
Webber se base en effet sur les données collectées par la sonde, qui auraient brutalement changé il y a quelques jours :
En seulement quelques jours, l’intensité des radiations de l’héliosphère –zone extrême du système solaire– a diminué et l’intensité des rayons cosmiques s’est accrue comme on peut s’y attendre en quittant l’héliosphère,
indique-t-il à l’AFP. Le fait que Voyager 1 soit sorti du système solaire n’est pas un évènement anodin. En effet, la sonde serait tout simplement le premier objet humain à entrer dans l’espace interstellaire, zone encore très peu connue des scientifiques.
Mais la NASA a elle aussi son mot à dire sur la question. Restée silencieuse un bon moment, l’agence spatiale américaine a finalement déclaré que non, Voyager 1 n’était pas sorti de notre système. Voyager 1 serait encore à la frontière du système, dans une région baptisée l’autoroute magnétique. Dans cette zone, les particules chargées en énergies sont très instables et font subir des changements magnétiques radicaux à la sonde.
Sorti du système ou pas, Voyager 1 reste l’objet humain qui est le plus éloigné de la Terre. La NASA estime que les communications avec la sonde seront coupées d’ici 2025 au plus tard.