Un bouton « je compatis » sur Facebook ?

culture geek

Par Elodie le

Après avoir changé son « like », chassant le pouce en l’air et modifié ses boutons de partage, Facebook réfléchirait à inclure un bouton « je compatis » sur le réseau social ou du moins trouver une alternative au rédhibitoire “je n’aime pas”.

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Lors événements particuliers, comme récemment la mort de Nelson Mandela ou l’ouragan Haiyan, il n’est pas rare de voir affluer sur le réseau social hommages ou commentaires en tout genre via des liens d’articles, statuts, photographies, etc. Pour les personnes souhaitant adhérer au message transmis, le bouton j’aime se trouve souvent inapproprié. La firme de Palo Alto (Menlo Park) ne semblant pas se décider à inclure un bouton « je n’aime pas », trop négatif et vindicatif sans doute, penserait à en introduire un plus nuancé et adéquate à ce genre de statut : je compatis (ou Sympathize).

Soumis par un ingénieur Facebook lors d’un hackathon, cette solution consisterait pour n’importe quel membre au moment d’écrire son statut, de lui proposer de notifier son humeur via une liste d’émotions. Si celle choisie est un sentiment négatif exprimant la tristesse, le dégoût, la déprime, le bouton « j’aime » se transformerait alors en « je compatis », permettant ainsi aux autres membres de signifier leur soutien.

Cette solution, si elle a été bien acceptée par ses pairs, ne semble pas encore faire son chemin au sein de Facebook. Comme le révèle Dan Muriello, ingénieur chez Facebook au Huffington Post. Le 5 décembre lors d’une rencontre organisée par la firme et intitulée “Compassion research day“, un spectateur lui a demandé si une alternative au bouton “like” était envisagée et/ou envisageable pour certaines situations spécifiques.

Beaucoup de gens étaient – et sont toujours – très excités. Mais nous avons décidé que ce n’était pas tout à fait le bon moment pour lancer ce produit. Pour l’instant.

Les hackathons servent souvent de boite à idées géante pour Facebook qui teste des choses, les exploite, les développe, les met en œuvre ou les laisse tout simplement de côté. Le chat, la timeline et le « like » sont d’ailleurs des inventions nés de ces hackathons. Devenus un symbole planétaire, le « like » ne semble pas encore souffrir d’une quelconque concurrence.