Production en 28nm triplée chez TSMC

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Par Moe le

Les problèmes de disponibilité qui ont affecté le marché des GPU et des puces SOC semblent un lointain souvenir alors que le fondeur TSMC vient d’annoncer qu’il produit maintenant trois fois plus de puces en 28nm qu’au trimestre précédent.

Des investissements payants

Les investissements successifs (à hauteur de 3,6 milliards de dollars) ont donc été payants pour le taïwanais qui a su équiper ses usines d’outils de production en 28nm afin de faire face à la demande croissante en produits de ce type.

On pense notamment aux GTX 6XX du constructeur NVIDIA qui ont souffert au lancement en mai dernier de faibles rendements et d’un approvisionnement difficile.

On pense également aux constructeurs de terminaux mobiles comme HTC qui n’ont eu d’autre choix que de remplacer (officieusement ou non) des Snapdragon S4 (28nm) par des Snapdragon S3 (45nm) au sein de certain de leurs terminaux.

Le top départ pour une guerre des chiffres

Maintenant que les difficultés de production, de rendement et de disponibilité sont résolues, TSMC sonne le top départ pour les constructeurs qui peuvent désormais s’appliquer à suivre scrupuleusement un calendrier de sortie bien chargé.

Les rumeurs autour d’un éventuel HTC One XXL équipé d’un Snapdragon S4 Pro, la variante quad core du SoC à succès de Qualcomm, ainsi que l’approche imminente d’une génération toute entière de terminaux similaires permettra à TSMC d’éponger les investissements réalisés.

Sur le marché des GPU. C’est à nouveau NVIDIA qui peut se frotter les mains : alors que les GeForce GTX 670 et 680 ont déjà fait couler beaucoup d’encre (et certainement beaucoup d’argent), c’est surtout le dernier né de la gamme à savoir la GeForce GTX 660Ti (et toutes les déclinaisons OEM à venir) qui représentera le gros des ventes à terme, suivi des variantes d’entrée/milieu de gamme.

AMD quant à lui peut compter sur Global Foundries avec qui il entretient des relations commerciales privilégiées.

Rétablir la confiance

TSMC a beau être le plus grand acteur du secteur, il n’empêche que ses difficultés initiales à pouvoir alimenter ses clients en puces 100% opérationnelles a fortement impacté ses relations.

NVIDIA s’est dit mécontent en mai dernier des rendements du fondeur menaçant tout simplement de faire graver ses puces ailleurs. Une menace clairement interprétée par TSMC qui avait alors favorisé le carnet de commande de la firme au caméléon… Au détriment de partenaires tels que AMD ou encore Qualcomm.

Ce dernier ayant transféré une partie de son carnet de commandes à Global Foundries (numéro 2 du secteur), le manque à gagner pour TSMC est certain et l’exercice de communication d’aujourd’hui est adressé à ces partenaires échaudés par des débuts difficiles.

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