PRISM : la défense Apple

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Par Jerome le

Après Facebook ou encore Google, Apple a tenu à prendre la parole à propos de l’affaire PRISM mettant en lumière une certaine connivence entre les grands groupes informatiques et les renseignements américains. La Pomme a fait parvenir à la presse américaine une déclaration ce lundi matin.

À l’instar des autres géants du Web, Cupertino est très clair et adopte la même ligne de défense. On peut ainsi lire dans le communiqué cité par BGR :

Nous avons entendu parler de PRISM pour la première fois le 6 juin lorsque la presse nous a contactés à ce sujet. Nous ne fournissons à aucune agence gouvernementale un accès direct à nos serveurs, et toutes demandes relatives à l’accès aux données des utilisateurs doivent être accompagnées d’une ordonnance du tribunal.

La société est un peu moins avare en détail. Elle explique par exemple avoir reçu 4000 à 5000 requêtes par les agences gouvernementales pour un total de 9000 à 10 000 appareils ou de comptes entre le 1er décembre 2012 et le 31 mai 2013 . Généralement, elles concernent des enquêtes criminelles pour des vols ou des enlèvements d’enfants ou même empêcher un suicide (sic!) indique l’entreprise.

Tim Cook, Phillip A. Bullock

Elle en profite pour rappeler que toutes ces demandes sont évaluées par une équipe juridique qui ne donne pas toujours son feu vert, et que le fait, elle ne délivre que le minimum d’informations. Elle conclut en précisant que les iMessages ainsi que les conversations FaceTime sont cryptés, et qu’elle ne stocke aucune donnée concernant la localisation, les recherches effectuées sur “Maps” ou encore les demandes faites à Siri.

Apple se montre aussi sous son meilleur jour. On fera donc le même constat : PRISM est partout selon Snowden, mais pas chez les entreprises citées.