Le fabricant Genesis Toys est sous le feu des critiques. Plusieurs de ses jouets n’offriraient que peu de protection contre le vol de données. Pire, l’entreprise utiliserait illégalement les informations collectées sur les enfants.

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Ce ne sont pas moins de 18 associations qui portent plainte contre Genesis Toys et son partenaire Nuance. La raison ? Certains jouets, notamment la poupée « My Friend Cayla » et le robot « i-Que », présenteraient de graves failles de sécurité dans leur technologie.

Big Brother is playing with you

Il est possible de contrôler ces produits à l’aide d’un smartphone, d’écouter les enfants et de leur parler à travers ces derniers. Or, n’importe quel appareil Bluetooth peut s’y associer sans problème, les barrières de sécurités étant quasi inexistantes. Les associations, qui se sont empressées de signaler ces produits à la Federal Trade Commission (agence américaine chargée de contrôler les pratiques commerciales et le droit à la consommation), reprochent aux constructeurs de laisser une porte ouverte aux pratiques malveillantes, telles que la pédocriminalité.

Cependant, il n’est pas nécessaire de regarder du côté des utilisateurs tiers pour dénicher des actes déviants. Selon une association de consommateurs norvégienne, Genesis Toys ne se priverait pas d’utiliser les données collectées sur les enfants à des fins marketing. Pire, elle laisserait des entreprises tierces, comme Nuance, y accéder en toute impunité.

Ce n’est pas la première fois qu’un fabricant de jouets et de produits électroniques destinés à l’enfance est au cœur d’un tel scandale. En 2015, Vtech était victime d’un piratage, causant le vol de plusieurs millions de comptes d’enfants.

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