Facebook entre en bourse, les investisseurs à l’affût

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Par Membre rédacteur le

1 milliard de dollars de bénéfices pour l’année 2011, c’est l’une des informations que le dossier d’entrée en bourse de Facebook nous apprend. Si le chiffre est impressionnant et les chiffres le sont toujours lorsque l’on parle de ce genre de sociétés, c’est en y regardant de plus près que les choses deviennent intéressantes.

Il ne s’agit pas de 997 millions ou 1,3 milliard de dollars, mais bien 1 milliard de dollars tout ronds. Et il ne s’agit pas d’une coïncidence : il est d’usage pour les grandes sociétés lors de leur introduction en bourse (et pas qu’à cette occasion d’ailleurs) de rassurer les investisseurs en créant ce genre de « mises en scène comptables », ceci afin de témoigner de la prévisibilité de ses résultats et d’une politique de gestion à moyen terme réactive et flexible.

En mettant de côté l’effet « cool » inévitable autour de ce genre d’annonce, il est important de rappeler que Google, lors de son introduction en bourse avait réalisé 106 millions de dollars de bénéfices l’année précédente, soit dix fois moins que Facebook aujourd’hui, et si la petite start-up de Mark Zuckerberg s’en tiens à son objectif de lever 5 milliards de dollars pour son entrée en bourse, ce sera la plus grosse entrée de l’histoire de la net économie.

Pour rappel, le chiffre d’affaire de la société de Mark Zuckerberg sur l’année 2011 est de 3.711 milliards de dollars, en progression de 65% par rapport à l’année précédente, et l’entreprise réalise une marge bénéficiaire nette de 27%.

Les postes de bénéfices en détail : la publicité représente 85% des bénéfices de la société et les biens virtuels occupent les 15% restants (c’est à se demander qui achète encore des vaches sur farmville), les revenus liés aux plateformes de développement sont, comme vous aurez pu le remarquer négligeables.

Enfin, la trésorerie de Facebook est d’environ 3,9 milliards de dollars, à mettre en perspective avec les 90 milliards d’une autre société qui elle n’a plus à se soucier de dossier d’entrée en bourse…

Nous terminerons sur une dernière chose après tous ces chiffres (nous espérons n’avoir perdu personne dans le processus), le document déposé soit le formulaire S1 n’est que la phase préliminaire d’entrée en bourse de la société Facebook, sa cotation (c’est-à-dire le prix de chaque action, et leur quantité) ne sera connue que d’ici à 1 an environ voir moins et marquera le début des transactions entre investisseurs, boursicoteurs et autres mamies du Cantal soucieuses de placer leurs économies sur des placements juteux (mais pas trop).

Durant cette période, la société sera surveillée de très près, elle devra se montrer irréprochable et lorsque l’on sait qu’elle en est plus de 20 procès pour violations de brevets entre autres, on peut s’attendre à ce que le rythme des évolutions apportées au réseau social ralentisse dès les prochains mois. Les prises de risque ne seront donc plus à l’ordre du jour pour Mark Zuckerberg et une nième modification des conditions d’utilisation de ses services ou une modification de la politique de vie privée pourrait très bien venir ternir cette success-story boursière qui est en train de s’écrire.

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