Le mot « sexting » devient « textopornographie »

Général

Par Elodie le

La France a encore frappé. Sus aux anglicismes, approprions nous ces mots new generation et ajoutons leur un brin d’air de nos vieilles campagnes. Ainsi la Commission de terminologie a décidé que la pratique du sexting devrait désormais se dire « textopornographie ».

want-to-textopornographie

Les nouvelles technologies apportent leur lot de nouveautés parmi lesquelles des mots du langage courant liés à Internet. Sauf que depuis 1635, l’Académie Française en liaison avec la Commission Générale de Terminologie et de Néologisme – placée sous l’autorité du Premier ministre – veille au grain et à la préservation de la langue française.

Ainsi en 2003, une vague de francisation a eu lieu :  e-mail « courriel », LOL « MDR », spam « pourriel » (uniquement au Québec) et enfin Chat « clavardage » et podcast « baladodiffusion ». Cette année hashtag est devenu « mot-dièse » (RIP).

Promulgué au Journal Officiel le 5 décembre, de nouveaux néologismes ont vu le jour. Parmi eux « sexting » doit désormais se dire « textopornographie », grooming, pratique consistant pour les pédophiles sélectionner et traquer leur proie, « pedopiégeage », happy slapping (dont la défintion est la « captation audiovisuelle effectuée par un complice de l’auteur d’une agression infligée par surprise, en vue d’une diffusion dans un réseau électronique ») « vidéoagression ».

Un mot : POURQUOI ?

Nouveaux nés, déjà obsolètes et mort nés. On peut s’interroger sur l’intérêt de franciser un mot déjà passé dans le langage courant et compris de tous, allez de la grande majorité. Surtout pour en faire un mot parfois plus long et alambiqué que son pendant anglais. Qui sont ces gens, quels sont leur réseaux ?

Les prochains à passer à la moulinette vont peut-être « selfie », « swag » (bon courage) ou encore « twerking ». À vos suggestions !

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