Avec le partenariat signé avec Microsoft, Nokia se lance corps et âme dans l’aventure Windows Phone au côté de son nouveau meilleur ami, à tel point qu’il a reconnu hier par la voix de son Vice Président Victor Saejis que la société n’avait pas de Plan B si l’aventure devait tourner court.

Le plan B, c’est que le plan A fonctionne

On ne peut être plus clair. Le lumia 800 connaît un succès (du moins à l’étranger) indiscutable, deuxième en terme de vente au Danemark, troisième en Suède, c’est également le smartphone Windows Phone le plus vendu à travers le monde à l’heure actuelle. Mais de l’aveu même de Saejis, l’enjeu reste de conquérir le marché américain ainsi que les pays à fort taux de pénétration de smartphones :

Nous nous devons de réussir sur le marché américain si nous voulons réussir à l’échelle mondiale

Cette déclaration sincère et honnête suscite chez nous quelques interrogations : où débute et où s’arrête la marge de manoeuvre de Nokia au sein de son partenariat avec Microsoft ? La société est tributaire du travail effectué par la firme de Redmond sur les différentes mises à jour de son système d’exploitation Windows Phone et les espoirs du finlandais se concentrent sur la future itération du système à savoir Windows Phone 8 Appolo. La pression doit être grande sur les épaules de Nokia, et Microsoft se doit donc d’offrir un OS qui saura séduire les masses sinon c’est bel et bien l’avenir même de Nokia qui est scellé, les autres constructeurs auront, quant à eux, toujours la possibilité de se tourner vers Android, ou pourquoi pas BlackBerry dans un futur plus ou moins proche ?

En tout état de cause, la société est si étroitement liée à Redmond que nous ne voyons pas d’autres alternatives à un rachat à moyen terme de Nokia, toutes considérations prises en compte.

Pensez-vous que Nokia a raison de s’investir à ce point dans ce partenariat ? En avait-elle le choix.