Un coût bien élevé pour HADOPI

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Par Gregori Pujol le

Bien que les majors de la musique et du cinéma se réjouissent que la loi HADOPI rentre (enfin) en vigueur très prochainement, l’industrie du jeu vidéo fait grise mine. En effet, la collecte des IP par la société Trident Media Guard (TMG) (ou DetectNet) n’est pas gratuite et son coût est même assez élevé ! De ce fait, l’industrie du jeu vidéo hésite à passer à l’action surtout après avoir appris que l’HADOPI (Haute autorité pour la protection des droits sur Internet) ne sait pas encore si elle va traiter toutes les requêtes des ayants droit pour, ensuite, envoyer des messages d’avertissement aux contrevenants identifiés. À la base, il était prévu d’envoyer chaque jour à l’Hadopi 25 000 adresses d’internautes téléchargeant illégalement des jeux, en plus des 25 000 fichiers musicaux, et autant pour le cinéma, soit un total de 75 000 traitements quotidiens !

“On voit bien que l’Hadopi n’a pas les moyens de traiter toutes les demandes de l’industrie de la musique, du cinéma et du jeu vidéo en même temps”, estime Jean-Claude Larue, délégué général du Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (Sell).

“Pour surveiller 100 titres et collecter 25 000 adresses par jour, la facture s’élève à 35 000 euros par mois, soit 420 000 euros par an. C’est beaucoup et on veut être certain que l’Hadopi traitera ensuite toutes les demandes”.

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via tic-et-net