Kodak qui s’est officiellement déclaré en faillite le 19 janvier tente de rentabiliser son immense portefeuille client afin d’éponger sa dette de 6.751 milliard de dollars.

C’est pourquoi le 19 janvier, la société a décidé de poursuivre Samsung et sa Galaxy Tab affirmant que le constructeur violait des technologies clés issues de sa recherche et développement.

Rappelons par ailleurs que l’un de ces brevets avait déjà été brandi par Kodak à l’encontre de Samsung en 2008 et que ce dernier avait accepté de payer la somme de 550 millions de dollars afin de pouvoir continuer à utiliser sa technologie.

Ces technologies portent essentiellement sur le traitement des images, la capture des images, le transfert des photos par email ou via un réseau WiFi ou cellulaire. En d’autres termes, les brevets de Kodak couvrent un spectre d’utilisation très large qui s’appliquerait à la fois aux téléphones, mais également aux tablettes voir à tous types d’appareils ayant recours à ce genre de technologies (soit 90% voir plus du parc de produits électroniques à succès en ce moment.)

Outre l’expectative d’un accord à l’amiable qui renflouerait les caisses du constructeur américain, ce sont surtout les perspectives d’un rachat qui motivent cette décision, dans ces conditions Kodak n’a d’autre choix que de mettre en avant son portefeuille de brevets conséquent afin de séduire un éventuel repreneur.