PAL : Doit-on épier les réseaux lors des émeutes et débordements exceptionnels ?

La chose avait comme un goût de déjà vu, c’est une évidence. Mais ce déjà vu commençait clairement à dater. Si l’on fait évidemment exception au « Printemps Arabe », ce n’est pas tous les jours qu’on voit une foule se hisser, au point de se mettre à piller les grandes enseignes, à agresser ses congénères, et d’une manière plus générale, à faire fi des codes de bonne conduite et de savoir-vivre (savoir être ?). Car c’est bien ça dont il est question : sans s’étendre sur le sujet, on remarquera que les émeutiers ayant participé aux évènements de Londres et plus généralement du Royaume-Uni il y a peu pouvaient être rattachés à différents milieux, différentes classes sociales.

Pour contrer le tout, le gouvernement britannique a décidé de mettre les petits plats dans les grands. David Cameron, le premier du Royaume-Uni, a laissé entendre qu’il étudiait la possibilité d’empêcher les casseurs, pilleurs, et autres émeutiers, de jouir d’un accès en bonne et due forme aux réseaux sociaux (et SMS, par extension). Pour cause : ces réseaux sociaux, BlackBerry Messenger en tête de file, aura permis aux indélicats de s’organiser dans leurs rafles de matériel en tout genre. D’où cette question, qu’on pourra indéniablement se poser : dans ce genre de situation extrême, doit-on épier d’une manière plus ou moins légale, voir supprimer l’accès, aux réseaux sociaux utilisés à des fins malhonnêtes ?