Martin Bouygues règle ses comptes avec Xavier Niel et lui “déclare la guerre”

Business

Par Jerome le

Après Stéphane Richard, c’est Martin Bouygues qui s’en prend à Xavier Niel et à Free Mobile, et c’est encore une fois Le Figaro qui a la primeur de l’information dans une interview. Le patron n’a pas mâché ses mots puisqu’il “déclare la guerre” à son homologue de Free… sur l’internet fixe.
 L’offre est alléchante puisque Bouygues Télécom va

“offrir une vraie rupture en 2014, avec des technologies et des services innovants. Nous allons faire faire 150 euros d’économie par an aux abonnés du fixe qui choisiront ce service, ce qui fait une économie de 12,5 euros par mois”

On n’en saura pas plus pour le moment, et le patron en profite pour s’attaquer directement à Xavier Niel “Qui dit mieux ? Que Xavier Niel fasse la même chose s’il en est capable !” s’exclame-t-il. Chamboulement dans les offres de Bouygues il y aura, on connaît d’ailleurs déjà la première étape avec la Box B&You proposée à 15,99 euros par mois.

Répondre aux attaques

Au-delà de l’annonce, le patron du groupe Bouygues ne s’est pas laissé démonter en répondant directement aux précédentes invectives de Niel, notamment sur les 530 antennes 4G de Bouygues. “C’est faux !” s’exclame-t-il, avant de préciser que l’homme “a déjà été condamné pour nous avoir dénigré”.

Martin Bouygues (c) Kenzo Tribouillard – AFP sur rtl.fr

Il a aussi tenu à remettre les pendules à l’heure concernant les marges. Martin Bouygues rappelle que les marges de Free sont supérieures à 40% dans le fixe (quid du mobile ?), contrairement à Bouygues qui ne s’offre que 20%. Rappelant également que la fortune estimée de son concurrent a doublé en 3 ans (de 3 à 6 milliards d’euros). Une façon sans doute pour Martin Bouygues de détruire l’image sympathique et concernée que Xavier Niel aime se donner.

Il se défend également sur les déclarations de Xavier Niel dans le JDD à propos de la liberté de la presse. Niel estimait que Martin Bouygues se servait de TF1 comme d’un outil de communication.

S’agissant de TF1, il cherche à me diffamer. En 26 ans, jamais le CSA ne m’a fait de tels reproches. Ce n’est pas moi, mais Xavier Niel qui dit ‘quand les journalistes m’emmerdent je prends une participation dans leur canard et après ils me foutent la paix’. […] Il n’a aucune leçon de liberté de la presse à donner à qui que ce soit.

Enfin, il se range aux côtés d’Arnaud Montebourg en estimant que l’arrivée d’un “quatrième opérateur a déstabilisé le marché, provoqué une crise profonde et détruit des milliers d’emplois directs ou indirects”. 

Après Stéphane Richard puis Martin Bouygues, il ne reste qu’à attendre la réaction de Jean-Yves Charlier à la tête de SFR.