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Test : Tekken 6

Par Rédacteur Invité le

2 ans : c’est le temps qu’il aura fallu à Tekken 6 pour passer de l’arcade aux consoles de salon. Un peu long, surtout si on prend en compte que depuis ces 2 ans, un certain Street Fighter IV est venu attraper au vol le titre de meilleur jeu de baston de la décennie (si, si…) Mais n’allez pas croire que Namco Bandai s’est tourné les pouces durant ces 2 ans. Le soft a eu droit à son lot de mises à jour. Histoire de lui permettre de faire honneur à sa réputation de killer…

test_tekken_6_6

Tekken a toujours été LE jeu de baston qui divise. Acclamé par certains pour son côté accessible, décrié par d’autres pour sa capacité à voir les meilleurs joueurs se faire rétamer par des amateurs se la jouant bourrin décomplexé. Rien à voir donc avec Virtua Fighter, son rival de toujours nécessitant des heures et des heures de jeu pour être apprécié à sa juste valeur, ou Street Fighter IV, plus accessible, certes, mais bien technique quand même. Ainsi, sans surprise, la quarantaine de combattants disponible se prend assez rapidement en main, et permet aux novices de se faire plaisir après quelques minutes de jeu seulement. Et pour ne rien arranger, les développeurs se sont mis dans l’idée de greffer un mode Rage à cet épisode. Concrètement, une fois votre barre de vie à son plus bas, votre personnage verra sa force décuplée, permettant là encore des retournements de situations frustrants… Mais résumer Tekken à un jeu bourrin sans saveur serait une grave erreur. Car le jeu de Namco Bandai en a sous la semelle. Encore faut-il vouloir déceler son potentiel… Ainsi, même si vous pourrez tout à fait vous défendre sans avoir appris les coups de chaque perso par cœur, n’espérez pas tirer énormément de plaisir en tapotant bêtement les touches de votre pad (de votre stick ?). Car une fois quelques enchaînements maîtrisés, vous commencerez certainement à prendre votre pied, et à apprécierez la richesse du gameplay, bien enfouie, il faut bien l’avouer. Et en même temps, Tekken 6 ne renie en rien ses origines, puisqu’il est une fois de plus très orienté sur les juggles (les combos aériens, quasiment impossibles à contrer…) Comprenez que vous aurez bien du mal à vous défendre contre un joueur maîtrisant ce domaine. Pas si accessible que ça donc… Les développeurs ont par contre totalement pété les plombs en créant le boss final (impossible à débloquer qui plus est…), 10 fois plus fort qu’un Seth de Street Fighter IV au bas mot, et qui vous donnera certainement plus d’une fois l’envie de balancer votre pad à terre. On prend le pari ?

Passons maintenant à la plastique du jeu. Sur ce point, pas de surprise : les décors sont léchés et très agréables à l’œil, tandis que les personnages pèchent bien souvent par leur raideur et leur aspect un peu vieillot. Alors oui, le jeu date de 2007, mais bon… Du côté des modes de jeu maintenant, on notera, en plus des classiques modes Arcade, entrainement et en ligne, l’arrivée d’un mode Story. Dommage, après quelques minutes de jeu, on se rend compte que ce mode est en fait anecdotique au possible, puisqu’inspiré des pires beat’em all (les ennemis tous plus clichés les uns que les autres ont grosso modo le charisme d’une moule, et encore…), et handicapé par un gameplay aussi pauvre qu’approximatif. Pour faire simple : circulez, y’a rien à voir par ici… Enfin, reste que le passage vers ce mode sera dans tous les cas indispensable si vous souhaitez débloquer une bonne partie des bonus du jeu. Gni…

Ah, et dernier point : si vous avez le choix, on ne pourra que vous conseiller d’opter pour la version Xbox 360 du soft. Ne serait-ce que pour vous éviter les temps de chargement tout bonnement honteux de la version Playstation 3. 15 à 20 secondes de chargement entre chaque combat ou entre chaque cut-scène, désolé, mais on avait pas vu ça depuis l’arrivée de la Playstation première du nom… (et de mémoire, même Tekken premier du nom chargeait plus rapidement) A 70€ la plaisanterie, inutile de préciser qu’on rit jaune. De la même façon, le jeu en ligne sur PSN peine vraiment à tenir tête à la version Xbox 360, basé, il faut bien l’admettre, sur un Xbox Live au poil. Un patch est cependant en préparation pour tenter de redresser la barre. Mouais…

Sans arriver à atteindre le stade de Must Have, Tekken 6 impose tout de même le respect de par la richesse (enfouie…) de son gameplay, certainement arrivé à maturité. Reste que le mode Story n’arrive pas à accrocher, et que la plastique du jeu aurait gagnée à être un peu plus soignée…

Le verdict ?


Que signifie cette pastille ?

Les +
Roster complet
Du jeu en ligne, enfin
Un gameplay riche, pour peu qu’on s’y atelle un minimum

Les –
Un mode Story raté
Les temps de chargement sur la version PS3
Un boss final imbuvable
Le jeu en ligne sur PS3 difficilement jouable
Se faire battre par un débutant qui la joue bourrin en 10 secondes…

2 ans : c’est le temps qu’il aura fallu à Tekken 6 pour passer de l’arcade aux consoles de salon. Un peu long, surtout si on prend en compte que depuis ces 2 ans, un certain Street Fighter IV est venu attraper au vol le titre de meilleur jeu de baston de la décennie (si, si…) Mais n’allez pas croire que Namco Bandai s’est tourné les pouces durant ces 2 ans. Le soft a eu droit à son lot de mises à jour. Histoire de lui permettre de faire honneur à sa réputation de killer…

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Tekken a toujours été LE jeu de baston qui divise. Acclamé par certains pour son côté accessible, décrié par d’autres pour sa capacité à voir les meilleurs joueurs se faire rétamer par des amateurs se la jouant bourrin décomplexé. Rien à voir donc avec Virtua Fighter, son rival de toujours nécessitant des heures et des heures de jeu pour être apprécié à sa juste valeur, ou Street Fighter IV, plus accessible, certes, mais bien technique quand même. Ainsi, sans surprise, la quarantaine de combattants disponible se prend assez rapidement en main, et permet aux novices de se faire plaisir après quelques minutes de jeu seulement. Et pour ne rien arranger, les développeurs se sont mis dans l’idée de greffer un mode Rage à cet épisode. Concrètement, une fois votre barre de vie à son plus bas, votre personnage verra sa force décuplée, permettant là encore des retournements de situations frustrants… Mais résumer Tekken à un jeu bourrin sans saveur serait une grave erreur. Car le jeu de Namco Bandai en a sous la semelle. Encore faut-il vouloir déceler son potentiel… Ainsi, même si vous pourrez tout à fait vous défendre sans avoir appris les coups de chaque perso par cœur, n’espérez pas tirer énormément de plaisir en tapotant bêtement les touches de votre pad (de votre stick ?). Car une fois quelques enchaînements maîtrisés, vous commencerez certainement à prendre votre pied, et à apprécierez la richesse du gameplay, bien enfouie, il faut bien l’avouer. Et en même temps, Tekken 6 ne renie en rien ses origines, puisqu’il est une fois de plus très orienté sur les juggles (les combos aériens, quasiment impossibles à contrer…) Comprenez que vous aurez bien du mal à vous défendre contre un joueur maîtrisant ce domaine. Pas si accessible que ça donc… Les développeurs ont par contre totalement pété les plombs en créant le boss final (impossible à débloquer qui plus est…), 10 fois plus fort qu’un Seth de Street Fighter IV au bas mot, et qui vous donnera certainement plus d’une fois l’envie de balancer votre pad à terre. On prend le pari ?

Passons maintenant à la plastique du jeu. Sur ce point, pas de surprise : les décors sont léchés et très agréables à l’œil, tandis que les personnages pèchent bien souvent par leur raideur et leur aspect un peu vieillot. Alors oui, le jeu date de 2007, mais bon… Du côté des modes de jeu maintenant, on notera, en plus des classiques modes Arcade, entrainement et en ligne, l’arrivée d’un mode Story. Dommage, après quelques minutes de jeu, on se rend compte que ce mode est en fait anecdotique au possible, puisqu’inspiré des pires beat’em all (les ennemis tous plus clichés les uns que les autres ont grosso modo le charisme d’une moule, et encore…), et handicapé par un gameplay aussi pauvre qu’approximatif. Pour faire simple : circulez, y’a rien à voir par ici… Enfin, reste que le passage vers ce mode sera dans tous les cas indispensable si vous souhaitez débloquer une bonne partie des bonus du jeu. Gni…

Ah, et dernier point : si vous avez le choix, on ne pourra que vous conseiller d’opter pour la version Xbox 360 du soft. Ne serait-ce que pour vous éviter les temps de chargement tout bonnement honteux de la version Playstation 3. 15 à 20 secondes de chargement entre chaque combat ou entre chaque cut-scène, désolé, mais on avait pas vu ça depuis l’arrivée de la Playstation première du nom… (et de mémoire, même Tekken premier du nom chargeait plus rapidement) A 70€ la plaisanterie, inutile de préciser qu’on rit jaune. De la même façon, le jeu en ligne sur PSN peine vraiment à tenir tête à la version Xbox 360, basé, il faut bien l’admettre, sur un Xbox Live au poil. Un patch est cependant en préparation pour tenter de redresser la barre. Mouais…

Sans arriver à atteindre le stade de Must Have, Tekken 6 impose tout de même le respect de par la richesse (enfouie…) de son gameplay, certainement arrivé à maturité. Reste que le mode Story n’arrive pas à accrocher, et que la plastique du jeu aurait gagnée à être un peu plus soignée…

Le verdict ?


Que signifie cette pastille ?

Les +
Roster complet
Du jeu en ligne, enfin
Un gameplay riche, pour peu qu’on s’y atelle un minimum

Les –
Un mode Story raté
Les temps de chargement sur la version PS3
Un boss final imbuvable
Le jeu en ligne sur PS3 difficilement jouable
Se faire battre par un débutant qui la joue bourrin en 10 secondes…