D’un point de vue critique, on aurait tendance à penser que la saga opère un nivellement par le bas avec des opus de moins en moins bons à mesure que les années passent. Scream 7 est d’ailleurs le moins bien aimé de la liste avec 29% d’avis positifs sur Rotten Tomatoes. Cela n’empêche absolument pas le succès de la chose puisque le dernier volet sorti l’année dernière est le plus gros succès de la franchise avec 121 millions rien que sur le territoire américain, et 207 millions au total. Autant dire qu’on n’a pas eu le temps de poser la question sur leur film d’horreur préféré que Paramount a donné son feu vert pour un Scream 8.
Et avant de se demander quel nouveau lien les scénaristes Lilla et Nora Zuckerman (derrière Poker Face) vont pouvoir sortir de leur tiroir magique pour justifier des meurtres du prochain Ghostface (sans doute le voisin de l’époque de Billy Loomis), il faut encore trouver l’identité de la Scream Queen du jour. On se rassure, le studio n’est pas allé chercher loin puisque l’historique Neve Campbell ressigne pour reprendre son rôle de Sidney Prescott. Trente ans après, l’héroïne est toujours increvable. C’est l’actrice qui l’a confirmé quand les médias lui ont tendu le micro lors de l’avant-première de la saison 2 de la série Netflix Black Doves.
Quel est ton montant préféré ?
Elle se gardera bien d’en dire davantage sur ce Scream 8, toujours sans réalisateur à l’heure actuelle, bien que l’on se demande quel a été le montant du chèque offert par le studio. On se rappelle que c’était l’un des points de crispation du dernier opus qui a connu bien des galères après s’être séparé des deux nouvelles stars de la licence : Melissa Barrera (pour son soutien à la Palestine) et Jenna Ortega (pour conflit d’agenda officiellement). Paramount avait voulu sortir Sidney Prescott de la naphtaline, mais sans mettre assez de zéros sur le salaire. Une erreur vite corrigée, s’assurant ainsi la présence de Campbell. Le nom de l’actrice sur l’affiche de Scream 8 montre que le studio a appris de ses erreurs.
Cela démontre néanmoins que la saga continue d’être bloquée par son héritage. Incapable d’avancer, faisant constamment revenir les anciens (y compris Matthew Lillard dans Scream 7), elle paraît tourner en rond sans inspiration, obligée de faire du montage scénaristique pour justifier de son existence. Même Ghostface devient plus un objet de blague méta qu’un véritable danger. Mais puisque l’argent continue de rentrer dans les caisses, pourquoi s’embêter à chercher de nouvelles directions ?