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Test : Xiaomi Mi Pad

Notre avis
8 / 10
Ordinateurs

Par Jerome le

Les petites marques chinoises continuent d’inonder le marché européen, Xiaomi en fait partie et arrive avec la Mi Pad, une tablette pouces qui a la particularité d’intégrer le dernier SoC d’Nvidia, le Tegra K1 qui n’a pour l’instant trouvé que très peu de soutiens dans l’industrie. À notre connaissance, seules la Shield Tablet et cette Mi Pad l’utilisent.

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Il s’agit de la première tablette de la marque et pour son premier effort elle s’est positionnée sur le segment porteur des tablettes 8 pouces, tout en mettant le paquet sur les caractéristiques. Voyez plutôt :

Écran : 7,9 pouce 2048 x 1536, Gorilla Glass 3
SoC : Nvidia Tegra K1 à quatre cœur à 2,2 GHz et ses 192 cœurs graphiques
Mémoire : 2 Go de RAM, 16 ou 64 Go de stockage, extensible jusqu’à 128 Go
Capteurs : 8 et 5 mpx
Batterie : 6700 mAh
Dimensions : 202,1 x 135,4 x 8,5mm pour 360 grammes

Vendue seulement en Chine, il est possible de se procurer la MiPad en import, avec une ROM française, pour un peu plus de 200 euros. Lenteen, qui nous a prêté la tablette pour ce test, demande par exemple 215 euros auxquels il faudra ajouter les frais de port. Une belle fiche de caractéristiques, mais quid de la pratique ? Réponse dans ce test.

Design

Comme d’habitude sur les produits peu chers, les coûts sont réduits sur les matériaux utilisés. Sans surprise donc, Xiomi a opté pour une coque en polycarbonate, enfin en plastique. Celui-ci rappelle très fortement celui employé par Apple sur l’iPhone 5C. Comme nous le disions en testant le téléphone d’Apple, ce dernier a le mérite de ne pas faire trop cheap pour du plastique. Sans atteindre le niveau du métal, il reste agréable en main tout en glissant moins que l’aluminium anodisé par exemple. Il est par ailleurs épais, assez pour donner un sentiment de solidité à l’ensemble. Nous avons reçu un modèle blanc, la face pourra également être verte, bleue, jaune ou rose… comme l’iPhone 5C. Nous ne serions d’ailleurs guère étonnés que tout cela sorte de la même chaîne de production. Les similitudes avec Apple ne s’arrêtent d’ailleurs pas là, nous le verrons tout au long du test.

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Avec ses dimensions de 202,1 x 135,4 x 8,5 mm, l’ardoise adopte des dimensions proches de celles de l’iPad Mini (200 x 134,7 x 7,5), la seule différence notable est liée à l’épaisseur. Un millimètre, cela compte, mais un peu moins que s’il s’agissant d’un smartphone. Elle pèse en revanche 29 grammes de plus que la tablette d’Apple. Ce qui ne choque toutefois pas en main. En revanche, contrairement à l’iPad, le bouton de veille/allumage se trouve sur la tranche. La simplicité de l’assemblage permet à Xiaomi de proposer une ardoise très bien finie. Tout cela nous donne un premier contact fort agréable.

Écran et interface

Sur l’écran, il va encore falloir utiliser l’iPad Mini comme point de comparaison. La Mi Pad dispose en effet d’un écran d’une diagonale de 7,9 pouces, d’une définition de 2048 x 1536, soit une résolution d’environ 326 ppi. C’est donc l’écran de l’iPad Mini. À quelques détails près, notamment à cause de noirs qui manquent de profondeur et des blancs qui auraient pu l’être un peu plus. Toujours est-il que sans vrais points de comparaison, l’écran s’en sort honorablement, avec de bons angles de vision. Dalle IPS oblige.

Par ailleurs, c’est en fait plus gênant que la colorimétrie, les LED qui servent au rétroéclairage forment un Halo lumineux assez notable sur les bords de l’écran et c’est suffisamment notable pour que ce soit dérangeant. Dommage, car cela vient briser les bonnes impressions du premier contact.

Screenshot_2014-08-25-17-42-34

La MiPad est livrée sous Android 4.4.4, mais Xiaomi préfère parler de sa surcouche, MIUI, en version 4.8.1 sur la Mi Pad. Cette dernière s’inspire également d’iOS avec des applications classées sur un seul et même plan. La page tout à gauche est réservée aux Widgets, qui ne pourront venir se placer ailleurs. Graphiquement, la surcouche fait également la part belle aux couleurs vives, notons enfin un centre de notifications assez largement revu par Android stock, plutôt agréable à l’œil et assez clair. Notons également la présence d’un explorateur de fichiers installé par défaut, toujours pratique. La tablette est livrée rootée, nécessaire pour installer la ROM française.

Performances et autonomie

La Mi Pad embarque donc un Tegra K1, elle s’articule autour de quatre-cœurs ARM Cortex-A15, pour une horloge à 2,2 GHz. Nvidia oblige, l’accent est surtout mis sur les performances graphiques, le SoC dispose donc de 192 cœurs CUDA, comme ceux des GPU traditionnels de la marque. Le SoC est épaulé par deux Go de RAM.

Screenshot_2014-08-21-10-52-11

Sans surprise, cela fonctionne sans aucun accro. On dépasse les 40 000 points sous Antutu et 3D Mark est “maxed out” sur deux des trois benchmarks. Des chiffres bruts qui se traduisent admirablement en jeux avec un GTA San Andreas qui tourne admirablement bien dans les niveaux de détails les plus élevés et en pleine résolution. Cerise sur le gâteau, cela se fait sans un dégagement de chaleur important.

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Bien évidemment, faire tourner l’ardoise à plein régime aura un impact sur l’autonomie. Pour donner un ordre d’idée, la tablette a tenu 4h en lisant un film en 1080p, en boucle, avec la luminosité au maximum. La recharge, via le chargeur fourni (avec un adaptateur pour les prises françaises), a quant à elle nécessité un peu moins de trois heures.

Screenshot_2014-08-19-18-36-23

Photo et Son

L’ardoise dispose de deux capteurs. Le premier de 8 mpx est assez convaincant en extérieur et sera largement suffisant pour toutes les photos que l’utilisateur sera amené à prendre avec une tablette. Le grain apparaît en revanche assez rapidement quand la luminosité baisse. Le capteur frontal de 5 mpx fait franchement moins bien, à réserver à la visio-conférence, pour les selfies il faudra veiller à avoir beaucoup de lumière.

IMG_20140825_174517

Mention passable pour le son assuré par deux hauts-parleurs situés à l’arrière de l’appareil. Le son manque de graves, et c’est nasillard. Classique. Leurs placements fait que le son sera assez vite étouffé si l’on place la tablette sur une table ou pire, sur une surface molle.

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Conclusion


Pour sa première tablette, Xiaomi frappe fort en sortant un terminal qui ne présente que des défauts mineurs. Les plus gros points noirs sont sans doute la colorimétrie ainsi que ces LED qui débordent. Mais l’iPad Mini Retina trouve ici un très sérieux concurrent sous Android à un prix largement inférieur. Elle manque simplement de quelques raffinements et de véritables éléments différenciant mais n’en reste pas moins un terminal très compétitif sur le marché des 8 pouces.

Les petites marques chinoises continuent d’inonder le marché européen, Xiaomi en fait partie et arrive avec la Mi Pad, une tablette pouces qui a la particularité d’intégrer le dernier SoC d’Nvidia, le Tegra K1 qui n’a pour l’instant trouvé que très peu de soutiens dans l’industrie. À notre connaissance, seules la Shield Tablet et cette Mi Pad l’utilisent.

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Il s’agit de la première tablette de la marque et pour son premier effort elle s’est positionnée sur le segment porteur des tablettes 8 pouces, tout en mettant le paquet sur les caractéristiques. Voyez plutôt :

Écran : 7,9 pouce 2048 x 1536, Gorilla Glass 3
SoC : Nvidia Tegra K1 à quatre cœur à 2,2 GHz et ses 192 cœurs graphiques
Mémoire : 2 Go de RAM, 16 ou 64 Go de stockage, extensible jusqu’à 128 Go
Capteurs : 8 et 5 mpx
Batterie : 6700 mAh
Dimensions : 202,1 x 135,4 x 8,5mm pour 360 grammes

Vendue seulement en Chine, il est possible de se procurer la MiPad en import, avec une ROM française, pour un peu plus de 200 euros. Lenteen, qui nous a prêté la tablette pour ce test, demande par exemple 215 euros auxquels il faudra ajouter les frais de port. Une belle fiche de caractéristiques, mais quid de la pratique ? Réponse dans ce test.

Design

Comme d’habitude sur les produits peu chers, les coûts sont réduits sur les matériaux utilisés. Sans surprise donc, Xiomi a opté pour une coque en polycarbonate, enfin en plastique. Celui-ci rappelle très fortement celui employé par Apple sur l’iPhone 5C. Comme nous le disions en testant le téléphone d’Apple, ce dernier a le mérite de ne pas faire trop cheap pour du plastique. Sans atteindre le niveau du métal, il reste agréable en main tout en glissant moins que l’aluminium anodisé par exemple. Il est par ailleurs épais, assez pour donner un sentiment de solidité à l’ensemble. Nous avons reçu un modèle blanc, la face pourra également être verte, bleue, jaune ou rose… comme l’iPhone 5C. Nous ne serions d’ailleurs guère étonnés que tout cela sorte de la même chaîne de production. Les similitudes avec Apple ne s’arrêtent d’ailleurs pas là, nous le verrons tout au long du test.

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Avec ses dimensions de 202,1 x 135,4 x 8,5 mm, l’ardoise adopte des dimensions proches de celles de l’iPad Mini (200 x 134,7 x 7,5), la seule différence notable est liée à l’épaisseur. Un millimètre, cela compte, mais un peu moins que s’il s’agissant d’un smartphone. Elle pèse en revanche 29 grammes de plus que la tablette d’Apple. Ce qui ne choque toutefois pas en main. En revanche, contrairement à l’iPad, le bouton de veille/allumage se trouve sur la tranche. La simplicité de l’assemblage permet à Xiaomi de proposer une ardoise très bien finie. Tout cela nous donne un premier contact fort agréable.

Écran et interface

Sur l’écran, il va encore falloir utiliser l’iPad Mini comme point de comparaison. La Mi Pad dispose en effet d’un écran d’une diagonale de 7,9 pouces, d’une définition de 2048 x 1536, soit une résolution d’environ 326 ppi. C’est donc l’écran de l’iPad Mini. À quelques détails près, notamment à cause de noirs qui manquent de profondeur et des blancs qui auraient pu l’être un peu plus. Toujours est-il que sans vrais points de comparaison, l’écran s’en sort honorablement, avec de bons angles de vision. Dalle IPS oblige.

Par ailleurs, c’est en fait plus gênant que la colorimétrie, les LED qui servent au rétroéclairage forment un Halo lumineux assez notable sur les bords de l’écran et c’est suffisamment notable pour que ce soit dérangeant. Dommage, car cela vient briser les bonnes impressions du premier contact.

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La MiPad est livrée sous Android 4.4.4, mais Xiaomi préfère parler de sa surcouche, MIUI, en version 4.8.1 sur la Mi Pad. Cette dernière s’inspire également d’iOS avec des applications classées sur un seul et même plan. La page tout à gauche est réservée aux Widgets, qui ne pourront venir se placer ailleurs. Graphiquement, la surcouche fait également la part belle aux couleurs vives, notons enfin un centre de notifications assez largement revu par Android stock, plutôt agréable à l’œil et assez clair. Notons également la présence d’un explorateur de fichiers installé par défaut, toujours pratique. La tablette est livrée rootée, nécessaire pour installer la ROM française.

Performances et autonomie

La Mi Pad embarque donc un Tegra K1, elle s’articule autour de quatre-cœurs ARM Cortex-A15, pour une horloge à 2,2 GHz. Nvidia oblige, l’accent est surtout mis sur les performances graphiques, le SoC dispose donc de 192 cœurs CUDA, comme ceux des GPU traditionnels de la marque. Le SoC est épaulé par deux Go de RAM.

Screenshot_2014-08-21-10-52-11

Sans surprise, cela fonctionne sans aucun accro. On dépasse les 40 000 points sous Antutu et 3D Mark est “maxed out” sur deux des trois benchmarks. Des chiffres bruts qui se traduisent admirablement en jeux avec un GTA San Andreas qui tourne admirablement bien dans les niveaux de détails les plus élevés et en pleine résolution. Cerise sur le gâteau, cela se fait sans un dégagement de chaleur important.

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Bien évidemment, faire tourner l’ardoise à plein régime aura un impact sur l’autonomie. Pour donner un ordre d’idée, la tablette a tenu 4h en lisant un film en 1080p, en boucle, avec la luminosité au maximum. La recharge, via le chargeur fourni (avec un adaptateur pour les prises françaises), a quant à elle nécessité un peu moins de trois heures.

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Photo et Son

L’ardoise dispose de deux capteurs. Le premier de 8 mpx est assez convaincant en extérieur et sera largement suffisant pour toutes les photos que l’utilisateur sera amené à prendre avec une tablette. Le grain apparaît en revanche assez rapidement quand la luminosité baisse. Le capteur frontal de 5 mpx fait franchement moins bien, à réserver à la visio-conférence, pour les selfies il faudra veiller à avoir beaucoup de lumière.

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Mention passable pour le son assuré par deux hauts-parleurs situés à l’arrière de l’appareil. Le son manque de graves, et c’est nasillard. Classique. Leurs placements fait que le son sera assez vite étouffé si l’on place la tablette sur une table ou pire, sur une surface molle.

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Conclusion


Pour sa première tablette, Xiaomi frappe fort en sortant un terminal qui ne présente que des défauts mineurs. Les plus gros points noirs sont sans doute la colorimétrie ainsi que ces LED qui débordent. Mais l’iPad Mini Retina trouve ici un très sérieux concurrent sous Android à un prix largement inférieur. Elle manque simplement de quelques raffinements et de véritables éléments différenciant mais n’en reste pas moins un terminal très compétitif sur le marché des 8 pouces.

Notre avis

Concurrentielle

8 / 10