Pas de bug sur Facebook, selon la CNIL

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Par Pierre le

Fin de l’affaire du bug présumé de Facebook ? La CNIL a publié les résultats de son enquête sur le présumé dysfonctionnement du réseau social, et sa conclusion est claire : Facebook n’a pas connu de bug conduisant à la divulgation de messages privés sur le mur des utilisateurs. Le 24 septembre dernier, l’internet français […]

Fin de l’affaire du bug présumé de Facebook ? La CNIL a publié les résultats de son enquête sur le présumé dysfonctionnement du réseau social, et sa conclusion est claire : Facebook n’a pas connu de bug conduisant à la divulgation de messages privés sur le mur des utilisateurs.

Le 24 septembre dernier, l’internet français s’est emballé, de nombreux utilisateurs évoquant des messages privés antérieurs à 2009 apparaissant sur leur mur. D’après la CNIL, il s’avère qu’aucun message privé n’est apparu subitement sur les timelines. Mais en revanche, elle reconnait le caractère privé de certaines publications, ce qui a conduit à cette méprise.

Il ressort des analyses menées par la CNIL que les messages incriminés par de nombreux utilisateurs de Facebook semblent être exclusivement des messages “Wall-To-Wall” (de “murs à murs”) et non des messages envoyés par l’intermédiaire de la “messagerie privée” de Facebook. Pour autant, le caractère privé du contenu de certaines des communications révélées semble indiscutable. En d’autres termes, les utilisateurs avaient l’impression d’envoyer des messages privés lorsqu’ils utilisaient la messagerie wall to wall.

précise la CNIL sur son site internet. Cependant, Facebook n’est pas totalement innocent, comme le précise l’institution :

Facebook a modifié de manière unilatérale et récurrente les paramètres de confidentialité des données entre 2009 et 2010. À l’époque, la CNIL et le G29 (groupe des CNIL européennes) avaient vivement critiqué ces changements réalisés à l’insu des utilisateurs. En effet, par défaut, si les utilisateurs n’étaient pas vigilants ou s’ils suivaient les recommandations de Facebook, des contenus auparavant privés ou accessibles uniquement aux amis étaient rendus accessibles à tout le monde. Par ailleurs, les messages concernés pouvant être anciens, il devenait parfois difficile pour les utilisateurs de constater ce changement d’audience des messages.

La conclusion de la CNIL est donc que Facebook est responsable, mais pas coupable. Les messages privés dévoilés sur les Timeline ont donc réellement un caractère privé, mais leur divulgation ne constitue pas une violation de la vie privée, selon la CNIL…

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