enregistrement de vidéos en 1080p, une caméra visio HD de 1,3 Mégapixels, un APN de 8 Mégapixels, un aGPS, du Bluetooth 4.0, du WiFi b/g/n, un port Micro-SIM, un port MicroSD, une sortie Micro-HDMI, une batterie de 1780mAh, le tout dans 130,7×68,9×7,1mm pour 127g.

Comptez à partir de 1€ avec abonnement et 530€ hors abonnement. On remercie au passage Expansys qui nous a fourni un exemplaire de test.

Le Packaging

Le packaging est des plus classiques avec, dans sa boîte rouge et comme vous vous en doutez, le smartphone, un câble USB pour la connexion à un ordinateur et la recharge, un chargeur USB, des manuels d’instructions pour une première prise en main et des écouteurs kit mains libres. Rien de transcendant donc au final.

Le Design

La première chose qui surprend quand on le prend en main, c’est son extrême finesse. Le Samsung Galaxy S II ou le Sony Ericsson Arc avaient déjà fait très fort, mais là, c’est vraiment impressionnant. Je ne pensais pas que j’aurais vu la différence, mais là, 7,1mm, ça se sent de suite. Et puis, même la partie plus épaisse avec l’APN ne fait pas oublier cette extrême finesse.

Pour ce qui est du design, inutile de vous dire que la marque américaine devait rendre honneur à son nom, RAZR. Et c’est ainsi qu’on découvre un design plutôt angulaire qu’on retrouvera d’ailleurs sur les nouvelles Xoom 2. On aime ou on n’aime pas, c’est une autre histoire, mais ça change des designs arrondis de la concurrence. Pour ma part, j’ai trouvé le design épuré et la finition à la hauteur de mes espérances.
C’est d’ailleurs très agréable de voir que les constructeurs nous livrent dernièrement des smartphones vraiment bien finis matériellement parlant, ce qui est valorisant pour les modèles haut de gamme. Le tout respire la solidité et contrairement au Samsung Galaxy S II par exemple, il n’y a aucun craquement quand on appuie sur l’appareil. C’est bien !

Pour en revenir à la description physique, on commence par la face avant qui vous propose donc… un écran. Pas de touches physiques, mais quatre touches sensitives assez classiques sur un smartphone Android (Option, Home, Retour et Recherche). On trouvera juste en bas de la touche Home le micro. Pour une fois que ce n’est pas sur la tranche, c’est assez spécifique pour qu’on vous le signale. En haut de l’écran se trouve donc la caméra visio et le capteur de luminosité/proximité sans oublier une petite LED de notification qui pourra servir à ceux qui ne peuvent plus s’en passer. Enfin, tout en haut se trouve la marque sur une petite plaque en alu brossé.

Au niveau du dos, on retrouve l’APN de 8 Mégapixels avec son flash LED. À côté se trouve le haut-parleur du RAZR. Comme on vous l’avait dit dans les caractéristiques techniques, vous avez un dos en fibres de kevlar. C’est sensé vous apporter solidité et résistance aux rayures. On n’a pas testé pour la solidité, mais comme ça, ça respire effectivement la solidité. À côté, on a aussi testé la résistance aux rayures. Avec nos clés et autres stylos, pas une seule rayure alors qu’on a un peu forcé la chose.
Autre appréciation liée au kevlar, ce touché soft touch des plus agréables. D’ailleurs, j’aurais aimé que ça ne soit pas uniquement le dos, mais que tout le boîtier soit en fibres de kevlar. Notez que l’intégration avec le boîtier qui est en alu est des plus réussis.
Par contre et comme pour l’iPhone 4/4S ou le Nokia Lumia 800, c’est un bloc entier, vous ne pourrez donc pas changer la batterie. L’accès à la Micro-SIM et la Micro SD se faisant sur une des tranches. Il faudra donc passer par la case SAV si vous venez à cramer la batterie…

Sur la tranche droite se trouvent les boutons de volumes ainsi que le bouton de mise sous tension et/ou de veille. On notera que pour ce dernier, il est en alu brossé et si ça ne change pas grand-chose en terme de fonctions, c’est plutôt réussi esthétiquement.
Sur la tranche gauche se trouve une petite trappe vous permettant d’accéder au port Micro-SIM et au port MicroSD. Pour en revenir au format Micro-SIM, ce n’est pas gênant en soi, mais si vous n’aviez pas d’iPhone jusqu’à maintenant, il va falloir faire un tour du côté de votre opérateur.
Sur la tranche basse, vous ne trouverez rien alors que sur la tranche haute, vous retrouverez la fameuse prise jack de 3,5mm, le port MicroUSB pour la synchronisation et la charge et enfin une sortie Micro-HDMI, bien plus pratique que de devoir se promener avec un adaptateur supplémentaire.

On notera au niveau des tranches qu’on a cette impression de voir deux couches dont une qui fait tout le tour et qui a le mérite de vous proposer une finition soft-touch, ce qui a pour résultat d’être un chouia moins glissant… Oui bon, ça ne joue pas tant que ça en fait, mais l’intention est là alors !
Je finis vite fait sur le poids de 127g qui permet, en plus de son extrême finesse, d’oublier assez facilement le RAZR quand il est dans une poche.

L’écran et le Son

Le Motorola RAZR vous propose donc un écran de 4,3″ avec une résolution qHD soit 540×960, ce qui lui confère une très bonne densité de pixels et une finesse dans les détails qui tranchent avec les écrans de 480×800.
Pour la dalle, c’est un écran Super AMOLED Advanced de type PenTyle, équivalent donc au Super AMOLED de Samsung. Du coup, on salue les couleurs qui pètent et surtout la possibilité d’utiliser l’écran en plein soleil. Attention, je ne parle de fidélité au niveau des couleurs, mais plutôt de ce rendu ultra-constrasté des écrans AMOLED qui sublime artificiellement tout votre contenu multimédia. Par contre, c’est un écran brillant… D’un autre côté, c’est un écran Gorilla Glass et j’aime bien, comme sur le Samsung Galaxy S II, le fait que ça glisse mieux. Je ne sais pas comment vous le décrire, mais c’est une sensation que j’ai avec ce type d’écran et je sens la différence avec les écrans non Gorilla Glass.

Pour le son, vous vous en doutez, ce n’est pas avec un simple haut-parleur qu’on va se retrouve avec un son propre. C’est assez classique en soi avec un son fort, mais au détriment de la clarté.

En Utilisation

Quelque part, je ne vais pas trop entrer dans les détails puisque ça reste un smartphone sous Android 2.3 Gingerbread. Du coup, l’expérience utilisateur reste plus ou moins la même qu’avec les concurrents. Il y a bien une surcouche Motorola, mais reste très discret.
Cette surcouche s’appelle désormais MotoCast (exit MotoBlur) et c’est une phase obligatoire pour utiliser son RAZR. En effet, comme à l’époque avec Motoblur, vous allez devoir vous créer un compte Motorola pour y gérer vos réseaux sociaux (Google, Facebook, Twitter, Flickr, Picasa, Foursquare, etc.). Une fois tous vos identifiants saisis, Motorola se chargera de mettre en lien vos différents comptes pour les synchroniser entre eux. Attention, la synchronisation ne concerne que les données sur le smartphone et en aucun cas les comptes respectifs.

Mais Motocast, ce n’est pas qu’une simple surcouche. Alors oui, vous avez droit à des widgets dédiés, une galerie revue et corrigée au niveau de l’affichage, mais c’est surtout une nouvelle technologie qui vous permettra de synchroniser votre RAZR ou plus simplement smartphone Motorola avec votre ordinateur PC/Mac.
En gros, vous installez un client sur votre PC et/ou votre Mac et dès lors que le smartphone sera branché sur le PC/Mac, vous pourrez synchroniser toute sorte de contenu en passant par les photos, musiques, vidéos et autres documents Office.
À côté de cette partie synchronisation, Motocast vous permettra également via DNLA/WiFi d’accéder à votre contenu sur le PC/Mac ou sur un disque UPnP. C’est plutôt pratique et le tout peut marcher en streaming. Et ce n’est pas seulement réservé à votre réseau local puisqu’avec une certaine configuration pour que votre PC soit visible en dehors de votre réseau, Motocast vous permettra d’accéder au contenu de votre PC en streaming et depuis un réseau étranger (Autre WiFi et/ou 3G/4G).
Par contre, et c’est là que c’est un peu dommage, Motocast ne permet pas de lancer une application spécifique en fonction d’un fichier. Dommage. J’ai testé sur des vidéos non reconnues et impossibles de lancer MX Video Player. Il a fallu que je copie le fichier sur la mémoire interne avant de lancer la bonne application?

En parlant de vidéos, Motorola vous propose bien entendu la compatibilité avec certains types de vidéos, dont le DivX ou le WMV. Mais ce n’est pas compatible avec tout non plus. J’ai quand même dû installer MX Video Player pour m’assurer de pouvoir lire toutes les vidéos. L’avantage de MX Video Player étant la possibilité d’utiliser le hardware pour décoder matériellement les vidéos.
Au niveau des performances, en vidéo, rien à redire, le processeur dual-core de 1,2Ghz de TI a parfaitement tenu la charge, du moins avec les fichiers de tests qu’on utilise dans la vie de tous les jours. Et avec la sortie HDMI intégrée, c’est encore mieux pour une sortie directe sur n’importe quelle TV. ^^

Pour le reste des changements esthétiques, on notera que la grille d’applications du smartphone pourra être rangée par dossier, et ce, à votre guise. Et dans le genre problème d’affichage, l’APN, en mode portrait affiche toujours une interface comme s’il était en mode paysage, ça ne change rien au fait que l’orientation est bien pris en compte, mais quand même !
Ah oui, les personnes chez Motorola ont dû un peu fumé pour les fonds d’écrans tellement je les trouve ignobles en fait. Sinon, c’est dommage que Motorola ne s’est toujours pas décidé à intégrer dans sa barre de notification les raccourcis pour activer, WiFi, GPS et autres… Vraiment dommage vu comment c’est pratique ! Du coup, ce sont des icônes à mettre sur votre bureau et avec la limite des 5 bureaux, on a un peu d’autres choses à mettre en raccourcis.
Et pour finir sur les petites subtilités autour de la surcouche de Motorola, on notera sur l’écran de veille un raccourci pour le mode silencieux/vibreur et l’accès rapide à l’APN. Mais aussi une application “Imprimer” qui permet d’imprimer un grand nombre de documents (photos, textes, emails…) depuis votre smartphone vers votre imprimante Wifi branchée sur votre réseau domestique, vraiment pratique !

Les Performances

Comme dit plus haut, le Motorola RAZR a très bien tenu la charge au niveau des vidéos, et ce, même en Full HD. Mais qu’en est-il des jeux? Et bien, je peux vous dire que c’est pareil. Malgré la résolution qHD, tous les jeux sont passés sans aucun souci et surtout, c’est toujours resté fluide, même sur des jeux comme Riptide GP, plutôt dédié au Nvidia Tegra 2.

Du coup, vous vous imaginez bien que je n’ai pas rencontré de problème pour les sessions internet. C’était globalement plus que satisfaisant. Sinon, pour ceux qui aiment les chiffres, sur Quadrant, le RAZR a réalisé un score de 2471 contre 3705 pour le Samsung Galaxy S2. Évidemment, ce ne sont que des chiffres, mais ça prouve qu’en terme de calcul pur, Samsung est encore devant. Par contre, dans l’utilisation, de tous les jours, je vous défie de déceler une différence.
Toujours dans les chiffres et les tests, une petite session de SunSpider nous donne un résultat de 3717,3ms pour le Motorola RAZR contre 3485,2ms pour le Samsung Galaxy S II. Pas de grande différence donc en terme de performance sur le navigateur, mais j’ai noté un chargement légèrement plus long sur le smartphone coréen.

Les APNs

Le Motorola RAZR vous propose un capteur de 8 Mégapixels. Malheureusement, ce n’est pas un capteur rétro-éclairé comme sur l’iPhone 4/4S ou le HTC Titan par exemple. Du coup, dans des conditions de luminosité correctes, il n’y aura aucun souci. Par contre, en faible luminosité, attendez-vous à du bruit. On est donc loin des autres Sony Ericsson Xperia Arc ou iPhone 4/4S en terme de qualité photo. J’ai noté une certaine tendance de l’APN à sous-exposer la prise de vues et ce, que ça soit en mode photo ou en mode vidéo.

Pour ce qui est des vidéos, on notera que c’est un des seuls à proposer de l’enregistrement de vidéos en 1080p à 30fps. Pour le coup, le RAZR s’en sort plutôt pas mal en fait, mais je m’attendais à peut-être plus de finesse dans la vidéo finale. Bon, ça ne remplace bien évidemment pas à un caméscope, mais ça dépannera !

Vidéo de Test 1 :

Vidéo de Test 2 :

L’Autonomie

Pour l’autonomie, je vous rappelle que le Motorola RAZR vous propose une batterie de 1780mAh. Et bien, je vous avouerai que je m’attendais à mieux également. En fait, dans une utilisation modérée, vous devriez tenir facilement une journée, ouf. Par contre, je l’ai un peu poussé durant une journée et il s’est vite retrouvé à court de batterie en fin d’après-midi. Bon, il y a très peu de chances que vous en arriviez là, mais il faut le savoir si vous êtes un “poweruser”, et comme la batterie n’est pas amovible…

Conclusion

Il est bon de voir Motorola revenir sur le devant de la scène avec un RAZR très réussi. Il ne révolutionne pas la hiérarchie des smartphones Android, surtout avec l’arrivée prochaine du Samsung Galaxy Nexus mais il est complet et vous propose un design atypique des plus réussis avec une qualité de finition au top. L’ajout de Motocast et l’intégration du smartphone dans votre réseau domestique apporte un plus qui ne demande qu’à être peaufiné dans de futures MAJ. De même, on n’a pas pu encore tester la station multimédia ou le lapdock qui, avec la puissance de ce nouveau smartphone risque de vous donner un écosystème des plus complets, comme l’était le Motorola Atrix.

Prix : 530 euros sans abonnement où à partir de 1 euro avec abonnement !