Lancement de la XBox 360 en France

Par Anh Phan le

En attendant un rapport de nos impressions sur la XBOX360, voici déjà  pour ceux n’ayant pu/voulu venir un petit compte-rendu du lancement organisé vendredi 2 décembre 2005 à  0h00 sur les Champs-Elysées.

Si vous êtes des habitués du JdGa, vous savez ce que je pense de la politique de buzz autour du lancement de la console et de la pénurie annoncée qui va avec donc je ne reviendrais pas dessus. Seulement voilà , par défi personnel, il fallait bien y aller à  la sortie anticipée ! Ah ! La contradiction de l’à¢me humaine… Je me suis donc mis en quête d’aller chercher le monolithe blanc la veille, comme tout psychopathe à  tendance monomaniaque (ou « mouton », c’est selon le point d’observation) est supposé faire. Me voici donc décollant de mon doux et chaud foyer avec ma douce sur les coups de 23h15 pour rejoindre les Champs-Elysées. Oui, je sais, je ne doute de rien. Toujours est-il qu’après une pirouette et un effet pyrotechnique pour endormir la sécurité, j’ai réussi a entrer en #13 dans la Fnac du Claridge. Je tiens d’ailleurs a m’excuser auprès de mes camarades dont j’ai appris que certains attendaient dans le froid depuis quelques heures.

Mais venons-en au fait. Le long du trottoir la file d’attente s’étendait sur environ 40 à  50m et l’impatience était palpable. Cà´té magasin en revanche, tout était mis en oeuvre pour éviter les débordements : des agents de sécurité encadraient la foule et arrivé à  5m de l’entrée, 2 vigiles donnaient des cartons numérotés qu’il fallait redonner à  d’autres vigiles postés en haut des escalators. Ce filtrage au compte-goutte permettait de ne pas réitérer ce qui s’est passé lors du lancement de la PS2 puisque malgré la foule pressée à  l’entrée, les gens ne descendaient les escaliers que par groupe de 3 grand maximum. D’o๠l’impression iréelle de calme relatif en opposition au grondement venant d’en haut.

En descendant les escaliers, les employés de la Fnac et ce que je pense être l’équipe du marketing XBOX applaudissent, les caméras des journalistes tournent, les flashs crépitent, et les micros des journalistes radio se tendent, donnant vraiment l’impression de vivre quelque chose de particulier.

Tout le monde est souriant, les consoles sont disposées à  l’entrée et un drap noir tendu de part et d’autre de l’allée masque le reste du magasin. Ben oui, on ouvre exceptionnellement pour la XBOX, il faudrait pas que certains clients se mettent à  flà¢ner dans les rayons, hein.

Je me penche donc à  peine pour prendre mon Premium Pack, ma compagne se chargeant d’aller chercher le jeu. Impression de flottement, tout tourne au ralenti, les gens sont aimables et personne ne se jette sur les consoles comme des affamés. Y’a pas, l’épisode PS2 est loin. Après le passage en caisse, et quelques 468.90€ plus tard, on nous tend (toujours en souriant) un sac de goodies comprenant une casquette, un t-shirt (plutà´t sympa d’ailleurs) et un bracelet en caoutchouc frappé du nom de la console. Certains sortent littéralement les bras chargés de jeux et d’accessoires, moi j’ai décidé de voyager léger avec –seulement- la console et un jeu.

Arrive le moment de repartir o๠l’on se dit -malgré 27 ans de full-contact à  un niveau olympique- que à§a serait balaud que l’experience XBOX se termine sur le trottoir de la plus belle avenue du monde. Là  encore, R.A.S., nous avons rejoint le parking sans nous presser. En résumé, les temps d’attente les plus longs ont été le passage en caisse (une carte Fnac qui ne passait pas pour un client) et la sortie du parking (une barrière qui ne fonctionnait pas). Arrivé à  23h57 sur les champs, reparti aux alentours de 0h30. Pas mal pour un lancement qu’on annoncait comme chaotique.

D’ailleurs je pense que même les gens en bout de file ont pu avoir leur console, je n’ai pas de retour sur le nombre de clients insatisfaits. Si vous avez les chiffres, n’hésitez pas !