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Test : Sony Xperia S

Smartphone

Par Anh Phan le

La Galerie Photo

Dévoilé pour la première fois en janvier dernier lors du CES 2012 à Las Vegas, c’est au MWC 2012 à Barcelone que Sony a lancé officiellement sa nouvelle gamme Xperia dont le Xperia S qui représente le fleuron de la gamme chez le constructeur japonais. Le Xperia S représente aussi le premier smartphone sous l’ère Sony depuis le rachat des parts d’Ericsson par la marque nipponne.

Avec une cohérence désormais dans la gamme Xperia au niveau du design, le Xperia S marque une certaine continuité avec ses prédécesseurs, les Xperia Arc et Xperia Arc S. Faisant partie intégrante de l’écosystème de Sony, vous retrouverez bien évidemment les accès au SEN (Sony Entertainment Network), mais aussi le Playstation Certified sans oublier l’APN avec un capteur Exmor R (rétro éclairé).

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Les Caractéristiques

Je pense que vous connaissez déjà les caractéristiques techniques de la bête, mais pour rappel, c’est un smartphone sous Android 2.3.7 (MAJ vers Android 4.0 prévu pour mi-avril). Le Xperia S est Playstation Certified et vous propose un écran Bravia Reality Display de 4,3″ avec une résolution HD de 1280×720, un processeur Qualcomm MSM8260 dual-core de 1,5Ghz, 16Go ou 32Go de mémoire interne, 1,5Go de RAM, un APN Exmor R avec un capteur rétroéclairé de 12 Mégapixels et une optique ouvrant à F2,4, une caméra visio de 1,3 Megapixels, l’enregistrement de vidéo en Full HD, du Bluetooth, du WiFi, du NFC, un A-GPS, une sortie Micro-HDMI, le tout dans 128x64x10,6mm pour 144g. On notera aussi un boîtier plastique avec un revêtement anti-salissure, ce qui pourrait être utile sur la version blanche.

Nous n’avons pas les offres opérateurs, mais hors abonnement, le Sony Xperia S dans sa version 32Go est positionné dans les 470€, ce qui en fait un excellent rapport qualité/prix. On remercie au passage Expansys qui nous a fourni un exemplaire de test.

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Le Packaging

Le packaging est des plus classiques avec, dans sa grande boîte blanche et comme vous vous en doutez, le smartphone, un câble USB pour la connexion à un ordinateur et la recharge, un chargeur USB, des manuels d’instructions pour une première prise en main et des écouteurs kit mains libres. Rien de transcendant donc au final, si ce n’est aussi quelques SmartTags pour vous faire goûter aux joies du NFC.

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L’écran et le Son

Le Sony Xperia S vous propose un écran de 4,3″ avec une résolution HD soit 1280×720, ce qui lui confère une très bonne densité de pixels et une finesse dans les détails qui tranchent définitivement avec les écrans de 480×800.
Pour la dalle, ce n’est pas du Super AMOLED mais un « simple » écran LCD avec une surcouche Bravia Reality Display. Je ne suis pas un spécialiste des écrans, mais je peux vous dire que j’ai apprécié la colorimétrie de cet Xperia S. Les contrastes sont bons sans pour autant atteindre ce que proposent les écrans AMOLED. Du coup, ça vous permet d’avoir des couleurs plus justes et pas « too much ».

Et si vous n’êtes toujours pas convaincu par une telle densité de pixels, il vous faudra passer par des logiciels de lectures comme l’application Kindle ou plus simplement le navigateur internet pour voir les bienfaits d’une telle résolution. On finit sur l’utilisation en extérieur où le Sony Xperia S s’en sort admirablement bien, ce qui n’était pas forcément évident puisqu’il s’agit d’un écran LCD.

Pour le son, vous vous en doutez, ce n’est pas avec un simple haut-parleur qu’on va se retrouve avec un son propre. C’est assez classique en soi avec un son fort, mais au détriment de la clarté.

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Le Design

Comme d’habitude pour les smartphones Sony Ericsson et maintenant Sony, la qualité de fabrication est exemplaire. On notera cependant un petit bémol sur la version blanche dans la mesure où la coque arrière n’est pas totalement alignée dans son logement, ce qui donne une impression de mauvaise finition à l’oeil alors que ce n’est pas vraiment le cas. Mis à part ce léger souci sur la version blanche, le smartphone respire la solidité et pas de craquement de plastique ou autres.

Contrairement à ses grands frères, les Xperia Arc et Xperia Arc S, le Xperia S ne joue pas dans la finesse. Attention, il n’est pas épais non plus, mais ce n’est plus la finesse de ses grands frères ou encore du Motorola Razr par exemple. D’un autre côté, a-t-on vraiment besoin d’un smartphone flirtant avec les 7mm d’épaisseur, je ne crois pas.

Pour le design en général, et des retours qu’on a eus, on aime ou on n’aime pas ! Pour ma part, j’aime bien. Déjà, on n’a plus que Sony et je ne sais pas, ça passe mieux que Sony Ericsson ! À côté, j’ai beaucoup apprécié la ligne transparente qui caractérise la nouvelle gamme Xperia. Alors oui, ça ne sert pas à grand-chose si ce n’est le design, mais comme les smartphones sont devenus un peu comme une extension de nous, autant avoir un peu d’originalité, non ?

Pour en revenir à la description physique, on commence par la face avant qui vous propose donc… son écran. Pas de touches physiques, mais trois touches sensitives assez classiques sur un smartphone Android (Retour, Home et Option). On notera donc qu’on ne trouve plus le bouton de recherche de Google. Ces touches sensitives sont situées juste au-dessus de la barre transparente des Xperia et se distinguent par une petite pastille argentée. Au début, vous aurez d’ailleurs tendance à plus toucher les icônes dans la barre transparente que les touches sensitives. Je suppose que c’est une question d’habitude. Sinon, pour le poids, on est dans la moyenne avec cette taille d’écran et dans la poche d’un jean au quotidien, je n’ai pas senti de désagrément.

En haut de l’écran se trouve bien évidemment le haut-parleur avec, à sa droite la caméra visio et à sa gauche le capteur de proximité et la LED de notification, pratique. Le logo Sony est au-dessus du haut-parleur alors que le logo Xperia est gravé dans le plastique en bas de la barre transparente.

Au niveau du dos, on retrouve l’APN Exmor R de 12 Mégapixels avec son objectif dont l’ouverture est de F2,4, le flash LED et un second haut-parleur. En bas du dos, on retrouve le logo Sony Ericsson (la fameuse bulle verte et non le nom) de 12 Mégapixels avec son flash LED. Je vous rappelle que la coque du Xperia S est anti-salissure. J’ai essayé de le salir avec un crayon et ça s’est vite effacé avec un mouchoir. Par contre, pas de soft touch comme c’est un peu la mode actuellement.
Puisqu’on est à parlé du dos, c’est là que se trouve l’accès au port Micro-SIM. Vous noterez que le Xperia S ne vous propose pas de port MicroSD. Pour en revenir au format Micro-SIM, ce n’est pas gênant en soi, mais si vous n’aviez pas d’iPhone, de Motorola RAZR ou de Nokia Lumia 800 jusqu’à maintenant, il va falloir faire un tour du côté de votre opérateur.

Sur la tranche droite se trouvent les boutons de volumes ainsi que la sortie Micro-HDMI cachée derrière une trappe, ce qui protège la sortie. On salue bien évidemment la présence de cette sortie vidéo qui a le mérite de ne pas vous obliger à avoir un accessoire en plus. Deuxième surprise, on retrouve un bouton de déclenchement pour l’APN. Une pression longue dessus permet de lancer l’application Photo.

Sur la tranche gauche se trouve une petite trappe vous permettant d’accéder au port Micro-USB.

Sur la tranche basse, vous trouverez le micro et ça devient rare, une partie vous permettant d’y attacher une dragonne.

On finit sur la tranche haute où vous retrouverez la fameuse prise jack de 3,5mm et le bouton de mise sous tension et/ou de veille.

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En Utilisation

Quelque part, je ne vais pas trop entrer dans les détails puisque ça reste un smartphone sous Android 2.3 Gingerbread. L’expérience utilisateur reste plus ou moins la même qu’avec les concurrents. Bien évidemment, il y a une surcouche Sony, mais elle est très discrète et ça change de ce qu’on a connu à l’époque de l’Xperia X10.

On n’échappe pas aux applications et widgets sociaux. C’est bien, mais j’ai tendance à n’en utiliser qu’un minimum pour ne pas surcharger l’interface utilisateur d’Android 2.3. De tous les widgets, il n’y a que les raccourcis vers les fonctions de connexions (WiFi, Bluetooth, NFC, etc…) que j’utilise puisque Sony ne s’est toujours pas décidé à personnaliser la barre de notification comme chez Samsung ou HTC !

Pour ce qui est des SmartTags NFC, ce sont en fait deux petits modules qui vous permettront de charger certains paramètres en fonction de chaque SmartTag, avec des fonctions prédéfinies. Et donc non, ça ne se programme pas encore ou alors, je n’ai pas trouvé. Très honnêtement, ça fonctionne, mais c’est plus gadget qu’autre chose. J’attends plutôt de vrais services pour me mettre définitivement au NFC.

Sony oblige, avec le Xperia S, vous avez accès au fameux portail de contenu, le SEN ou Sony Entertainment Network, dans lequel vous pourrez accéder à des films, de la musique ou encore aux jeux Playstation Certified. Par contre, je ne sais pas si c’est dû à un bug ou autre, mais le contenu que je n’ai pas pu voir c’est le contenu que j’avais acheté auparavant…

Du côté du multimédia, Sony ne nous propose pas de compatibilité exotique au niveau des formats. Si vous utilisez le lecteur du Xperia S, ça sera du MPEG-4 ou du MPEG-4. Il vous faudra donc passer par MX Video Player ou consorts pour s’assurer de pouvoir lire tous les formats de vidéos. L’avantage de MX Video Player étant la possibilité d’utiliser des plug-ins pour décoder matériellement les vidéos. Au niveau des performances, en vidéo, rien à redire, le processeur de Qualcomm tient la charge pour les vidéos jusqu’en 720p, après, ça risque de saccader, du moins avec des vidéos lancées depuis MX Video Player. On notera la sortie HDMI intégrée pour une sortie directe sur n’importe quelle TV.

Pour le reste des changements esthétiques, on notera que Sony vous propose une gestion des dossiers similaire à ce que propose Android 4.0, ce qui est bien pratique, mais c’était déjà le cas avec le Xperia Arc et Xperia Arc S. On notera aussi la présence de thèmes et la personnalisation ne se fait donc pas qu’au niveau du fond d’écran. Bon, ce ne sont que des couleurs sur l’interface générale, mais c’est toujours mieux que rien.

On finit par quelques fonctions pratiques comme le DNLA intégré et la présence de quelques applications maisons comme TrackID, un Shazam-like, Xperia Football Downloads, une application de contenu lié UEFA ou encore NeoReader, un lecteur de codes-barres

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Les Performances

Sans revenir sur la partie multimédia, le Xperia S a très bien tenu la charge pour les vidéos en 720p. Pour le 1080p, on a eu droit à des saccades quand il s’agit de vidéos via MX Video Player, mais rien de bien grave. Évidemment, on ne va pas regarder des vidéos en 1080p à tout-va et en plus sur un écran si petit. Du coup et très honnêtement, dans les applications de tous les jours et même dans les jeux actuels, on n’a pas noté de différence entre les différents smartphones Android haut de gamme.

On notera tout de même quelques saccades dans l’interface utilisateur du smartphone. Cela est plus dû à Android 2.3 qu’au smartphone en lui-même. Espérons que la mise à jour vers Android 4.0 arrive rapidement. Pour ceux qui aiment les chiffres, voici quelques résultats de benchmarks comme Quadrant où le Sony Xperia S s’en sort très bien avec un résultat supérieur au Galaxy S II ou au Galaxy Nexus. De même, avec petit test sunspider, on découvre que pour le Java, le smartphone de Sony s’en sort aussi très bien.

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Les APNs

Parce que Sony ne doit pas faillir dans le domaine de la photo et aussi parce que c’est devenu un critère important dans le choix d’un smartphone, Sony nous livre une application photo des plus complète avec la gestion des fonctions d’un APN tel que la sensibilité, la reconnaissance des visages, la mise au point via l’écran tactile ou encore la correction d’exposition ou de la balance des blancs. D’ailleurs, sur ce dernier point, j’ai trouvé que le smartphone de Sony s’en sortait plutôt bien.
En plus du bouton de déclenchement physique, vous pourrez aussi personnaliser jusqu’à 4 raccourcis sur l’écran principal. L’application s’est avérée rapide à l’exécution et réactive alors qu’on n’est encore qu’à la version 2.3 d’Android. Bonne surprise donc.

Pour ce qui est des photos en elles-mêmes, le Xperia S s’en sort très bien et exploite parfaitement le capteur Exmor R de Sony. On l’avait déjà vu avec le Sony Ericsson Xperia Arc, et bien on retrouve la même qualité, mais en 12 Mégapixels cette fois. Exmor R oblige, le Xperia S s’en sort plutôt dans des conditions de basse luminosité et rivalise avec le smartphone d’Apple.

On finit avec des fonctions gadgets comme la prise de vue de panorama en 2D et en 3D. Amusant.

Quelques photos prises avec le Xperia S :

Au niveau des vidéos, rien à signaler en soi si ce n’est, comme d’habitude, un son exécrable alors que la vidéo vous proposera une bonne qualité.

Vidéo de Test :

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L’Autonomie

Pour l’autonomie, on ne savait pas trop à quoi s’attendre. Le Sony Xperia S embarque le même processeur que le HTC Sensation XE, mais avec un écran à la résolution supérieure. Du coup, j’avais peur que le smartphone de Sony ne nous propose une autonomie moindre par rapport au HTC Sensation XE. Et bien que nenni, le Xperia S s’en sort avec les honneurs. Durant nos journées de tests, on a pu tenir une journée sans trop de problèmes et si vous avez une utilisation moins intensive, on peut atteindre les deux jours d’autonomie. On est bien loin de ce que nous propose Motorola par exemple, ce Xperia S reste donc dans la moyenne.

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Conclusion

Le Sony Xperia S marque une juste évolution de ce que proposait Sony Ericsson. Pas de changement drastique entre les anciens Xperia et ce nouveau Xperia S. Sans être le plus performant des smartphones Android haut de gamme, il se retrouve être un des meilleurs rapports qualité/prix actuels. Avec son design réussi et original, une finition au rendez-vous, on a particulièrement apprécié l’écran HD, le NFC même s’il n’est pas encore vraiment exploité et les performances générales dont un excellent APN avec un capteur rétroéclairé. Il ne manque plus qu’Android 4.0 attendu ce mois d’avril normalement.

Prix : 470 euros sans abonnement sans oublier une offre de remboursement actuellement sur le site de Sony jusqu’à 70 euros !