Test

[Test] This War of Mine : The Little Ones – Une expérience unique [PS4, XBO]

Notre avis
7 / 10

Par killy le

Déjà pourvoyeur de dépression chronique il y a un peu plus d’un an sur PC, This War of Mine (notre test) replonge sa scie rouillée dans la plaie suppurante, avec l’aide d’une manette cette fois-ci. Cette version PS4 enrichie donne en effet l’immense chance aux enfants d’assister eux aussi à la guerre de l’intérieur. This War of Mine : The Little Ones semble bien parti pour donner un sens plus explosif au terme corde-à-sauter.

thisofwar4

Comme expliqué en détail dans le précédent test de la version PC, le but de This War of Mine est la survie. Une gestion de crise dans un contexte de guerre civile, librement inspirée des conflits urbains de Sarajevo ou de Grozny, et qui résonne encore davantage aujourd’hui au travers de la guerre en Syrie. Réfugiés dans une maison en ruine faute de ne pas avoir pu fuir hors de la zone dangereuse, quelques personnages attendent un cessez-le-feu qui semble n’être qu’une énième détonation au loin. Leur quotidien se résume à deux objectifs principaux, se maintenir en forme et se défendre. Pour cela, les phases de jeu se scindent elles aussi en deux parties, une diurne où il est conseillé de crafter tout ce dont la communauté à besoin, de combustible pour le chauffage à un lit relativement confortable en passant par des barricades et un plat chaud.

thiswarofmine5

Les possibilités, très réduites durant les premières heures, s’enrichissent au fur et à mesure mais les combinaisons d’éléments restent au final limitées. Ce qui amoindrit l’intérêt de ces moments de calme apparent, où il suffira la plupart du temps de demander aux personnages de se nourrir, de dormir ou de fabriquer quelques petites choses. Seuls les arrivées inopportunes d’inconnus à la porte injectent des instants de tension, en posant la question centrale de tout environnement socialement instable : l’humanisme ou la méfiance. Un choix moral qui est au centre du propos de This War of Mine : The Little Ones et en fait une source tangible de réflexion sur ses propres tendances à réagir face à la guerre. L’autre phase, nocturne, implique des sorties dans les zones voisines dans le but de récupérer des matériaux. Risquées dans la plupart des cas, ces virées se balancent sur un fil ténu, entre la cupidité et la prudence. Elles sont surtout la cause principale de traumatismes des personnages, qui y seront témoins d’exactions, de violences et de leurs propres accrocs à la civilisation.