Culture G(eek) : Le Trône de Fer

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Par Pia le

Longtemps attendue, l’adaptation en série télévisée du Trône de Fer a enfin démarré, le mois dernier sur la chaîne américaine HBO (True Blood, Entourage, Bored to Death…). C’est un univers sombre et violent, proche d’une Europe moyenâgeuse de légendes que (re)découvrent les amateurs d’heroic fantasy. Intrigues, complots et personnalités complexes, l’œuvre monumentale de George R. R. Martin offre tous les ingrédients d’une série réussie… Et ambitieuse.

Dans le continent imaginaire de Westeros, le seigneur Eddard Stark abandonne sa famille pour rejoindre le roi Robert Baratheon en tant que « main du roi », sorte de premier ministre. Au même moment, le fils de l’ancien roi, Viserys Targaryen, marie sa sœur Daenerys en vue de s’assurer un soutien militaire pour reprendre le trône. Tous attendent et craignent le retour de l’hiver, qui peut durer plusieurs années. Débutent alors de dangereux jeux de pouvoirs dans lesquels sont entrainés d’autres personnages ; Jon Snow, le bâtard d’Eddard Stark part tenter sa chance dans la mystérieuse Garde de Nuit, tandis que la décadente famille Lannister avec à sa tête Cersei, l’épouse du roi, complote et se déchire. Dans Le Trône de Fer, la magie et les quêtes épiques se sont effacées au profit d’intrigues politiques. L’enjeu principal c’est bien entendu le trône de fer, ce symbole du pouvoir absolu. Les premiers épisodes de la série, extrêmement bien écrits et réalisé, affichent un rythme très soutenu malgré la rareté des scènes d’actions. La tension entre les différents protagonistes est palpable, et le téléspectateur se retrouve vite happé dans ce tourbillon de mensonges et de faux-semblants. L’impeccable casting campe des personnages terriblement humains dans leurs faiblesses et leurs parts d’ombre. L’absence de manichéisme est d’ailleurs frappante. A part le prince Viserys Targaryen à l’inquiétante folie, tous les conspirateurs sont condamnables mais aucun d’eux totalement détestable. Et c’est ce qui insuffle beaucoup de vie à cet univers imaginaire criant de réalisme : du dialecte Dothraki (plus de 1800 termes, une construction linguistique et une grammaire propre lui ont été développés !) aux décors grandioses de palais et de forêts imaginaire, le continent de Westeros prend littéralement vie sous nos yeux. La Direction artistique, absolument magnifique, s’exprime jusque dans son incroyable générique, annonciateur d’une production d’une rare qualité. De quoi convaincre même les plus rétifs à ce genre de production.

La visite du roi Robert Baratheon au château de Winterfell va entraîner des événements dramatiques.

// La saga
La première saison du Trône de Fer compte dix épisodes qui devraient retranscrire l’intrigue du premier roman de la saga appelée A Song of Ice and Fire en version originale, composé en France deux tomes : Le Trône de Fer et Le Donjon Rouge. Une deuxième saison, déjà confirmée par HBO suite au succès critique et d’audience des premières diffusions, suivra elle les événements contés dans A Clash of King, découpé chez nous en trois romans : La Bataille des Rois, L’Ombre Maléfique et L’Invincible Forteresse. Les romans sont disponibles en français aux éditions Pygmalion et en poche chez J’ai Lu. La saga débutée en 1996 n’est pas encore achevée et s’est déjà vendue à plus de 7 millions d’exemplaires. Trois autres récits doivent encore voir le jour. En attendant, l’univers de George R. R. Martin ne cessent d’inspirer des produits dérivés pour fans exigeants et connaisseurs : un excellent jeu de plateau inspiré de l’intrigue du Trône de Fer (adapté et distribué en France par Ubik) allie conquête et placement, pour joueurs passionnés ; les cartes à collectionner (chez Stratagèmes éditions) ou encore le jeu de rôle (Edge Entertainment) s’adresse quant eux à un public d’amateur éclairé.

Pour finir en Beauté, deux vidéo de la série Le Trône de Fer :

Le teaser qui claque :

La bande annonce qui en dit un peu plus :