Preview : Alan Wake

Par François le

Les développeurs de la fabuleuse (et je pèse mes mots) franchise Max Payne reviennent sur 360. Il s’agit cette fois-ci d’un thriller psychologique avec de l’action empruntant énormément aux codes des séries télés à succès.
J’ai eu la chance de pouvoir tester Alan Wake hier soir, voici ce que j’en ai retenu pour le moment…

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Vous êtes Alan Wake, écrivain américain à succès, auteurs de nombreux bestsellers. Mais depuis quelques temps, vous n’arrivez plus à écrire, et vous êtes passé d’une vie merveilleuse à un terrible doute. Votre femme, aimante, espère vous faire retrouver le chemin de l’écriture et vous changer un peu les idées. Elle vous propose un peu de repos dans un petit bled nommé Bright Falls. Seulement quelques heures après être arrivé, vous vous réveillez dans une voiture accidentée, en ayant perdu une semaine de votre vie. Dans vos mains, se trouve le début d’un thriller que vous avez écrit mais dont vous n’avez aucun souvenir. Ce thriller raconte ce qui se passe en ville, où une force ténébreuse serait à l’action…

Au bout de presque cinq ans de développement, Alan Wake est enfin là, et cela valait le coup d’attendre. Comme je l’ai dit plus haut, le jeu emprunte énormément aux codes des séries télés, avec non seulement une découpe par épisode (le premier jeu Alan Wake représentant la première saison d’une aventure plus vaste), mais également de très sympathiques Previously on Alan Wake et To be continued… en début et fin d’épisode. Remedy nous explique que le choix de mener l’action par épisode rend le jeu plus palpitant et plus riche, on verra cela dans la version finale. Chaque épisode est coupé en deux parties, une diurne et une nocturne. L’histoire est bel et bien linéaire, et la partie enquête assez réduite. Malgré tout, Remedy a ajouté une foultitude de détails et de personnages secondaires afin que le joueur se sente vraiment immergé dans l’ambiance si particulière du titre. La nuit les choses se gâtent, et Alan devra tracer son chemin à la lampe torche, en se battant pour ne pas finir tranché en deux par une hache.

Le jeu est un TPS (Third Person Shooter) classique, mais ô combien plus dynamique que son cousin RE5. La vraie subtilité vient de l’utilisation massive des sources de lumières. En effet lors des combats contre les forces obscures (je devais la faire celle-là), vous devrez au préalable « brûler » la protection d’ombre de vos ennemis afin de pouvoir leur infliger des dégâts physiques (au fusil ou au flingue, on est chez Remedy hein !). Votre lampe torche devenant ainsi une arme, il faudra donc trouver ses « munitions » sur le chemin (des piles Energizer pour le coup). Vous aurez également quelques éléments de décors utilisables, tels que des projecteurs par exemple. L’arme la plus puissante est le pistolet à fusées éclairantes qui agira un peu comme un lance-roquettes.

J’ai pu essayer le titre sur une version un peu plus longue de la démo proposée lors de l’X10. J’ai pris une bonne claque visuelle, et l’ambiance sonore est également très réussie. Les jeux de lumières sont parmi les plus beaux que j’ai eu l’occasion de voir sur un jeu. De nuit surtout, car chaque source de lumière va générer des ombres de manière dynamique, mais les effets de diffusion de la lumière, d’éblouissement, de brume, et de fumée procurent un aspect réaliste indéniable au titre. De jour, le jeu est également magnifique, avec des décors bourrés de détails. Le gameplay n’est certes pas novateur dans tous ses aspects, mais l’envie d’en savoir plus et le côté jouissif de certains gunfight m’ont vraiment donné envie d’y rejouer encore et encore. Une barre de vie est présente à l’écran et elle a tendance à se remplir en période d’accalmie. Remedy a beaucoup insisté sur sa gestion adaptive de la difficulté, mais on sait tous que ce n’est généralement pas réussi, et ce n’est pas sur une démo que j’ai pu juger de la chose.

Mon avis excessivement motivé :

Remedy tient là sans conteste un des titres majeurs de cette génération de console, et la Xbox 360 un titre exclusif de qualité de plus. Avec son ambiance si particulière (très inspirée de Twin peaks ou des romans de Stephen King), Alan Wake vous proposera une aventure haletante, rondement écrite, avec du suspense, et une réalisation sans faille. On a donc très hâte d’y jouer.

A noter que le jeu offrira de jouer en version entièrement traduite en français ou en VOSTF. La version collector devrait contenir un livre contenant une nouvelle d’Alan Wake écrite par le scénariste de Max Payne (Sam Lake). Et enfin, un DLC est prévu pour faire le lien entre la saison 1 et l’éventuelle saison 2 (en fonction de l’accueil du premier opus).

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stopwatch 4 min.