En Utilisation, TouchWiz UI et les Performances
Comme ce fut le cas avec le Samsung Galaxy Alpha, je ne vais pas trop m’étendre sur la partie TouchWiz UI sur Android 4.4.4 Kit Kat. Tout simplement parce qu’il n’y a pas d’évolution majeur dans la surcouche du constructeur coréen depuis le Galaxy S5. On aime ou on n’aime pas, c’est à vous de voir. On notera tout de même que Samsung a écouté les retours des utilisateurs depuis le Galaxy S5 justement.
Par exemple, la liste des paramètres n’est plus aussi fouillie, il n’y a plus de liste déroulante, quelque part je trouve ça plus pratique au quotidien. Samsung a aussi fait attention à ne plus pré-installer tous ses logiciels (maison + partenaires), si vous souhaitez les avoir, il faudra passer par l’application Galaxy Apps. Franchement, ça évite d’avoir tout et n’importe quoi dans sa liste de logiciels et ce n’est pas plus mal. My Magazine a été remplacé par Flipboard Briefing, c’est à peu près la même chose, c’est à gauche des écrans d’accueil, ça prend en compte votre compte Flipboard et c’est désactivable, chose que je vous conseillerai parce que les mise à jours de contenus ont tendance à ralentir les animations dans les écrans d’accueil.
Le mode multi-fenêtrage a été amélioré, surtout au niveau des fenêtres flottantes. En effet, précédemment, on divisait l’écran par deux et il nous avions la possibilité d’avoir une fenêtre flottante depuis Air Command. On retrouve bien évidemment les double-fenêtres activables depuis un appui long sur le bouton de retour, mais la grande nouveauté, c’est la possibilité d’avoir une fenêtre flottante depuis une application compatible et on n’a plus besoin de S Pen. Ainsi, il vous suffit de faire un geste depuis le coin supérieur gauche/droite de l’écran et de descendre jusqu’à la taille souhaitée. C’est super pratique depuis que le stylet n’est plus obligatoire.
À retenir qu’il est possible de lancer les multi-fenêtres depuis le menu des dernières applications utilisées (qui se présente sous la forme d’un carrousel), les applications compatibles sont indiquées par un double rectangle en haut à droite. Je vous vois déjà sourire mais ne vous inquiétez pas, il reste plein de trucs Samsung par défaut, c’est juste bien plus digeste sur le Galaxy Note 4.
Pour le reste de TouchWiz, les raccourcis sont dans la barre de notifications : le clavier virtuel avec sa rangée supplémentaire dédiée aux chiffres, S Health avec le podomètre intégré et le cardio-fréquencemètre. En parlant de ce dernier, il est toujours aussi aléatoire que sur le Galaxy S5 ou le Galaxy Alpha. Un coup ça marche parfaitement, un autre coup il faudra s’y reprendre à plusieurs fois. J’aurais aimé que Samsung nous laisse le choix quand à l’espacement des icônes, tout est affiché sur une grille de 4×4 (3 colonnes dans les dossiers) sur les écrans d’accueil et clairement, on a de la place pour afficher peut-être une grille de 5×5.
Petite chose amusante aussi, en plus de S Finder dans la barre de notifications, le Samsung Galaxy Note 4 répond à l’appel “OK Google” et ce, sans appuyer sur aucun bouton. Evidemment, ça me rappelle le Motorola Moto X, le dernier smartphone du constructeur coréen est le deuxième à la proposer. C’est pratique et du coup, je ne vois toujours pas l’intérêt de S Finder, si ce n’est éventuellement pour les recherches locales.
Du côté des performances, avec un processeur quad-core Qualcomm Snapdragon 805, je n’ai pas noté de problème de ce côté là, le smartphone est réactif et répond à tout ce qu’on peut lui demander. Il ne chauffe quasiment pas ou très peu, du moins, je n’ai rien noté de particulier de ce côté là. À vrai dire, c’est un monstre de puissance quand on connait la lourdeur potentielle de TouchWiz. De plus, il ne faut pas oublier que l’on est en présence d’un écran Quad HD et non Full HD. J’ai bien évidemment essayer toutes les applications gourmandes comme Real Racing 3, Asphalt 8 ou autres, je n’ai pas noté de ralentissement. Aussi, je vous laisse voir les résultats dans les différentes applications telles que Quadrant, Vellamo, 3D Mark ou encore Epic Citadel.
La folie S Pen
On ne peut pas parler de Galaxy Note sans parler du S Pen de Samsung, un stylet utilisant la technologie Wacom et reconnaissant plus de 2000 niveaux de pression. La version de cette année a encore été améliorée et très honnêtement, au niveau des sensations, je n’ai jamais été aussi près des sensations d’un stylo/plume/crayon sur du papier en IRL. Il faut vraiment l’essayer pour le croire. Vous êtes chanceux, il sera à la Geek’s Live 2014 de demain :). Quitte à l’améliorer, j’aurais aimé que Samsung décide d’améliorer sa finition avec de l’alu et non plus du plastique.
En dehors des dessins et de la calligraphie, le S Pen pourra bien entendu vous servir à naviguer dans votre smartphone et éviter pas mal de traces de doigts disgracieuses. Comme pour le Galaxy Note 3, il reconnait même les boutons sensitifs ! Les sélections de texte n’ont jamais été aussi facile, le plus pratique restant sa reconnaissance d’écriture qui fonctionne vraiment bien. C’est d’autant plus pratique avec Air Command et sa fonction Memo qui peut reconnaître vos petits mémo et les transformer en texte.
Le S Pen est clairement la fonction qui différencie le Galaxy Note 4 des autres smartphones XXL. Aussi, si vous aimez gribouiller, dessiner ou autres choses demandant vraiment l’usage d’un stylet, le smartphone de Samsung devient une obligation justement parce qu’aucun smartphone ou tablette – en dehors de la gamme Galaxy Note – n’est capable de vous proposer une telle expérience. Le plus drôle, c’est que Samsung est au courant que la majorité des utilisateurs utilise à peine le S Pen, mais le fait de savoir qu’il est là est un plus indéniable. Pour ma part, j’aime bien le sortir et faire de la calligraphie ou quelques croquis avec, c’est pratique et déstressant, un peu comme à l’époque des bancs d’école.
L’Autonomie
Avec un batterie de 3220 mAh, on s’attend à ce que le Galaxy Note 4 nous propose une autonomie digne de ce nom et heureusement pour nous, c’est le cas. Ce n’est pas aussi bon que ce que propose par exemple le Sony Xperia Z3 mais le smartphone de Samsung fait partie de meilleurs. Vous trouverez ci-dessous un capture de l’état de la batterie après une journée dédiée non seulement à mon usage classique de power-user, mais aussi des captures d’écran, des lancements de benchmarks (de Quadrant à Epic Citadel en passant par 3DMark) et surtout plus d’une heure de jeu dans les transports à Adventure Xpress qui a en plus la bonne idée de ne pas se fermer et de rester en tâche de fond.
Comme vous pouvez le voir, ce n’est pas mal du tout. Résultat des courses, il me restait souvent en fin de journée entre 20% et 30% d’autonomie, et ce, sur plus d’une semaine d’utilisation. C’est plutôt bien, puisque je n’ai jamais eu l’obligation de passer en mode “Economie d’énergie”. Comme pour le Galaxy S5, le Note 4 vous propose un “Mode Ultra d’Economie d’énergie” qui vous permet de réduire votre smartphone à un simple featurephone. En effet, ce mode permet de basculer le smartphone dans un affichage en noir et blanc, réduit la luminosité de l’écran ainsi que le temps de veille, désactive le retour de vibration, désactive la connexion de données lorsque l’écran est éteint, et se limite à quelques applications de base comme la fonction téléphonie, les SMS, l’application internet, Facebook, Twitter ou la calculatrice.
Je vous rappelle en sus que vous pouvez acheter une batterie supplémentaire au cas où. Le Samsung Galaxy Note 4 intègre également la technologie Quick Charge de Qualcomm. Ainsi, vous pourrez recharger 50% de votre batterie en 30 minutes seulement au lieu des 55 minutes habituellement. Il faudra juste un chargeur de 10W et non de 5W qu’on a l’habitude de trouver. Celui livré avec le Galaxy Note 4 est de 10W justement.
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