Pour ceux qui ne seraient pas au courant de ce que sont les “escape room”, il s’agit d’un jeu d’aventure dans lequel une équipe (souvent 5 personnes) doit sortir d’une pièce dans un temps imparti. Pour cela, l’équipe doit faire face à une série d’énigmes qui feront appel à la logique, au sens de l’observation et à la minutie des participants.

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Nous sommes donc allés faire un tour dans cette nouvelle escape room, située dans le 11ème arrondissement de Paris, et comme souvent, l’aventure a débuté par un petit discours de nos hôtes pour poser les bases du scénario et de l’aventure. On peut d’ailleurs saluer que, pour cette escape room, celui-ci ne soit pas trop long et ne se prenne pas trop au sérieux. La majeure partie de l’intrigue se découvre forcément au cœur de la pièce, une fois plongé dans le jeu. Pour dire quand même quelques mot du scénario, vous vous trouvez dans la peau d’un groupe d’amis ayant décidé d’aller faire un tour dans un ancien asile des années 50, fermé à la suite d’un massacre commis par un patient et resté à l’abandon depuis.

Le scénario aide aussi à mettre en place un des points les plus importants et plaisants de cette escape room : l’ambiance. En effet, pour qu’une escape room soit réussie, il faut que l’énigme soit plaisante à résoudre – j’y reviendrai. Ensuite, il faut (et c’est sûrement l’aspect le plus important) que le scénario soit bon et que les joueurs soient plongés qu’ils le veuillent ou non au cœur de l’intrigue.

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Pour ce qui est de l’ambiance de Lost Asylum, les organisateurs misent à fond dessus, et ils ont raison. Très vite, le manque de lumière dans la pièce, les murs capitonnés, les camisoles ou encore les traces de sang ont raison de la sérénité des joueurs et ces derniers se mettent à douter. Le doute est toujours un élément présent dans les escape room, cependant, les créateurs de Lost Asylum ont amené ce sentiment à un niveau supérieur aux autres. Sans vouloir spoiler, à tout moment de l’aventure, tout est toujours remis en question.

La peur est aussi un sentiment assez présent lors de cette aventure. Effrayer les participants est d’ailleurs une volonté de la part des organisateurs… et c’est réussi. Je vous rassure, rien de vraiment terrifiant, même si certains indices se montrent réellement angoissants.

Pour parler un peu des énigmes que l’on rencontrera au court de l’aventure, certaines sont très bien trouvées alors que d’autres se montrent beaucoup moins évidentes. La communication est au cœur de certaines d’entre elles et il faudra souvent s’y mettre à plusieurs pour progresser dans l’aventure. La diversité des énigmes rencontrées permet aussi de ne pas rentrer dans une routine et garder les joueurs hors de leurs repères.

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Enfin, le design des salles de l’aventure est bon, très bon. Je disais un peu plus haut que l’intérieur des salles participait grandement à l’ambiance de l’aventure, on ne peut en effet que saluer le travail de One Hour. Les salles donnent l’impression d’être bien remplies et les détails sont nombreux. De plus, le rôle un peu particulier qu’aura un membre de l’équipe au début de l’aventure permet de rentrer très rapidement dans le jeu, les premiers instants de la partie sont d’ailleurs consacrés à faire la lumière sur ce qui entoure ce joueur qui endosse au départ un rôle un peu particulier…

Une histoire qui tient debout, des décors crédibles et des énigmes ni trop simples ni trop frustrantes font de Lost Asylum une excellente escape room. Tout est fait pour que, rapidement, les participants perdent leurs repères et doutent des événements. Un très bon moment à passer donc et les explications données par les organisateurs à la fin de l’aventure ne sont pas de trop, même si pour nous, une heure n’aura pas suffit pour faire la lumière sur toute cette histoire.

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One Hour et sa salle Lost Asylum se trouvent au 24 rue Emile Lepeu – 75011 Paris. Deux autres salles sont d’ailleurs prévues, dont la première des deux ouvrira dans les prochaines semaines sur le thème du lendemain de soirée.

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