Pour la Commission Européenne, un Free-to-play devrait être vraiment gratuit

Par Henri le

Dans l’optique d’une meilleure protection des consommateurs, la Commission européenne a décidé de se pencher sur le cas des jeux free-to-play, notamment ceux qui abusent des achats in-game.

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Les nombreuses complaintes de clients ayant acheté des upgrades payantes dans des titres estampillés « free-to-play » ont attiré l’attention de la Commission Européenne. Certains de ses membres vont donc rencontrer plusieurs entreprises afin d’évoquer les différents termes de protection des consommateurs, encore flous dans ce marché en pleine éclosion. Neven Mimica, qui fait partie de la commission de défense des consommateurs, s’est exprimé à ce sujet.

Les consommateurs, en particulier les enfants, ont besoin de meilleurs moyens de protection contre les nombreux coûts inattendus qu’ont tendance à provoquer ces achats « in-app » (intégrés de base dans l’application). Les autorités chargées de l’application des sanctions et la Commission européenne sont en train de parlementer avec les acteurs de l’industrie sur ces problèmes, qui peuvent non seulement nuire aux consommateurs, mais aussi mettre à mal la crédibilité de ce marché prometteur. Trouver des solutions concrètes sera positif pour tout le monde.

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La Consumer Protection Cooperation (CPC) et la Commission Européenne ont dévoilé une liste de positions qu’ils partagent, notamment sur la publicité dite « trompeuse ».

L’utilisation du terme « gratuit » (ou tout autre terme équivoque) en tant que tel, et sans les réserves appropriées, ne devrait être autorisé que pour les jeux qui sont gratuits dans leur totalité. En d’autres mots, où il n’y a pas la possibilité, même sur une base optionnelle, d’effectuer des achats après le téléchargement de l’application.

La Commission et la CPC exigent également que les développeurs suppriment les publicités directes, destinées à se procurer des items in-game (ils prennent pour exemple les invectives comme “Buy Now ! » ou “Upgrade Now !“) dans tous les titres destinés aux enfants. De plus, chacun de ces achats devraient être autorisés après un consentement explicite de l’acheteur. Les deux organismes demandent également qu’une adresse mail, où les clients peuvent poser toutes leurs questions avant de jouer ou télécharger un titre, soit mise à disposition sur le store.

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Ce rendez-vous avec les développeurs permettra de s’assurer d’une compréhension mutuelle entre les autorités et les grandes entreprises de jeux vidéo. La Commission européenne a déclaré qu’elle travaillerait avec les différentes agences de défense des droits des consommateurs afin de mener des actions judiciaires si nécessaire.

En tant que joueur, trouvez vous ces mesures abusives ?

 

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