Test : Soulcalibur V Arcade Fightstick Soul Edition

Par Valentin - Yamato le

C’est un fait : lorsqu’on parle de stick arcade, Mad Catz est pratiquement tout le temps le fabriquant qui revient dans les discussions, et pour cause : Cela fait maintenant 3 ans que les jeux de combats sont revenus en force avec la sortie console de Street Fighter IV en février 2009 et avec le mastodonte de Capcom, les premiers Fightsticks de la marque à la griffe. Depuis, différents modèles ont suivi, le succès étant au rendez-vous pour chacun, avec quelques éditions limitées maintenant légendaires (Les Femme Fatale et Chun-Li Edition entre autres). C’est à l’occasion de la sortie de Soulcalibur V que le petit dernier des Fightsticks pointe le bout de son nez, un peu avant les nouveaux modèles Street Fighter X Tekken. Baptisé Soulcalibur V Arcade Fightstick Soul Edition, et disponible sur Playstation 3 et Xbox 360, il vient permettre aux amateurs de cape et d’épée de réaliser Critical Edge, Just Impact et autres Soulcalibureries avec la précision des pro dans une carcasse au look original. Mais derrière ce design fortement inspiré de la saga Soul, reste à voir si ce stick arcade est digne des 2 épées légendaires qu’il représente.

Exit Hori, bonjour Mad Catz

Ce qui est tout d’abord étonnant, c’est que jusqu’à Soulcalibur IV, c’était Hori qui était en charge des sticks arcade aux couleurs de la série de Namco. Le constructeur japonais se contentait d’ailleurs depuis Soulcalibur 3 de décorer un modèle déjà existant avec une simple skin. Changement de philosophie avec Mad Catz qui choisit d’innover un peu en se basant sur son modèle Tournament Edition S avec quelques nouveautés bien sympathiques. Par rapport au précédent modèle, la carcasse principale ne change pas de forme, avec ses côtés plats et sa large surface, le stick fait les mêmes dimensions que le Tournament Edition S « Chun-Li Edition » et propose d’ailleurs lui aussi un cadre autour du panel, plutôt qu’une surface qui recouvre entièrement la surface, comme le TE-S classique. Un choix judicieux car les TE-S avait des bords un peu trop saillants qui irritaient les poignets si l’on avait tendance à se reposer dessus, sans compter le fait que le tout se détachait de la base et donnait un résultat peu gracieux sur le long terme.

Esthé-stick-ement intéressant

Visuellement, le stick ne passe clairement pas inaperçu : la carcasse est transparente et majoritairement grise. Elle se pare de bleu et de rouge à chaque opposée (la fameuse dualité Soul Edge/Soul Calibur) et on peut apercevoir l’intérieur du stick. La trappe range câble est toujours disposée à l’avant, ainsi que les classiques boutons start et select/back. La surface se compose donc d’un cadre gris clair avec des pointes à chaque angle et un panel métallique recouvert d’un artwork sur lequel on retrouve le joystick et 8 boutons. À noter que le panel est fixé avec des vis en acier inoxydable, un très bon point quand on sait que sur les autres sticks de la gamme, les mêmes vis ont tendance à rouiller facilement. L’artwork qui décore le panel est relativement simple, arborant Soul Edge et Soul Calibur avec une opposition bleu/rouge. Les amateurs de la saga apprécieront, les autres se contenteront de poser leurs poignets dessus.

Un peu de technique dans un monde de brutes

Niveau matos, c’est du classique et efficace : Un stick Sanwa (La désormais célèbre marque japonaise de contrôles arcade) JLF-TP-8YT avec cache tige et boule noire pour gérer les directions en « 8 way run », ainsi que 8 boutons Sanwa OBSF30 « Dark Hai » sur PS3 ou le quatuor rouge, bleu, jaune, vert et 4 boutons Dark Hai sur Xbox 360. Première nouveauté, la disposition des touches est spécialement dédiée à Soulcalibur avec les 3 premiers boutons du haut disposés pour correspondre dans l’ordre à A, B et K. Le premier bouton du bas correspond à la garde, G. Pas de panique pour les fans d’autres jeux de baston, cette disposition est déjà prévue dans les différentes configurations possibles sur des jeux comme Street Fighter IV. Pour la première fois, Mad Catz s’éloigne de la disposition des boutons « VewLix » (les fameuses bornes japonaises qui accueillent SFIV) pour proposer celle des Noir Cabinets de chez Namco. Cela se traduit par une disposition des boutons bien plus ergonomique en arc de cercle, ce qui respecte la longueur des doigts de la main droite, les vieux fans de Hori comme moi se sentiront parfaitement à l’aise. Côté fonctionnalités, on retrouve le mode turbo, le bouton lock pour désactiver les boutons start/select en tournoi, et la possibilité de switcher entre stick droit, stick gauche ou pad directionnel comme sur une manette standard, bref, les fonctions phares des sticks madcatz. La petite nouveauté sympa, c’est l’apparition des LED player, pour indiquer si on est en joueur 1, 2, 3 ou 4, très appréciable.
Une fois ouvert, le stick se laisse très facilement apprivoiser si l’on veut changer ses boutons, sa boule, voire même envisager un joystick Seimitsu (concurrent éternel de Sanwa). le branchement à base de fiches et cosses permet de switcher en toute simplicité, un standard Mad Catz devenu indispensable pour tout bon stick qui se respecte.

En bref

Au final, le Fightstick Soul Edition est véritablement agréable à prendre en main. Même si son look ne plaira pas à tout le monde, la disposition des boutons est bien meilleure que sur un Fightstick Tournament Edition. Avec tous les acquis de ses grand frères, il propose également le cadre bienvenu du TE-S Chun-Li et le petit bonus des leds joueur. On regrettera ce fichu code couleur sur la version Xbox 360, mais c’est à peu près tout. Disponible un peu partout pour 169,99 euros, c’est assurément le meilleur Fightstick Mad Catz à ce jour et un « top » modèle dans le microcosme des sticks arcade.


Que signifie cette pastille ?

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