Test

[Test] XCOM 2

Un potentiel vertigineux

Notre avis
9 / 10

Par firoste le

Le renouvellement du jeu tient justement à sa thématique de guérilla, qui contamine toutes les couches de gameplay. Les unités gagnent en furtivité ou en astuce (piratage informatique, attaque commando au katana, camouflage accordé en début de mission), et les technologies apportent bien plus de variables et de manœuvres complémentaires entre les diverses classes de soldat. De son côté, l’ennemi évolue tout aussi intelligemment, avec des unités mieux organisées en meute, avec un panel d’attaques spéciales renouvelées, et encore plus vicieuses. La stratégie globale, elle, se voit étoffée d’une offre pléthorique de choix et de sacrifices, dont l’impact critique peut parfois incuber sur le long terme. C’est d’ailleurs là le gros défaut du jeu, qui marquait déjà l’ancien épisode : il arrive parfois qu’on abandonne une partie entière, longue de plusieurs heures, à cause d’un choix malheureux, qui apparaissait mineur en début de run, par faute d’explication didactique.

XCOM 5

Mais, une fois ce facteur mieux dompté, XCOM 2 s’avère une franche réussite, au potentiel vertigineux. La générosité d’un tel contenu n’a rien d’un remplissage ici, tant Firaxis s’est donné comme point d’horizon la rejouabilité, possiblement infinie, de ses mécaniques de jeu, dans l’espoir de rassurer ses anciens détracteurs. Désormais, les maps sont générées en procédural, les événements de la mappemonde également, et les arbres technologiques s’avèrent suffisamment touffus pour garantir de nouvelles découvertes sur plusieurs runs. Pérennité d’autant plus sensible que Firaxis supporte cette fois-ci officiellement le modding, en livrant les outils de son jeux sans restriction, ou en adoubant certaines stars du genre, comme les créateurs de l’excellent mod « Long War » sur le précédent volet.

XCOM 2, disponible le 5 février sur PC

Notre avis

Bien plus polishé, le jeu a gagné en ampleur narrative, ce qu’il n’a pas perdu en exigence ni réflexion. Non seulement Firaxis se rapproche un peu plus de l’ADN originel, mais il lui donne une dimension plus libertaire et customisable. Rares sont les jeux à jouer aussi bien le balancier entre la macro stratégique et l’action tactique, chaque événement jouant drastiquement sur l’évolution de l’autre. Firaxis peut enfin souffler, sa formule a gagné les galons de nouvelle référence. Et avec, une nouvelle maturité : celle de prouver que la stratégie n’est pas qu’une affaire de niche, et peut faire bon ménage avec spectaculaire et grande forme.

9 / 10