Navia : véhicule électrique robotisé et sans chauffeur

automobile

Par Gregori Pujol le

Induct est une PME française créée en 2004 et spécialisée dans le développement de systèmes embarqués dans les domaines de la localisation et des communications sans fil. Celle-ci a récemment lancé Navia, un véhicule électrique robotisé, sans chauffeur, pouvant accueillir jusqu’à 8 personnes. Se déplaçant seule à la vitesse maximale de 20 km/h avec 4 roues directrices, la navette permet le transport de personnes en toute autonomie et en toute sécurité grâce aux lasers et capteurs embarqués dans le véhicule.

Lorsque les utilisateurs montent dans la navette, ils ont à leur disposition un écran tactile qui présente les différents arrêts desservis. Les utilisateurs sélectionnent sur l’écran leur station
de destination et elle démarre automatiquement pour s’y rendre.

Comme vous pourrez le lire un peu plus bas, Navia est silencieuse et se recharge via une borne, sans intervention humaine et ne requiert aucun aménagement spécifique tels que des rails, ce
qui permet de la déployer sur tout type de site.

Navia@EPFL-35


Pour se déplacer de manière autonome, Navia est équipée de technologies qui lui permettent de se localiser dans son environnement, de définir une trajectoire, de détecter des obstacles et de se déplacer en intégrant toutes ces données.

Pour permettre sa localisation, Navia fait appel à deux technologies différentes :

Des technologies GPS ainsi que des capteurs mesurent l’accélération (accéléromètres) et la vitesse de rotation (gyroscopes) du véhicule sur ses 3 axes de déplacement (en avant, sur le côté et en monté) et permettent de calculer à chaque instant la position du véhicule, sa route et la distance parcourue depuis sa dernière position connue.

Quatre télémètres laser à balayage (Lidar), d’une portée de 200 mètres, balaient le paysage environnant et livrent une découpe précise de l’espace au centimètre près. À partir de ces données, le système produit une cartographie de cet environnement immédiat qui permet de guider le véhicule dans sa trajectoire. La détection d’obstacles est faite grâce au couplage des informations provenant des Lidars et d’un système de caméras optiques permettant de faire de la stéréovision, qui reproduit le fonctionnement des yeux humains.

Navia3D-1

En effet grâce à la légère différence de point de vue de chaque caméra, il est possible de construire une carte de profondeur et d’avoir une perception 3D de la scène observée. Cette technologie, intégralement développée par Induct, s’appelle « SLaM MoT » (Simultaneous Localization and Mapping & Multi objects Tracking).

Toutes ces informations, de la localisation à la trajectoire en passant par les obstacles, sont analysées en temps réel par Navia.

Lyon City design 2013

Deux modèles de Navia sont disponibles, l’un équipé de batteries Lithium-Polymère, comme pour un véhicule électrique classique, lui offrant une autonomie de 6 heures. L’autre offre un rechargement par induction (Supercaps) et à chaque arrêt, lors de la montée ou la descente de passagers, le véhicule se positionne sur une borne. La quantité d’énergie nécessaire pour atteindre le prochain arrêt (environ 1 km) est transférée en une quinzaine de secondes au véhicule grâce au système d’induction. Cette seconde solution permet à Navia d’être opérationnelle 24h/24h.

Navia n’a pas encore équipé nos villes, mais cela ne serait tarder. On peut tout de même trouver ce véhicule sur certains campus de sociétés à l’étranger.

7 réponses à “Navia : véhicule électrique robotisé et sans chauffeur”

  1. Si mes souvenirs sont bons, ça a été déployé et testé à La Rochelle il y a quelques années. C’était coolos.

  2. Je sais pas , je suis partagé.
    D’un coté je me dit pourquoi pas et de l’autre quand même, tout cet investissement(énergie,infra pour les station de recharge) pour au final quelque chose qui se déplace aussi vite que vous à pied.
    ça va faire de nous tous de grosses féniasses même pas foutu de marcher 1km.

    Pour les personnes âgées à la rigueur, mais ça manque de vrai places assises alors bon…

  3. Tiens les français on reprit le prototype développé par les élèves de l’EPFL.
    Il y a eu des testes sur Lausanne au bord du lac pendant quelque mois il y a 5-6 ans maintenant et le projet n’avait pas abouti car trop de problème. (Accidents avec les piétons, etc)

  4. C’est un très bon concept qui donne un aperçu de ce que seront les déplacements de demain. J’avais vu un reportage qui en parlait y a un petit moment.

    C’est dommage par contre, j’aurai aimé, par curiosité, voir “ce que voit” la petite voiturette dans la vidéo.

    Mais en tout cas, ça promet.

  5. Les conducteurs de bs peuvent commencer à se faire du souci.
    Certes on ne peut pas arrêter le progrès mais à ce train là la courbe du chômage ne va pas s’infléchir de sitôt.

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